La vie malgré tout

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La maladie et le handicap comme révélateurs de ce qu'il reste d'humain quand le corps ou l'esprit cède : c'est le fil commun de ces films. Elephant Man de David Lynch fait de la difformité physique un miroir tendu à la société victorienne. Rain Man et Le Huitième Jour de Jaco Van Dormael explorent comment la différence neurologique interroge ce que nous appelons normalité. My Left Foot, Intouchables, Patients, Un p'tit truc en plus : le handicap est filmé depuis l'intérieur, avec une présence de corps qu'on voit rarement à l'écran.

La santé mentale occupe un espace au moins aussi large. Fisher King de Terry Gilliam, Elling du Norvégien Petter Næss, Je suis un cyborg de Park Chan-wook placent l'hôpital psychiatrique entre théâtre de l'absurde et espace de rédemption. The Lobster de Lanthimos et Anomalisa de Charlie Kaufman transposent la solitude pathologique dans des fictions formellement radicales. Drunk de Vinterberg transforme l'alcool en métaphore d'une génération en quête de sens.

Une troisième veine explore la fin de vie et le soin. The Father de Florian Zeller et Still Alice filment la dérive cognitive avec une précision qui met mal à l'aise. Chronic de Michel Franco et 50/50 de Jonathan Levine placent l'entourage et le personnel soignant au centre du récit. Ce que ces films affirment collectivement, c'est que la maladie est toujours aussi l'affaire de ceux qui restent.

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