La musique avant tout
79 filmsDans ces films, la musique n'est pas la bande-son : elle est le sujet. Qu'il s'agisse d'un chef d'orchestre au faîte de sa gloire dans Tár, d'un percussionniste qui perd l'ouïe dans Sound of Metal, d'un instituteur qui révèle des voix dans Les Choristes ou d'un enfant prodige dans August Rush, la question posée est toujours la même : que fait la musique à ceux qui la pratiquent, et que leur prend-elle en retour ?
Le spectre est volontairement large. Fantasia fait de la musique une expérience sensorielle pure. Topsy-Turvy de Mike Leigh en ausculte la fabrication ardue et collective. Hilary et Jackie confronte le génie de Jacqueline du Pré à sa destruction intérieure. Goshu le violoncelliste d'Isao Takahata en offre une version apaisée, presque contemplative. Du documentaire (Genghis Blues, Screaming Masterpiece) au film de formation (Rock Academy, High School Musical), chaque œuvre explore un registre différent d'une même passion.
Ce qui les rassemble, c'est la conviction que la musique est une langue à part entière, avec ses propres exigences, ses propres hiérarchies et ses propres formes de grâce. Les personnages qui l'habitent ne font pas que jouer des notes : ils s'y construisent, s'y perdent ou s'y retrouvent.