Coulisses du pouvoir

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Docteur Folamour, Les Hommes du Président, JFK : ces trois films résument à eux seuls les deux grands registres de cet univers. D'un côté, la démystification satirique du pouvoir américain, de l'absurde glacé de Kubrick à l'irrévérence britannique d'Armando Iannucci. De l'autre, la tragédie documentaire, cette conviction que les démocraties abritent des secrets qui défigurent leurs propres principes.

Oliver Stone, Costa-Gavras, Alan Pakula : des cinéastes de conviction ont fait de Washington et de ses satellites le théâtre de leurs œuvres les plus engagées. Le film politique américain des années 1970, nourri par le Watergate, le Vietnam et les assassinats Kennedy, a produit une vague de paranoïa institutionnelle dont les échos se retrouvent dans les documentaires et les biopics politiques des décennies suivantes.

Ce qui traverse cet univers d'une décennie à l'autre, c'est une question identique : peut-on faire confiance à ceux qui gouvernent ? La réponse varie selon les films, mais le scepticisme ne se dément jamais. Même les comédies portent en creux la même inquiétude sur la fragilité des institutions démocratiques.

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