Zbigniew Preisner
- Sons
Détails
| Autre nom | Zbigniew Antoni Kowalski |
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Nationalité |
| Filmographie | 8 films |
Biographie
Zbigniew Preisner est un compositeur polonais de musique de film, né le 20 mai 1955 à Bielsko-Biała, Pologne.
Zbigniew Preisner, compositeur polonais pour le cinéma
Zbigniew Preisner est l’un des compositeurs européens de musique de film les plus associés au cinéma d’auteur de la fin du XXe siècle. Son parcours est lié à des partitions orchestrales, chorales et vocales, avec une écriture souvent reconnue pour sa sobriété, son lyrisme retenu et l’importance accordée aux motifs mélodiques.
Avant de se consacrer pleinement à la composition, Zbigniew Preisner étudie l’histoire et la philosophie à l’université Jagellonne de Cracovie. Autodidacte en musique, il construit son activité de compositeur en dehors d’un cursus académique musical, un détail biographique assez discret pour un homme dont les partitions ont souvent l’air de sortir d’une bibliothèque très ancienne.
Zbigniew Preisner et Krzysztof Kieślowski
Le nom de Zbigniew Preisner est indissociable de celui de Krzysztof Kieślowski. Leur collaboration comprend notamment Le Décalogue, La Double Vie de Véronique et la trilogie Trois couleurs, composée de Bleu, Blanc et Rouge. Ces œuvres donnent à sa musique une place centrale dans la perception internationale du cinéma de Kieślowski.
Dans Trois couleurs : Bleu, Zbigniew Preisner compose une musique liée au deuil, à la mémoire et à une œuvre fictive autour de l’unification européenne. Dans Trois couleurs : Rouge, sa partition poursuit cette relation étroite entre musique, récit et circulation des motifs. Pour ce film, Zbigniew Preisner reçoit le César de la meilleure musique de film en 1995.
Zbigniew Preisner, Van den Budenmayer et les œuvres fictives
Avec Krzysztof Kieślowski, Zbigniew Preisner crée la figure de Van den Budenmayer, compositeur fictif attribué à certaines musiques présentes dans les films. Ce nom apparaît notamment dans l’univers de Le Décalogue, La Double Vie de Véronique et Trois couleurs : Rouge.
Cette invention donne à certaines partitions de Zbigniew Preisner une existence particulière dans les récits eux-mêmes. La musique n’y fonctionne pas seulement comme accompagnement, elle devient parfois un élément identifié par les personnages, avec une origine supposée et une présence presque biographique à l’intérieur des films.
Zbigniew Preisner dans le cinéma international
La filmographie de Zbigniew Preisner dépasse sa collaboration avec Krzysztof Kieślowski. Il compose notamment pour Louis Malle, Agnieszka Holland, Luis Mandoki, Thomas Vinterberg, Jean Becker et Fernando Trueba. Ses partitions apparaissent dans des films européens et américains, avec une continuité marquée par le drame, l’introspection et les récits à forte dimension émotionnelle.
Parmi ses crédits figurent Europa Europa, Damage, The Secret Garden, When a Man Loves a Woman, FairyTale: A True Story, The Island on Bird Street, It’s All About Love, Un secret et The Queen of Spain. En 1996, Zbigniew Preisner reçoit un second César de la meilleure musique de film pour Élisa, récompense partagée avec Michel Colombier et Serge Gainsbourg.
Zbigniew Preisner hors du cinéma
Zbigniew Preisner compose également des œuvres non destinées au cinéma. En 1998, il publie Requiem for My Friend, œuvre dédiée à la mémoire de Krzysztof Kieślowski. Cette composition associe chœur, orchestre et voix solistes, dans un registre distinct de la musique de film mais lié à une mémoire artistique commune.
Son catalogue comprend aussi 10 Easy Pieces for Piano et Silence, Night and Dreams. Zbigniew Preisner collabore par ailleurs avec David Gilmour, notamment sur On an Island, Live in Gdańsk et Rattle That Lock. Cette activité musicale prolonge son travail au-delà de l’écran, dans des formes de concert, d’album et de collaboration avec d’autres musiciens.