William Lubtchansky
Images
- Nationalité
- France
- Naissance
- 26 octobre 1937
- Mort
- 4 mai 2010
- Âge
- 72 ans
- Récompense
- 1 nomination et 1 victoire
- Filmographie
- 5 films
Biographie
William Lubtchansky, né le 26 octobre 1937 et mort le 4 mai 2010 à Paris, est un directeur de la photographie et réalisateur français. Collaborateur régulier de Jacques Rivette, Jean-Luc Godard et du duo Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, il a participé à de nombreuses œuvres du cinéma d’auteur européen.
Formation et premiers travaux
Issu d’une famille d’origine juive polonaise, William Lubtchansky étudie à l’École technique de photographie et de cinéma de la rue de Vaugirard, devenue l’École nationale supérieure Louis-Lumière, dont il sort diplômé en 1959. Il commence sa carrière comme assistant-opérateur auprès de Willy Kurant et d’Andréas Winding. Il participe notamment aux recherches visuelles entreprises par Henri-Georges Clouzot pour L’Enfer (1964), film resté inachevé, puis travaille aux côtés de Willy Kurant sur Masculin féminin (1966) de Jean-Luc Godard.
À partir de 1969, il exerce comme directeur de la photographie à part entière. Sa collaboration avec Godard se développe au milieu des années 1970, notamment sur Numéro deux (1975), qui associe images cinématographiques et vidéo. Il retrouve le réalisateur pour Sauve qui peut (la vie) (1980), puis pour Nouvelle vague (1990). Son travail accompagne ainsi plusieurs des recherches formelles de Godard sur la composition des images et les possibilités offertes par les techniques de prise de vues.
Un travail de l’image au service du cinéma d’auteur
La collaboration de William Lubtchansky avec Jacques Rivette, amorcée dans les années 1970, se prolonge pendant plus de trois décennies et concerne quatorze longs métrages. Il signe notamment la photographie de La Belle Noiseuse (1991), film consacré aux relations entre un peintre et son modèle, avec Michel Piccoli, Emmanuelle Béart et Jane Birkin. L’attention portée à la lumière et à la durée des plans occupe également une place importante dans son travail avec Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, pour lesquels il photographie onze films.
Le directeur de la photographie privilégie fréquemment les images contrastées, associant zones sombres et surfaces fortement éclairées. Cette recherche est particulièrement visible dans les films en noir et blanc réalisés avec Straub et Huillet, notamment Amerika, rapports de classe (1984), adapté de Kafka. Il travaille aussi avec Claude Lanzmann sur Shoah (1985), documentaire de plus de neuf heures consacré à l’extermination des Juifs d’Europe. À cette occasion, il collabore avec Caroline Champetier, qui deviendra elle-même directrice de la photographie.
D’autres réalisateurs sollicitent régulièrement William Lubtchansky, parmi lesquels Jacques Doillon et Otar Iosseliani. Il assure également la photographie de La Femme d’à côté (1981), de François Truffaut, avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant.
Reconnaissance et collaboration avec Philippe Garrel
En 1993, William Lubtchansky fait partie du jury de la compétition officielle du Festival de Cannes, présidé par Louis Malle. Son travail est distingué à la Mostra de Venise en 2005, où il reçoit l’Osella d’or pour sa contribution technique à Les Amants réguliers de Philippe Garrel. Tourné en noir et blanc, ce film évoque une génération de jeunes Parisiens pendant et après les événements de Mai 68. Sa photographie lui vaut également une nomination au César de la meilleure photographie en 2006.
Sa collaboration avec Philippe Garrel se poursuit avec La Frontière de l’aube (2008), également tourné en noir et blanc. Pour Les Amants réguliers, les deux hommes avaient travaillé ensemble à l’élaboration des cadrages, chacun proposant des positions de caméra au cours du tournage.
Une famille de professionnels du cinéma
William Lubtchansky est le frère du documentariste Jean-Claude Lubtchansky. Il épouse la monteuse Nicole Lubtchansky, collaboratrice régulière de Jacques Rivette. Leur fille Irina Lubtchansky devient directrice de la photographie, tandis que leur autre fille, Natacha Lubtchansky, se consacre à l’archéologie.
Sur 36 vues du pic Saint-Loup (2009), réalisé par Jacques Rivette, Irina Lubtchansky reprend la direction de la photographie après avoir travaillé avec son père sur le film. Nicole Lubtchansky en assure le montage. William Lubtchansky meurt l’année suivante, à l’âge de 72 ans, des suites d’un problème cardiaque.
Filmographie
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Les Amants réguliersTout publicParis, 1968 et 1969 : pendant et après la révolte étudiante et syndicale. François a vingt ans ; poète, il cherche à échapper au service militaire. Il monte aux barricades, mais refuse de lancer un cocktail Molotov sur la police. Il fume de l’opium et refait le monde avec son ami Antoine, qui dispose d’un héritage et d’un appartement où François peut loger. François rencontre Lilie, une sculptrice qui travaille dans une fonderie pour gagner sa vie. Ils tombent amoureux. Une année s’écoule ; François continue d’écrire, de discuter, de fumer et de vivre aux côtés de Lilie. Des opportunités s’offrent à elle : que vont-ils faire, elle et François ?
2005 2h58 Directeur de la photographie
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La buena vidaTout publicTristán Romeo est sur le point de fêter ses quinze ans. Il profite de la belle vie que ses parents ont bâtie pour lui. Pourtant, il ne faudra pas longtemps pour que cet univers de protection, d’affection et de confort s’effondre. Dès lors, il découvrira le goût de la solitude et de la tristesse, ainsi que le fait que survivre importe souvent plus que vivre.
1996 1h48 Directeur de la photographie
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Brigands, chapitre VIITout publicUn film d’auteur franco-russo-italo-suisse, à la fois spirituel et désespéré, qui se déroule dans la Géorgie du XVIe siècle, la Géorgie stalinienne, la Géorgie contemporaine et le Paris d’aujourd’hui, avec la même troupe d’acteurs dans ces quatre contextes.
1996 1h57 Directeur de la photographie
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La Belle NoiseuseTout publicUn peintre vieillissant est rongé par un secret qui l’obsède : l’abandon, il y a dix ans, d’un grand tableau qui devait être son chef-d’œuvre et dont sa femme était le modèle. L’arrivée d’un jeune couple dans sa propriété du Midi va lui permettre de reprendre cette œuvre et c’est la jeune femme, qui cette fois, lui sert de modèle. Pendant les cinq journées de pose, la tension va monter entre les différents protagonistes.
1991 3h56 Directeur de la photographie
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ShoahTout publicClaude Lanzmann a retrouvé des rescapés juifs des camps d’extermination. Il a traqué les nazis qui se cachaient et réussi à les filmer clandestinement. Il est retourné sur les lieux, dans les villages limitrophes de Chelmno, Ponari, Treblinka, Sobibor, Auschwitz, pour interroger les témoins polonais. Ni fiction, tous les protagonistes ont été en contact direct avec les camps, ni documentaire, il ne s’agit pas d’une compilation de souvenirs, Shoah est avant tout un film de la mémoire qui abolit la distance entre le passé et le présent. Sans recourir aux documents d’archives, il n’y a pas un cadavre dans cette œuvre pétrie de mort, ni aux “images chocs”, Shoah (“anéantissement”, “destruction”, en hébreu) démonte les rouages de la “solution finale”. “Nous avons lu, après la guerre, quantité de témoignages sur les ghettos, sur les camps d’extermination.
1985 9h03 Directeur de la photographie
Récompenses
1
nomination
1
victoire
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1
2005