William Goldman

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Biographie

William Goldman est un scénariste, romancier, dramaturge et essayiste américain, né le 12 août 1931 à Chicago, dans l’Illinois, et mort le 16 novembre 2018 à Manhattan, à New York.

Une formation littéraire et les premiers livres

William Goldman étudie l’anglais à l’Oberlin College, dans l’Ohio, où il obtient son diplôme en 1952 et travaille pour une revue littéraire étudiante. Après deux années de service dans l’armée américaine, il poursuit ses études à l’université Columbia, à New York, et obtient un master en 1956.

La publication de The Temple of Gold en 1957 inaugure son activité de romancier. William Goldman écrit ensuite plusieurs romans et travaille aussi pour la scène avec son frère aîné James Goldman, lui-même dramaturge et scénariste. Les deux frères cosignent notamment la pièce Blood, Sweat and Stanley Poole, créée au début des années 1960, ainsi que le livret de la comédie musicale A Family Affair.

Le roman reste une composante régulière du travail de William Goldman alors que le cinéma prend une place croissante dans son activité. No Way to Treat a Lady, publié en 1964 sous le pseudonyme Harry Longbaugh, attire l’attention de l’acteur Cliff Robertson. William Goldman commence à travailler comme scénariste au milieu des années 1960, avec Masquerade, avant d’écrire Harper, réalisé par Jack Smight avec Paul Newman.

Deux Oscars et une collaboration durable avec Robert Redford

Le scénario original de Butch Cassidy and the Sundance Kid, réalisé par George Roy Hill, donne à William Goldman son premier Oscar du meilleur scénario lors de la cérémonie de 1970. Le film réunit Paul Newman et Robert Redford, avec lequel le scénariste travaillera à plusieurs reprises. L’Academy distingue explicitement William Goldman pour l’histoire et le scénario fondés sur un matériau qui n’avait pas été publié ou produit auparavant.

Une seconde récompense de l’Academy suit pour All the President’s Men, adaptation du livre de Bob Woodward et Carl Bernstein consacré à leur enquête sur le Watergate. Le film d’Alan J. Pakula, sorti en 1976, met en scène Robert Redford dans le rôle de Woodward et Dustin Hoffman dans celui de Bernstein. William Goldman reçoit son deuxième Oscar pour ce scénario adapté.

Robert Redford occupe une place régulière dans les scénarios de William Goldman. IMDb crédite l’auteur sur cinq films interprétés par l’acteur, dont Butch Cassidy and the Sundance Kid et All the President’s Men. Cette collaboration couvre ainsi des scénarios originaux aussi bien que des adaptations.

Du roman au scénario

Plusieurs histoires de William Goldman existent successivement sous forme littéraire et cinématographique. Il publie Marathon Man avant d’en signer lui-même l’adaptation pour le film de 1976, réalisé par John Schlesinger avec Dustin Hoffman et Laurence Olivier. Il adapte également son roman The Princess Bride pour le long métrage réalisé par Rob Reiner en 1987.

Dans The Princess Bride, William Goldman conserve ainsi la responsabilité du passage de son propre texte au scénario. Le film réunit Cary Elwes et Robin Wright dans les rôles de Westley et Buttercup. Son travail d’adaptation personnelle concerne aussi Heat, roman qu’il transpose une première fois au cinéma avant que son scénario soit de nouveau utilisé pour Wild Card en 2015.

Parallèlement aux scénarios crédités, William Goldman intervient comme consultant sur des projets écrits par d’autres auteurs. Son travail sur A Few Good Men figure parmi ces interventions non créditées à l’écran. Cette activité de révision de scénarios accompagne une carrière au cours de laquelle il continue à publier des romans et des ouvrages consacrés à l’écriture cinématographique.

L’écriture du cinéma comme sujet de livre

En 1983, William Goldman publie Adventures in the Screen Trade: A Personal View of Hollywood and Screenwriting. L’ouvrage mêle ses expériences professionnelles à une réflexion sur l’écriture des scénarios et la fabrication des films, en revenant notamment sur son propre travail à Hollywood. Il y formule « Nobody knows anything », expression devenue étroitement liée à son regard sur l’incertitude du succès commercial dans l’industrie cinématographique.

William Goldman reprend ce sujet dans Which Lie Did I Tell ? More Adventures in the Screen Trade, publié en 2000. Il y aborde à nouveau la construction d’un scénario et son expérience du travail de réécriture, tout en proposant un scénario inachevé soumis aux commentaires d’autres professionnels. Ces deux ouvrages placent son expérience pratique de scénariste au cœur d’un travail publié spécifiquement consacré à son métier.

Filmographie

13 sur 13 films

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