Wellson Chin Sing-Wai
Casting
- Nationalité
- Hong Kong
- Naissance
- 14 octobre 1957 à Hong Kong (Hong Kong)
- Âge
- 69 ans
- Autres noms
- 錢昇瑋, Chin Tsz-Leung
- Filmographie
- 6 films
Biographie
Wellson Chin Sing-Wai est un réalisateur, producteur et acteur hongkongais, né le 14 octobre 1957 à Hong Kong, alors colonie britannique. Il est principalement connu pour ses comédies d’action mettant en scène des équipes policières féminines et pour ses films fantastiques et d’horreur. Il a également collaboré avec Sammo Hung, Jackie Chan, Tsui Hark et Stephen Chow.
L’apprentissage du cinéma auprès de Sammo Hung
Wellson Chin Sing-Wai entre dans l’industrie cinématographique hongkongaise en 1978, en travaillant comme scripte sur Warriors Two (Zan xian sheng yu zhao qian hua), film d’arts martiaux réalisé par Sammo Hung et produit par Golden Harvest. Cette fonction consiste notamment à contrôler la continuité des prises de vues et à relever les détails nécessaires à leur raccordement au montage.
Il poursuit son apprentissage sur les tournages de Sammo Hung, auquel il est apparenté. Il travaille alors sous le nom professionnel de Chin Leung. Dans Le Boucher (The Magnificent Butcher, 1979), réalisé par Yuen Woo-ping avec Sammo Hung dans le rôle principal, il occupe un poste d’assistant réalisateur.
Il rejoint ensuite les équipes de Bo Ho Films, société de production fondée par Sammo Hung. Les films de cette compagnie associent fréquemment les combats chorégraphiés à des situations comiques et font appel à des équipes techniques capables de préparer des séquences d’action complexes.
Au début des années 1980, Chin participe à plusieurs productions dans lesquelles Sammo Hung exerce des fonctions de réalisateur, d’acteur ou de chorégraphe. Il travaille notamment sur Le Fils prodigue (1981), film consacré à l’apprentissage du wing chun, un art martial chinois. Il exerce également des fonctions d’assistant réalisateur sur Wheels on Meals (1984), comédie d’action tournée en Espagne avec Jackie Chan et Yuen Biao.
Ces collaborations lui permettent de travailler au contact de plusieurs personnalités du cinéma d’action hongkongais et de participer à des productions faisant largement appel aux cascades physiques.
Les premiers films et la collaboration avec Jackie Chan
En 1986, Wellson Chin Sing-Wai réalise son premier long métrage, Naughty Boys (Nui gai jap paai gwan). Cette comédie d’action est produite dans l’entourage professionnel de Jackie Chan et distribuée par Golden Way Films, société associée à Golden Harvest.
Le film met en scène plusieurs jeunes délinquants impliqués dans une intrigue criminelle. Il réunit notamment Carina Lau, Mars et Billy Lau, comédiens appartenant au cercle des interprètes et cascadeurs régulièrement employés dans les productions hongkongaises d’action.
La participation de Jackie Chan à la production permet à Chin de diriger un film dans un cadre industriel déjà familier, avec des comédiens possédant une expérience de la comédie physique. Le réalisateur s’appuie sur des séquences de poursuite et des affrontements chorégraphiés, caractéristiques du cinéma commercial de Hong Kong à cette époque.
Ce premier long métrage précède une collaboration plus importante avec Golden Way Films, qui lui confie bientôt une comédie policière portée par une distribution principalement féminine.
The Inspector Wears Skirts et les héroïnes du cinéma d’action
En 1988, Wellson Chin Sing-Wai réalise The Inspector Wears Skirts (Ba wong fa), également distribué sous le titre international Top Squad. Produit par Jackie Chan, le film raconte la formation d’une unité de police féminine destinée à intervenir dans des opérations dangereuses.
La distribution réunit notamment Sibelle Hu, qui interprète Madame Wu, responsable de l’entraînement des recrues, et Cynthia Rothrock, championne américaine d’arts martiaux incarnant Madame Law. Kara Hui, Sandra Ng et Ellen Chan interprètent plusieurs membres de cette unité.
Le récit accorde une place importante aux exercices militaires, aux rivalités entre groupes de recrues et aux relations entre les personnages féminins et leurs homologues masculins. Les séquences de combat mettent en valeur les aptitudes physiques de Rothrock et de Kara Hui, tandis que les scènes de vie collective reposent sur les échanges comiques entre les policières.
Le film connaît un succès commercial à Hong Kong et donne naissance à plusieurs suites. Chin réalise The Inspector Wears Skirts II (1989), qui retrouve une partie de la distribution du premier volet. Il dirige également The Inspector Wears Skirts IV (1992), nouvel épisode consacré aux interventions d’une équipe de policières.
La série participe au développement des comédies d’action hongkongaises mettant en scène des femmes chargées de missions policières. Elle permet notamment à Sibelle Hu d’incarner un personnage d’autorité et à Sandra Ng de développer un registre comique au sein d’une distribution collective.
La création de P.U. Productions et le cinéma d’horreur
En 1992, Wellson Chin Sing-Wai fonde avec le scénariste Abe Kwong Man-wai la société P.U. Productions, qui entretient des liens industriels avec Golden Harvest. Les deux hommes développent une série de films d’horreur réalisés avec des budgets modestes et destinés principalement au marché hongkongais.
Leur collaboration donne naissance à Thou Shalt Not Swear (Qi yue shi si, 1993), réalisé par Chin. L’intrigue s’organise autour de morts mystérieuses et de phénomènes surnaturels survenant pendant le septième mois du calendrier lunaire chinois, période traditionnellement associée à la fête des fantômes.
Le réalisateur poursuit l’exploitation de ces croyances avec The Third Full Moon (1994), dont le titre chinois renvoie au quinzième jour du premier mois lunaire. Il participe également à l’écriture de ces productions, en collaboration avec Abe Kwong.
Leurs films mêlent enquêtes criminelles et manifestations surnaturelles. Les histoires se déroulent dans des environnements contemporains, où les personnages sont confrontés à des phénomènes qu’ils tentent d’abord d’expliquer par des causes ordinaires. Les traditions populaires chinoises fournissent un cadre à plusieurs de ces intrigues.
La Hong Kong Film Archive situe ces productions parmi les œuvres qui ont contribué à développer, pendant les années 1990, un courant de films d’horreur hongkongais à petit budget.
Les récits surnaturels et les expérimentations narratives
Wellson Chin Sing-Wai poursuit cette collaboration avec le film The Day That Doesn’t Exist (Er yue san shi, 1995), qu’il réalise et produit. Son titre chinois signifie littéralement « 30 février », une date impossible dans le calendrier grégorien.
Le film développe une intrigue fantastique reposant sur les perturbations de la réalité et sur des événements inexpliqués. Il s’inscrit dans une série de productions hongkongaises qui utilisent les croyances surnaturelles comme point de départ de récits contemporains.
La même année, Chin réalise Once in a Life-time, autre production de sa société. Il retrouve ensuite le thème des pratiques divinatoires et des esprits dans July 13th (Qi yue shi san zhi long po, 1996).
Ce film met notamment en scène une animatrice de radio confrontée à une série de morts mystérieuses. Une vieille femme, désignée sous le nom de Long Po, intervient dans l’intrigue en raison de ses connaissances des phénomènes surnaturels. Le récit associe les messages radiophoniques, les prédictions et les légendes liées au monde des esprits.
En 1997, le réalisateur poursuit son travail avec 24 Hrs Ghost Story, comédie fantastique située dans un environnement urbain, et Tamagotchi, dont le titre reprend celui des animaux de compagnie électroniques popularisés par la société japonaise Bandai.
Ces productions sont réalisées pendant une période où le cinéma hongkongais connaît d’importantes transformations économiques, marquées par la diminution de la fréquentation des salles et par l’évolution du marché régional de la distribution.
La violence juvénile dans Street Kids Violence
En 1999, Wellson Chin Sing-Wai réalise Street Kids Violence (San ng chi kwan), également connu sous le titre The Deadly Camp.
Le film s’inspire d’une affaire criminelle survenue à Hong Kong en 1997, au cours de laquelle une bande de jeunes avait brutalement agressé plusieurs adolescents. Chin adapte ces faits dans un récit consacré à des adolescents entraînés dans un cycle de violences collectives.
L’intrigue suit notamment les relations entre les membres d’un groupe et les mécanismes qui conduisent plusieurs d’entre eux à participer aux agressions. La réalisation privilégie les affrontements physiques et les scènes de brutalité, caractéristiques de certains films hongkongais classés Category III, catégorie réservée aux spectateurs majeurs.
Cette production se distingue de ses précédentes comédies policières par son sujet criminel contemporain. Elle rejoint un courant du cinéma hongkongais de la fin des années 1990 qui adapte des faits divers particulièrement violents.
La collaboration avec Tsui Hark et le retour aux vampires chinois
Au début des années 2000, Wellson Chin Sing-Wai travaille avec Tsui Hark, réalisateur et producteur hongkongais connu notamment pour la série Il était une fois en Chine.
Tsui Hark lui confie la réalisation de Vampire Hunters (The Era of Vampires), production sortie en 2002 à Hong Kong et diffusée dans certains pays sous le titre Tsui Hark’s Vampire Hunters en 2003. Tsui en signe le scénario et assure la production.
Situé dans la Chine du XIXe siècle, le film suit un groupe de chasseurs de vampires confrontés à des créatures revenues à la vie. Les personnages doivent combattre des morts-vivants capables de se déplacer en effectuant des bonds, conformément aux représentations traditionnelles du jiangshi, figure du folklore chinois souvent assimilée au vampire.
Le film réunit des éléments du cinéma d’arts martiaux et du fantastique traditionnel. Il comprend notamment des scènes de combat à l’arme blanche, des rituels taoïstes et des séquences de poursuite dans des décors historiques.
Cette production rapproche le réalisateur d’un sous-genre popularisé pendant les années 1980 par les films de vampires chinois mettant notamment en vedette Lam Ching-ying. Elle lui permet aussi de travailler avec Tsui Hark sur une œuvre destinée à une distribution internationale.
Le travail avec Stephen Chow
Wellson Chin Sing-Wai collabore ensuite avec l’acteur et réalisateur Stephen Chow, l’une des principales figures de la comédie hongkongaise.
En 2004, il participe à Crazy Kung-Fu (Kung Fu Hustle) en qualité de réalisateur exécutif. Le film se déroule dans une ville chinoise des années 1940 et raconte les affrontements entre un gang criminel et les habitants d’un ensemble d’immeubles, dont plusieurs possèdent des talents exceptionnels dans les arts martiaux.
Stephen Chow incarne Sing, petit délinquant qui cherche à rejoindre le gang des Haches. Le film associe des combats chorégraphiés à des effets spéciaux numériques et à des situations burlesques. Sa distribution comprend notamment Yuen Wah, Yuen Qiu et Leung Siu-lung, interprètes possédant une longue expérience du cinéma d’arts martiaux.
Chin apparaît également brièvement à l’écran parmi les habitants de l’immeuble où se déroule une partie de l’intrigue.
Il retrouve Stephen Chow pour CJ7 (2008), comédie fantastique dans laquelle un ouvrier du bâtiment découvre un objet extraterrestre qui devient le compagnon de son jeune fils. Chin participe de nouveau à la réalisation exécutive du film, dont les principaux rôles sont tenus par Stephen Chow et Xu Jiao.
Ces collaborations le ramènent à des productions commerciales d’envergure, reposant sur une organisation technique importante et sur l’association de scènes jouées avec des effets visuels numériques.
Les productions destinées à la Chine continentale
À partir des années 2000, Wellson Chin Sing-Wai étend son activité aux productions télévisées et cinématographiques destinées au marché de Chine continentale.
Il réalise notamment des épisodes de Cooking Master Boy (Zhonghua Xiao Dang Jia, 2005), adaptation en prises de vues réelles d’un manga japonais consacré aux compétitions culinaires dans la Chine du XIXe siècle. La série met en scène de jeunes cuisiniers engagés dans des épreuves destinées à départager les meilleurs spécialistes de la gastronomie chinoise.
Il participe également à Kung Fu Champion (Kung Fu Zhuang Yuan, 2005), série d’aventures mettant en scène des personnages évoluant dans un univers d’arts martiaux.
En 2013, il réalise The Extreme Fox (Fei hu wai zhuan), long métrage fantastique adapté des récits traditionnels chinois consacrés aux esprits-renards. Ces créatures, appelées huli jing, possèdent la faculté d’adopter une apparence humaine et jouent un rôle important dans de nombreuses histoires surnaturelles de la littérature chinoise.
Cette production reprend les thèmes fantastiques déjà abordés par Chin dans ses films hongkongais des années 1990, en les associant à un cadre historique et à des personnages issus du folklore chinois.
Filmographie
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Crazy Kung‐FuTout publicSing, un prétendu gangster, doit surmonter son incapacité à manier le sabre et démontrer qu’il a toutes les qualités requises pour appartenir au prestigieux gang de Axe. Dans le même temps, ce gang veut régner en maître sur le territoire le plus convoité qui est en fait une rue sacrée protégée par une bande de personnages hauts en couleurs. La plupart d’entre eux sont des maîtres du kung fu déguisés en personnes ordinaires. Après plusieurs rencontres avec des voyous et une véritable brute connu sous le nom de « The Beast », Sing parvient à vaincre ses handicaps et réalise qu’il est devenu l’un des plus grands maîtres de kung fu destiné à protéger la rue sacrée.
2004 1h39 Neighbour A
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Return of the Lucky StarsTout publicSuppléant de la police de Hong Kong. Walter Tso arrête Big Dai, le chef réformé d’une société criminelle. Lorsque Dai a demandé à son frère Richard Mao de se rendre à la police, il le trahit et décide de reprendre la société. Dai est emprisonné et un informateur est assassiné par l’un des hommes de Mao. Sans preuve contre Mao et la société, Tso a contraint quatre des « Cinq étoiles porte-bonheur » à se mettre sous couverture dans la prison, à sauver Dai et à aider à s’emparer de Mao et à faire tomber la société.
1989 1h35 Mao's thug
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Le Marin des mers de Chine 2Tout publicDe retour sur terre, Dragon Mao est enrolé dans les forces de police pour s’occuper des affaires de corruption dans la ville. Mais durant son enquête, il sympathise avec des révolutionnaires et se fait capturer par les forces de l’ordre du Gouvernement Manchu qui n’hésite pas à supprimer tout dissident, même s’il est dans la police…
1987 1h42 Reporter
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Le Flic de Hong KongTout publicJackie et Yuen sont des policiers qui ont capturé un flic corrompu, qui peut les amener à un grand criminel au Japon. Mais Yuen est capturé, alors Jackie se cache. Leur inspecteur recrute Sammo pour l’aider à leur porter secours, car ensemble ils ont éliminés un petit gang, une bande de criminels pas très durs car ils ne connaissaient rien en kung fu. Les 2 hommes sont donc choisis pour aller sous couverture aider leur ancien ami Muscle à attraper le criminel.
1985 1h40 Chief's Dumb Thug
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Le GagnantTout publicÀ peine libérés de prison, le cambrioleur Pot de Thé et quatre autres de ses compagnons de cellules, qui se sont jurés une amitié à vie, décident de se ranger et créent une compagnie de nettoyage. Sis, la sœur de l’un d’entre eux, s’associe également à cette bande de joyeux lurons. Lors d’un concours de circonstance, une valise appartenant à un parrain de la mafia se retrouve dans leur camionnette. C’est le début des ennuis…
1983 1h48 Chan Chiu's Thug
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The Prodigal SonTout publicLeung Chang, fils d’un riche homme du Canton, se pense le meilleur combattant de kung-fu de toute la région, sans savoir que son père paye ses adversaires pour perdre avec panache. Quand il est défait par un modeste acteur de théâtre, le jeune homme décide de se former auprès d’un nouveau professeur, et de devenir véritablement celui qu’il croyait être.
1981 1h40 Master Mun