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Film Index

Vladimír Menšík

Casting

Nationalité
 Tchécoslovaquie
Mort
29 mai 1988
Âge
58 ans
Autre nom
Vladislav Menšík
Filmographie
4 films

Biographie

Vladimír Menšík, né Vladislav Menšík le 9 octobre 1929 à Ivančice, en Tchécoslovaquie (aujourd’hui en République tchèque), et mort le 29 mai 1988 à Brno, est un acteur, humoriste et animateur tchécoslovaque. Il participe à plus de 120 longs métrages et mène une carrière à la télévision, où il se fait connaître pour ses récits humoristiques et ses improvisations. Il tourne avec plusieurs représentants du cinéma tchécoslovaque, dont Miloš Forman, Vojtěch Jasný et Karel Kachyňa.

Une formation théâtrale à Brno

Issu d’une famille ouvrière de Moravie, Vladimír Menšík participe dès sa jeunesse à des troupes de théâtre amateur et à un ensemble de chants et de danses dirigé par Adolf Pištělák. Il apprend à jouer du piano, de la clarinette et de la mandoline. Après des études dans une école technique de Brno, achevées en 1949, il travaille dans l’industrie mécanique.

Il entreprend ensuite une formation d’acteur à l’Académie Janáček des arts du spectacle de Brno, dont il sort diplômé en 1953. Il rejoint le Vesnické divadlo, compagnie itinérante qui se produit dans les régions rurales.

En 1954, le metteur en scène Emil František Burian l’engage dans son théâtre pragois, où Vladimír Menšík travaille jusqu’en 1958. Il quitte ensuite cette troupe pour rejoindre l’ensemble des acteurs des studios Barrandov, à Prague.

Les collaborations avec les cinéastes tchécoslovaques

Après une première apparition comme figurant dans Veliká příležitost (1949), Vladimír Menšík obtient un rôle remarqué dans Dědeček automobil (1956), d’Alfréd Radok. Le film lui ouvre une carrière régulière au sein des studios tchécoslovaques.

Il travaille avec Miloš Forman sur Les Amours d’une blonde (1965), où il interprète un réserviste participant à une soirée dansante. Il apparaît ensuite dans Marketa Lazarová (1967), de František Vláčil, adaptation du roman historique de Vladislav Vančura.

En 1968, Vojtěch Jasný lui confie le rôle de Jořka Pyřk dans Chronique morave (Všichni dobří rodáci), consacré aux bouleversements politiques et sociaux d’un village tchèque après la Seconde Guerre mondiale. Le film reçoit le prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1969.

Le travail avec Karel Kachyňa

Vladimír Menšík entretient une collaboration suivie avec le réalisateur Karel Kachyňa, qui lui confie des personnages dramatiques et populaires. Dans Lásky mezi kapkami deště (1979), il incarne Vincenc Bursík, un cordonnier vivant dans le quartier pragois de Žižkov pendant l’entre-deux-guerres.

Il travaille avec le même cinéaste pour des productions télévisées, dont Zlatí úhoři (1979), adaptation d’un récit de l’écrivain Ota Pavel. Il y interprète le père du jeune protagoniste, marchand de poissons et passionné de pêche.

Ces engagements s’ajoutent à ses collaborations avec des réalisateurs de comédies, parmi lesquels Václav Vorlíček et Jiří Menzel. Ce dernier lui confie le rôle du chanteur et artiste de cabaret Jára Šlapeta dans Báječní muži s klikou (1978), film consacré aux pionniers du cinéma tchèque.

Les récits humoristiques à la télévision

À partir des années 1960, Vladimír Menšík devient une personnalité régulière de la télévision tchécoslovaque. Il participe à des émissions de divertissement, où il raconte des anecdotes inspirées de sa vie quotidienne et improvise devant les caméras.

Il présente l’émission d’entretiens Křeslo pro hosta (« Un fauteuil pour l’invité ») et intervient dans de nombreux programmes de variétés. Ses participations aux émissions spéciales de la Saint-Sylvestre, particulièrement pendant les années 1970, connaissent une large diffusion.

Parallèlement, il tient des rôles dans des séries télévisées. Il joue Majer dans Arabela (1980), série fantastique réalisée par Václav Vorlíček, puis apparaît dans Návštěvníci (1983), une production de science-fiction réalisée par Jindřich Polák.

Reconnaissance et vie familiale

En 1974, Vladimír Menšík reçoit le titre d’artiste émérite de Tchécoslovaquie, puis celui d’artiste national en 1978. Il est élu acteur le plus populaire lors de plusieurs consultations du public tchécoslovaque, en particulier en 1969, 1973, 1974 et 1978.

Marié deux fois, il est père de quatre enfants. Sa fille Martina Menšíková, née de son second mariage avec Olga Strnadová, devient actrice et animatrice de télévision.

Souffrant d’asthme, Vladimír Menšík meurt à Brno à l’âge de 58 ans. Il est inhumé au cimetière d’Olšany, à Prague. En 1999, une exposition permanente consacrée à sa carrière ouvre dans sa ville natale d’Ivančice.

Filmographie

  • Chronique morave
    Tout public

    Ocenas, Frantisek, Jozka Pyrk, Bertin et Zasinek, ainsi que les autres villageois, accueillent avec joie la fin de la Seconde Guerre mondiale et le retour de la liberté. À l’auberge, autour d’une bière et au son de la musique, tous profitent de douces soirées. La communauté se désagrège en 1948. Une coopérative de production doit être créée et un conseil d’administration est nommé. Pour se conformer à la nouvelle réglementation, le fermier le plus riche, Kurfirt, est exproprié de ses terres. En partant, il prédit que les nouveaux propriétaires ruineront sa ferme florissante plus tôt qu’ils ne le pensent.

    1969 2h00 Jořka Pyřk

  • Les amours d'une blonde
    Tout public

    À Sruc sur Sazava, la population féminine de la gigantesque fabrique de chaussures est en surnombre. Le responsable culturel trouve une solution et fait implanter un cantonnement militaire à proximité pour animer les bals de la culture. Seulement voilà, ce sont tous des quadragénaires ridicules et ventripotents. Cependant la jeune Andula sera choisie par le pianiste de l’orchestre.

    1965 1h21 Vacovský

  • Un jour, un chat…
    Tout public

    Pendant que le vieux Oliva raconte à un groupe d’enfants sa vie de marin et sa rencontre avec Diana et son chat aux lunettes de soleil, un étrange cirque arrive en ville.

    1963 1h44 School Janitor

  • Le Désir
    Tout public

    Un regard poignant sur la brièveté de la vie qui se divise en quatre segments distincts. Le premier volet suit les impressions d’un jeune enfant alors que sa petite sœur nouveau-née rejoint la famille. Dans le deuxième, une jeune femme connaît son premier amour au cours d’un été, tandis que le troisième met en scène une paysanne âgée au caractère bien trempé luttant contre les coopératives agricoles. Enfin, le dernier segment boucle la boucle : une femme sur le point de devenir grand-mère décède alors que sa belle-fille n’a pas encore accouché.

    1958 1h35 Combine Driver (segment "Andela")