Vincent Papaix
- Effets visuels
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 25 août 1986 à Castres (France)
- Âge
- 40 ans
- Filmographie
- 5 films
Vincent Papaix est un superviseur d’effets visuels français, né le 25 août 1986 à Castres, dans le Tarn. Formé au montage, à la postproduction et aux effets visuels, il travaille d’abord comme compositeur numérique avant de rejoindre Industrial Light & Magic en 2016.
Du montage au compositing
Vincent Papaix suit une formation en montage et postproduction au lycée des Arènes, à Toulouse. Il étudie ensuite les techniques d’effets visuels à CGItrainer, en Belgique. Cette formation le conduit vers le compositing, étape de postproduction qui consiste à combiner plusieurs éléments filmés ou générés numériquement dans une même image.
Ses premiers emplois professionnels documentés comprennent un poste de compositeur numérique chez Mikros Image en 2009. Vincent Papaix travaille alors sur Ne te retourne pas, réalisé par Marina de Van. Ses crédits se développent ensuite sur des productions internationales, avec des fonctions de compositing et d’effets visuels.
Au début des années 2010, Vincent Papaix intervient notamment sur Source Code de Duncan Jones et Thor de Kenneth Branagh. Cette période précède des responsabilités plus importantes dans la supervision d’équipes de compositing.
Des environnements numériques aux personnages photoréalistes
Le travail de Vincent Papaix couvre plusieurs formes d’effets visuels. Il participe à la création d’environnements entièrement numériques pour des productions comme Iron Man 3 et Fast & Furious 7. Sur Captain America: Civil War, sorti en 2016, son activité concerne également des décors photoréalistes construits ou complétés en images de synthèse.
Après son arrivée chez Industrial Light & Magic en 2016, Vincent Papaix travaille sur des univers nécessitant une importante création numérique. Dans Valérian et la Cité des mille planètes, réalisé par Luc Besson, il est crédité comme CG lead artist. Il participe ensuite au compositing d’Aquaman, réalisé par James Wan.
Les personnages numériques deviennent un autre volet important de son activité. Pour Terminator: Dark Fate, Vincent Papaix participe à la séquence d’ouverture montrant des versions rajeunies de Sarah Connor et John Connor ainsi qu’un T-800. La scène utilise des doubles numériques et des traitements destinés à reproduire l’apparence des personnages plusieurs décennies auparavant.
Le travail de rajeunissement sur The Irishman
Martin Scorsese confie à Industrial Light & Magic une grande partie des effets visuels de The Irishman. Vincent Papaix y exerce comme superviseur du compositing. Le film demande notamment de modifier l’âge apparent de Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci au fil d’un récit couvrant plusieurs décennies.
Le système développé pour le film évite de recourir aux marqueurs faciaux habituellement utilisés pour la capture de performance. Plusieurs caméras installées autour de la caméra principale enregistrent simultanément les visages des acteurs, puis les données obtenues servent au travail numérique réalisé en postproduction.
En 2020, Vincent Papaix, Nelson Sepulveda, Benjamin O’Brien et Christopher Doerhoff remportent le Visual Effects Society Award du meilleur compositing dans un long métrage photoréaliste pour The Irishman. Le film obtient également une nomination à l’Oscar des meilleurs effets visuels.
La supervision des effets visuels chez ILM
Après plusieurs années consacrées au compositing, Vincent Papaix accède à des fonctions de supervision plus larges chez Industrial Light & Magic. Pour la minisérie The Stand, adaptée du roman de Stephen King, il travaille comme superviseur associé des effets visuels. ILM réalise environ la moitié des 3 000 plans à effets visuels de la série, notamment les créatures numériques et plusieurs environnements de Las Vegas.
Sur Hawkeye, diffusée en 2021, Vincent Papaix devient superviseur des effets visuels d’ILM. Son équipe réalise environ 570 plans pour la série. Le travail comprend la reconstitution de la bataille de New York vue depuis un point de vue différent de celui utilisé dans Avengers, ainsi que plusieurs séquences liées aux flèches spécialisées de Clint Barton et Kate Bishop.
Il occupe ensuite la même fonction sur The Old Man, série avec Jeff Bridges et John Lithgow. Industrial Light & Magic y utilise notamment son dispositif StageCraft, fondé sur des écrans LED permettant d’afficher des environnements numériques autour des acteurs et des véhicules pendant le tournage.
Deadpool & Wolverine et une nouvelle collaboration avec Marvel
En 2024, Vincent Papaix supervise les effets visuels réalisés par Industrial Light & Magic pour Deadpool & Wolverine. Il retrouve ainsi l’univers de Deadpool après avoir déjà travaillé sur le premier film de 2016 lorsqu’il appartenait aux équipes de Digital Domain.
ILM prend notamment en charge une partie importante des séquences situées dans le Void. Vincent Papaix supervise le travail consacré à Cassandra Nova, dont les pouvoirs entraînent des déformations spectaculaires des corps et des visages, ainsi qu’aux environnements et aux affrontements réunissant plusieurs personnages issus des adaptations Marvel antérieures.
Cette production lui vaut en 2025 une nomination au Saturn Award dans la catégorie des meilleurs effets visuels. Il poursuit parallèlement ses fonctions de superviseur chez Industrial Light & Magic, où son parcours l’a conduit du compositing à la responsabilité d’équipes chargées de plusieurs centaines de plans numériques.