Van Jones
Casting
- Nationalité
- États-Unis
- Naissance
- 20 septembre 1968 à Jackson (États-Unis)
- Âge
- 58 ans
- Autre nom
- Anthony Kapel Jones
- Filmographie
- 3 films
Biographie
Anthony Kapel « Van » Jones, né le 20 septembre 1968 à Jackson, dans le Tennessee, est un avocat, militant associatif, auteur et commentateur politique américain. Il a notamment cofondé l’Ella Baker Center for Human Rights et Color of Change, créé plusieurs organisations consacrées à l’environnement et à la réforme de la justice pénale et occupé en 2009 une fonction de conseiller à la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama.
Du journalisme aux droits civiques
Van Jones grandit à Jackson, dans le Tennessee. Il étudie à l’University of Tennessee at Martin, où il obtient en 1990 un diplôme en communication et en science politique. Durant ses études, il s’intéresse au journalisme et participe à plusieurs publications étudiantes. Il poursuit ensuite sa formation à la Yale Law School, dont il sort diplômé en 1993.
Au début des années 1990, son parcours s’oriente vers les questions de droits civiques et de justice pénale. Installé dans la région de San Francisco, il participe en 1995 à la création de Bay Area PoliceWatch, dispositif destiné notamment à recueillir des témoignages concernant des violences policières. Cette initiative précède la fondation, l’année suivante, de l’Ella Baker Center for Human Rights avec Diana Frappier.
L’organisation développe au fil des années plusieurs campagnes portant sur la justice des mineurs, les prisons, les violences policières et l’accès à l’emploi. Van Jones y joue un rôle de direction avant d’élargir son activité à des mouvements nationaux.
En 2005, après l’ouragan Katrina et ses conséquences particulièrement lourdes pour les habitants noirs de La Nouvelle-Orléans, il cofonde avec James Rucker Color of Change. L’organisation est conçue comme un réseau de mobilisation en ligne consacré aux droits civiques et à la représentation politique et médiatique des Afro-Américains.
Emplois verts et justice environnementale
Au cours des années 2000, Van Jones développe également une activité centrée sur les relations entre politique environnementale, emploi et lutte contre la pauvreté. Il fonde Green For All, organisation qui défend la création d’emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables dans les communautés disposant de faibles revenus.
Son livre The Green Collar Economy, publié en 2008, expose cette approche en associant investissements environnementaux et création d’emplois. L’ouvrage contribue à faire connaître l’expression « green-collar jobs », utilisée pour désigner les emplois liés à la transition énergétique et environnementale.
Les propositions défendues par Van Jones rejoignent alors plusieurs débats fédéraux sur la formation professionnelle et l’énergie. Il participe notamment à la promotion du Green Jobs Act, adopté dans le cadre de l’Energy Independence and Security Act signé par le président George W. Bush en 2007.
Son travail repose sur l’idée que les politiques environnementales peuvent également servir de levier d’accès à l’emploi dans les quartiers défavorisés. Cette articulation entre politique climatique et politique sociale reste présente dans les organisations qu’il crée ensuite.
Six mois au sein de l’administration Obama
En mars 2009, l’administration de Barack Obama nomme Van Jones Special Advisor for Green Jobs, Enterprise and Innovation au White House Council on Environmental Quality. Sa mission consiste à travailler avec les administrations fédérales sur les emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, avec une attention particulière portée aux possibilités offertes aux populations défavorisées.
Il participe notamment aux travaux de l’administration sur la rénovation énergétique des bâtiments et la formation professionnelle liée à l’économie dite « verte ». Ses fonctions se déroulent dans le contexte de l’American Recovery and Reinvestment Act adopté au début de la présidence Obama, qui comporte d’importants investissements dans les infrastructures et l’énergie.
Van Jones quitte cependant la Maison-Blanche en septembre 2009, environ six mois après son arrivée. Sa démission intervient après une controverse concernant plusieurs prises de position antérieures à sa nomination ainsi que l’apparition de son nom sur une pétition relative aux attentats du 11 septembre 2001. Il déclare alors ne pas partager les affirmations de cette pétition et affirme que son départ doit éviter que la controverse ne détourne l’administration de ses priorités.
Le White House Council on Environmental Quality souligne au moment de son départ son travail sur la création d’emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables.
Réforme de la justice pénale
Après son passage à la Maison-Blanche, Van Jones reprend ses activités dans les organisations non gouvernementales. Il crée notamment Dream Corps, structure par la suite rebaptisée Dream.Org, qui développe des programmes consacrés à la justice pénale, aux emplois liés à l’environnement et à l’accès aux métiers technologiques.
La réforme du système pénal devient l’un de ses principaux domaines d’intervention. Avec l’initiative #cut50, rattachée à Dream Corps, il participe à une coalition favorable à une diminution de l’incarcération et à la modification de certaines règles applicables aux détenus fédéraux.
Cette activité s’inscrit notamment dans les débats ayant conduit au First Step Act, loi fédérale adoptée en 2018 avec des voix républicaines et démocrates. Le texte modifie certaines règles de détermination des peines fédérales et développe plusieurs dispositifs permettant à certains détenus de réduire leur temps passé en prison grâce à des programmes de réinsertion. Le site de Van Jones présente #cut50 comme l’une des organisations ayant milité pour son adoption.
Dream.Org poursuit également les programmes issus de Green For All. L’organisation réunit ainsi sous une même structure les questions de justice pénale, d’emploi technologique et de transition environnementale.
Livres et commentaire politique
Van Jones développe parallèlement une activité d’auteur. Après The Green Collar Economy, il publie en 2012 Rebuild the Dream, consacré notamment à son expérience dans l’administration Obama et aux mouvements sociaux américains, puis Beyond the Messy Truth en 2017, consacré aux divisions politiques aux États-Unis.
Il devient également une personnalité régulière de la télévision américaine. CNN l’emploie comme commentateur politique, fonction dans laquelle il intervient sur les élections, les politiques publiques et les relations entre les principaux courants politiques américains. Des programmes lui sont également confiés, parmi lesquels The Van Jones Show.
Son travail médiatique ne met pas fin à son activité de reportage. En 2024, il retourne ainsi dans son Tennessee natal pour un documentaire de CNN consacré à l’évolution politique de l’État, où il avait lui-même effectué un stage auprès de la législature en 1989.
Cette activité médiatique prolonge un parcours commencé dans la presse étudiante et locale avant ses études de droit. Elle constitue, avec les organisations qu’il a fondées et ses fonctions publiques de 2009, l’un des principaux volets de son activité professionnelle.
Filmographie
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