Teresa Wright
Casting
- Nationalité
- États-Unis
- Naissance
- 27 octobre 1918 à New York (États-Unis)
- Mort
- 6 mars 2005
- Âge
- 86 ans
- Autre nom
- Muriel Teresa Wright
- Filmographie
- 6 films
Biographie
Teresa Wright est une actrice américaine née le 27 octobre 1918 à New York et morte le 6 mars 2005 à New Haven, dans le Connecticut. Figure du cinéma hollywoodien des années 1940, elle obtient trois nominations aux Oscars pour ses trois premiers films et remporte l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 1943 pour Madame Miniver de William Wyler. Elle travaille également avec Alfred Hitchcock et mène une importante carrière théâtrale.
Une vocation née au théâtre
Élevée à Maplewood, dans le New Jersey, Teresa Wright découvre le théâtre pendant ses études à la Columbia High School. En 1936, elle assiste à une représentation de Victoria Regina, avec Helen Hayes, à Broadway. Cette expérience confirme son désir de devenir comédienne. Elle suit ensuite une formation au Wharf Theatre de Provincetown, dans le Massachusetts, où elle se familiarise avec le travail d’une compagnie professionnelle.
À dix-neuf ans, elle fait ses débuts à Broadway en 1938 comme doublure de Martha Scott dans Our Town (Notre petite ville) de Thornton Wilder. L’année suivante, elle obtient le rôle de Mary Skinner dans Life with Father, comédie de Howard Lindsay et Russel Crouse, qui remporte un grand succès et reste plusieurs années à l’affiche. Le producteur Samuel Goldwyn la remarque dans cette pièce et lui propose un contrat à Hollywood.
Cette expérience théâtrale marque durablement ses exigences professionnelles. Dès son arrivée dans l’industrie cinématographique, Teresa Wright refuse les obligations publicitaires traditionnellement imposées aux jeunes actrices. Son contrat avec Goldwyn prévoit notamment qu’elle ne sera pas tenue de poser pour des photographies destinées à promouvoir son apparence physique ni de participer à des opérations promotionnelles fondées sur une vie privée inventée.
Trois nominations aux Oscars en trois films
William Wyler lui confie son premier rôle au cinéma dans La Vipère (The Little Foxes, 1941), adaptation de la pièce de Lillian Hellman. Elle interprète Alexandra Giddens, fille de Regina Giddens, personnage joué par Bette Davis. Son interprétation lui vaut une première nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, lors de la cérémonie de 1942.
L’année suivante, Teresa Wright incarne Eleanor Gehrig, épouse du célèbre joueur de baseball Lou Gehrig, interprété par Gary Cooper, dans Vainqueur du destin (The Pride of the Yankees, 1942) de Sam Wood. Elle reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. La même année, elle retrouve William Wyler dans Madame Miniver (Mrs. Miniver), où elle joue Carol Beldon, jeune femme britannique confrontée à la Seconde Guerre mondiale. Cette interprétation lui apporte l’Oscar du meilleur second rôle féminin en 1943.
À vingt-quatre ans, elle est ainsi devenue la première interprète à avoir été nommée aux Oscars pour chacun de ses trois premiers longs métrages. Lors de la cérémonie de 1943, elle concourt simultanément dans les catégories de la meilleure actrice et du meilleur second rôle féminin.
Une collaboration marquante avec Alfred Hitchcock
En 1943, Alfred Hitchcock lui confie le rôle principal féminin de L’Ombre d’un doute (Shadow of a Doubt). Elle y incarne Charlotte Newton, surnommée Charlie, une jeune femme qui découvre progressivement que son oncle préféré, également prénommé Charlie et interprété par Joseph Cotten, pourrait être un meurtrier recherché par la police.
Le film est réalisé en grande partie à Santa Rosa, en Californie. Hitchcock y confronte la vie tranquille d’une famille américaine à la menace représentée par un criminel dissimulé parmi ses proches. Teresa Wright interprète une jeune femme dont l’admiration pour son oncle se transforme en méfiance lorsqu’elle commence à soupçonner sa véritable identité.
Le réalisateur apprécie particulièrement sa préparation et sa précision dans le travail. Le rôle devient l’un des plus célèbres de l’actrice, tandis que L’Ombre d’un doute occupe une place importante dans l’œuvre d’Hitchcock. Le scénario est notamment écrit avec la participation de Thornton Wilder, dont Teresa Wright avait interprété la pièce Our Town à Broadway quelques années auparavant.
Le conflit avec Samuel Goldwyn et l’indépendance professionnelle
Le succès de Teresa Wright se poursuit avec Les Plus Belles Années de notre vie (The Best Years of Our Lives, 1946), nouvelle collaboration avec William Wyler. Elle y incarne Peggy Stephenson, fille d’un ancien combattant interprété par Fredric March, qui tombe amoureuse d’un autre vétéran, joué par Dana Andrews. Le film remporte sept Oscars compétitifs en 1947, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Ses relations avec Samuel Goldwyn se dégradent cependant à propos des obligations professionnelles imposées par son contrat. Le producteur lui reproche notamment de ne pas participer suffisamment à la promotion de ses films. En 1948, il met fin à leur collaboration, invoquant son manque de coopération. L’actrice conteste cette appréciation, expliquant que des problèmes de santé l’ont empêchée de remplir certaines obligations.
La rupture entraîne une diminution importante de ses rémunérations. Après avoir perçu jusqu’à 125 000 dollars pour un film, elle accepte 20 000 dollars pour C’étaient des hommes (The Men, 1950), réalisé par Fred Zinnemann. Elle y donne la réplique à Marlon Brando, qui fait ses débuts au cinéma dans le rôle d’un ancien combattant devenu paraplégique. Le personnage de Wright, Ellen, tente de reconstruire leur relation après la blessure de son fiancé.
Dans les années suivantes, elle interprète également des personnages maternels alors qu’elle n’a qu’une trentaine d’années. George Cukor lui confie ainsi le rôle de la mère du personnage joué par Jean Simmons dans The Actress (1953), adaptation autobiographique d’une pièce de Ruth Gordon.
Le retour régulier à la scène et les distinctions télévisuelles
À Broadway, Teresa Wright retrouve un rôle important en 1957 dans The Dark at the Top of the Stairs, pièce de William Inge, où elle incarne Cora Flood. La production connaît 468 représentations. Elle joue ensuite dans Mary, Mary de Jean Kerr, puis participe en 1968 à I Never Sang for My Father, pièce écrite par Robert Anderson.
En 1975, elle interprète Linda Loman dans une reprise de Death of a Salesman (Mort d’un commis voyageur) d’Arthur Miller, aux côtés de George C. Scott dans le rôle de Willy Loman. Elle retourne également à Broadway dans Morning’s at Seven de Paul Osborn, en 1980, et dans On Borrowed Time, en 1991.
À la télévision, elle reçoit trois nominations aux Emmy Awards. La première récompense sa prestation dans The Miracle Worker (1957), où elle incarne Annie Sullivan, éducatrice d’Helen Keller. Elle est de nouveau nommée pour son interprétation de la photographe Margaret Bourke-White dans The Margaret Bourke-White Story, diffusé en 1960. Sa troisième nomination, en 1989, concerne une participation à la série Dolphin Cove.
Au cinéma, elle joue une veuve attachée au souvenir de son mari dans Roseland (1977), réalisé par James Ivory. Sa dernière apparition dans un long métrage est celle de Miss Birdie, propriétaire excentrique interprétée aux côtés de Matt Damon dans L’Idéaliste (The Rainmaker, 1997) de Francis Ford Coppola.
Vie familiale et attachement au baseball
En 1942, Teresa Wright épouse le scénariste et romancier Niven Busch, notamment auteur du roman Duel au soleil. Le couple a deux enfants, Niven Terence, né en 1944, et Mary Kelly, née en 1947, avant de divorcer en 1952.
Elle épouse en secondes noces le dramaturge Robert Anderson en 1959. Auteur de Tea and Sympathy, Anderson écrit également I Never Sang for My Father, pièce dans laquelle l’actrice se produit à Broadway. Leur mariage se termine par un divorce en 1978.
Son interprétation d’Eleanor Gehrig dans Vainqueur du destin lui laisse un attachement durable au baseball, particulièrement aux Yankees de New York, l’équipe de Lou Gehrig. En 1998, elle est invitée au Yankee Stadium pour effectuer le lancer protocolaire précédant une rencontre. Elle participe également à des manifestations consacrées à l’histoire de l’équipe et à la mémoire du célèbre joueur.
Installée à Bridgewater, dans le Connecticut, durant les dernières années de sa vie, Teresa Wright meurt le 6 mars 2005, à l’âge de 86 ans, des suites d’une crise cardiaque à l’hôpital Yale-New Haven. Quelques jours après sa disparition, les Yankees lui rendent hommage en rappelant son interprétation d’Eleanor Gehrig dans le film de Sam Wood.
Filmographie
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L'Exorciste, la suiteInterdit aux moins de 12 ansPrès de vingt ans se sont écoulés depuis les tragiques évènements qui ont failli coûter la vie à la jeune Regan possédée par Satan. Le lieutenant Kinderman, témoin privilégié de cette affaire terrifiante, est depuis toujours resté en éveil non sans raison car le mal rôde toujours. Après une enquête serrée et quelques morts, Kinderman s’aperçoit que les nouveaux meurtres sont l’exacte réplique de ceux commis par un tueur fou mort douze ans plus tôt.
1990 1h50 Penitent (non-crédité)
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Quelque part dans le tempsTout publicRichard Collier est un auteur prometteur qui, lors de la première de sa première pièce, est invité en coulisses par une mystérieuse dame âgée. Elle se présente sous le nom d’Elise McKenna, une grande actrice du début du siècle. Ils apprennent à se connaître et Richard tombe de plus en plus sous son charme. Grâce à l’autohypnose, il parvient à remonter le temps jusqu’à l’époque où Elise était jeune et à la rencontrer.
1980 1h43 Laura Roberts
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The Happy EndingTout publicMary est femme au foyer. Jeune fille, elle est tombée amoureuse de Fred, pour qui elle a arrêté ses études. Puis le couple a eu des enfants mais la vie de Mary est devenue morne et ennuyeuse, sous le contrôle de son mari. L’alcool et les médicaments semblent être une solution. Elle décide finalement de tout plaquer et de s’enfuir loin de sa famille..
1969 1h57 Mrs. Spencer
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The ActressTout publicClinton Jones, retraité de la marine, n’a trouvé qu’un petit boulot et craint des lendemains difficiles pour sa famille. C’est ce qui le rend réticent à la demande de sa fille, la jeune Ruth, qui voudrait devenir actrice, un métier qu’il considère comme à haut risque. C’est sans compter la détermination de Ruth, qui, pour réaliser ses ambitions, ira jusqu’à rejeter la demande en mariage de Fred, son amoureux.
1953 1h30 Annie Jones
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C'étaient des hommesTout publicKen, un GI de la Seconde Guerre mondiale, rentre au pays après avoir été paralysé au combat. Hospitalisé dans le service des paraplégiques d’un hôpital pour anciens combattants et aigri par son état, il refuse de voir sa fiancée et s’enferme dans une solitude empreinte de haine et d’hostilité. Le médecin-chef, le Dr Brock, parvient à l’amener à s’intégrer à la vie du service, où ses compagnons d’infortune, Norm, Leo et Angel, commencent à l’aider à surmonter son tourment intérieur.
1950 1h25 Ellen
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Les Plus Belles Années de notre vieTout publicEn 1945, trois soldats démobilisés, le sergent d’infanterie Al Stephenson, le capitaine d’aviation Fred Derry et le marin Homer Parrish, font connaissance dans l’avion qui les ramène à Boone City, leur ville natale. Leurs sentiments sont partagés entre l’impatience et l’appréhension. Ils ne tardent pas à reprendre contact avec la réalité quotidienne…
1946 2h52 Peggy Stephenson