Sōjirō Motoki
- Casting
- Production
Détails
| Autre nom | 本木 荘二郎 |
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Nationalité |
| Filmographie | 4 films |
Biographie
Sōjirō Motoki est un producteur, réalisateur et scénariste japonais, né le 19 juin 1914 à Shinbashi, Tokyo, et mort le 21 mai 1977 à Shinjuku, Tokyo.
Sōjirō Motoki et le cinéma japonais d’après-guerre
Sōjirō Motoki occupe une place importante dans la production cinématographique japonaise de l’après-guerre. Son nom est associé à plusieurs films réalisés par Akira Kurosawa, notamment One Wonderful Sunday, Drunken Angel, The Quiet Duel, Stray Dog, Ikiru, Seven Samurai, I Live in Fear et Throne of Blood.
Ces titres appartiennent à une période majeure du cinéma japonais, au cours de laquelle la production, l’écriture et la mise en scène contribuent à l’affirmation internationale de plusieurs cinéastes. Sōjirō Motoki y apparaît comme producteur, dans un rôle lié à la fabrication concrète des films, à leur organisation et à leur existence industrielle.
Les films produits par Sōjirō Motoki
Parmi les œuvres les plus reconnues associées à Sōjirō Motoki figurent Ikiru, sorti en 1952, Seven Samurai, sorti en 1954, et Throne of Blood, sorti en 1957. Ces films, tous réalisés par Akira Kurosawa, comptent parmi les titres les plus durablement identifiés du cinéma japonais du XXᵉ siècle.
La filmographie de Sōjirō Motoki comprend aussi des collaborations avec d’autres réalisateurs. Il produit notamment Spring Awakens et Battle of Roses, réalisés par Mikio Naruse, ainsi que Vendetta for a Samurai, réalisé par Kazuo Mori. Cette activité inscrit son nom dans un réseau de productions qui dépasse un seul cinéaste ou un seul registre.
Sōjirō Motoki, Akira Kurosawa et la Motion Picture Art Association
À la fin des années 1940, Sōjirō Motoki participe à la Motion Picture Art Association, société de production indépendante liée à Akira Kurosawa, Senkichi Taniguchi et Kajirō Yamamoto, rejoints ensuite par Mikio Naruse. Cette structure est associée à des films comme The Quiet Duel et Stray Dog.
Dans ce cadre, Sōjirō Motoki intervient dans une période où plusieurs cinéastes japonais travaillent à partir de structures de production qui leur permettent de développer des projets hors des cadres les plus stricts des grands studios. Son nom reste ainsi attaché à des œuvres où la production joue un rôle essentiel dans la mise en place d’un cinéma à la fois populaire, moral, social et formellement ambitieux.
Sōjirō Motoki comme réalisateur et scénariste
Sōjirō Motoki est également crédité comme réalisateur et scénariste. Après son activité de producteur la plus connue, il signe ou accompagne plusieurs films sous différents noms de plume, dont Keiichi Kishimoto, Takeo Takagi, Junzō Fujimoto, Junji Fujimoto et Tamizō Shibuya.
Comme auteur, Sōjirō Motoki est notamment associé à The Sands of Kurobe, film réalisé par Kei Kumai et sorti en 1968, dont il fournit l’histoire. Cette part de son parcours complète une filmographie construite autour de plusieurs fonctions, entre production, écriture et réalisation.
Une figure de production pour Sōjirō Motoki
La carrière de Sōjirō Motoki se lit d’abord à travers les films qu’il contribue à produire. Son nom accompagne certains titres majeurs d’Akira Kurosawa, mais aussi des œuvres de Mikio Naruse et de Kazuo Mori, dans un cinéma japonais où le producteur reste souvent moins visible que le réalisateur, tout en occupant une place décisive dans la circulation des projets.
De Drunken Angel à Seven Samurai, de Ikiru à Throne of Blood, Sōjirō Motoki appartient à l’arrière-plan actif de plusieurs films devenus centraux dans l’histoire du cinéma. Sa filmographie rappelle qu’un grand film a souvent un auteur très commenté, des acteurs très regardés, et, quelque part dans le générique, un producteur qui a permis que tout cela existe.
Filmographie
4 sur 4 films