Pierre-William Glenn
- Images
- Réalisation
- Écriture
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 31 octobre 1943 à Paris (France)
- Décédé le
- 23 septembre 2024
- Âge
- 80 ans
- Filmographie
- 6 films
Pierre-William Glenn est un directeur de la photographie et réalisateur français, né le 31 octobre 1943 à Paris et mort en septembre 2024 à Nogent-sur-Marne, à l’âge de 80 ans.
L’IDHEC et l’apprentissage du métier d’opérateur
Enfant, Pierre-William Glenn découvre très tôt les salles de cinéma. Il grandit notamment à Montreuil, où il se lie avec Claude Miller, futur réalisateur et camarade de cinéphilie. Après des études scientifiques, il participe à un tournage amateur proposé par Miller et s’intéresse au travail de la lumière ainsi qu’au matériel de prise de vues. Il entre à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) en 1964.
Formé auprès du directeur de la photographie Alain Derobe, Pierre-William Glenn devient ensuite assistant de William Lubtchansky et de Jean Gonnet. La réglementation professionnelle de l’époque impose aux opérateurs d’acquérir une expérience précise comme assistants et cadreurs avant d’obtenir la carte permettant d’exercer comme chef opérateur. Il travaille d’abord sur des courts métrages réalisés notamment par Claude Miller et Jacques Doillon. À la fin des années 1960, Le Cousin Jules de Dominique Benicheti compte parmi ses premiers longs métrages comme directeur de la photographie.
Des collaborations régulières avec les cinéastes français
Les années 1970 placent Pierre-William Glenn au contact de plusieurs réalisateurs qui marquent le cinéma français de cette période. François Truffaut lui confie notamment la photographie de La Nuit américaine en 1973. Glenn participe également à plusieurs autres tournages du cinéaste et intervient, des décennies plus tard, dans des rencontres consacrées à la manière dont Truffaut travaillait avec ses techniciens.
Une collaboration particulièrement régulière se noue avec Bertrand Tavernier à partir de 1973. Pierre-William Glenn assure la photographie de sept de ses films, parmi lesquels L’Horloger de Saint-Paul et Coup de torchon. Alain Corneau fait également appel à lui à plusieurs reprises, notamment pour Série noire et Le Choix des armes. Maurice Pialat lui confie pour sa part l’image de Passe ton bac d’abord et de Loulou.
Son travail s’effectue aussi auprès de cinéastes aux méthodes très différentes. Pierre-William Glenn collabore avec Jacques Rivette, Costa-Gavras et André Téchiné au début de sa carrière, puis avec Claude Lelouch plusieurs décennies plus tard. Cette activité le conduit également sur des productions internationales, dont Une saison blanche et sèche d’Euzhan Palcy, avec Marlon Brando et Donald Sutherland.
La moto comme sujet de cinéma
Passionné de motocyclisme, Pierre-William Glenn passe lui-même à la réalisation avec Le Cheval de fer. Ce documentaire consacré aux pilotes de compétition constitue son premier long métrage comme réalisateur et sort au milieu des années 1970. Sa connaissance du milieu motocycliste nourrit directement le sujet du film, centré sur plusieurs pilotes engagés dans les compétitions européennes.
Il poursuit ensuite la réalisation avec des œuvres de fiction. Les Enragés, sorti en 1985, réunit notamment Fanny Ardant et François Cluzet. Pierre-William Glenn réalise ensuite Terminus, puis 23 h 58 en 1993. Il revient également au documentaire avec Les Silences de Johnny, consacré au travail d’acteur de Johnny Hallyday et présenté à Cannes en 2019.
La transmission technique à la CST et à La Fémis
L’activité professionnelle de Pierre-William Glenn comprend une longue implication dans les institutions techniques du cinéma. Il préside la Commission supérieure technique de l’image et du son (CST) de 2002 à 2018, avant d’en devenir président d’honneur. Dès 2003, il participe au rétablissement à Cannes d’une distinction destinée à un technicien, le Prix Vulcain de l’Artiste-Technicien.
Son mandat à la CST coïncide avec les transformations provoquées par la projection et la postproduction numériques. Pierre-William Glenn intervient également dans des rencontres consacrées aux dispositifs de prise de vues et aux relations entre choix techniques et esthétique cinématographique, notamment à la Cinémathèque française.
Entre 2005 et 2019, Pierre-William Glenn codirige par ailleurs le département Image de La Fémis, héritière de l’IDHEC où il avait été formé. Cette fonction d’enseignement accompagne son activité au sein de la CST et son intervention régulière dans les rencontres professionnelles consacrées à l’image. En 2023, le Micro Salon lui rend hommage pour cette activité de transmission et pour son parcours de directeur de la photographie.
Filmographie
6 sur 6 films
- 2003
-
Cette femme-là
- directeur de la photographie
- 1989
-
Une saison blanche et sèche
- directeur de la photographie
- 1987
-
Terminus
- réalisateur
- histoire
- 1980
-
La Mort en direct
- directeur de la photographie
- 1979
-
I love you, je t'aime
- directeur de la photographie
- 1972
-
État de siège
- directeur de la photographie