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Film Index

Pierre Bost

Écriture

Nationalité
 France
Mort
6 décembre 1975
Âge
74 ans
Filmographie
4 films

Biographie

Pierre Bost, né le 5 septembre 1901 à Lasalle, dans le Gard, et mort le 6 décembre 1975 à Paris, est un romancier, dramaturge et scénariste français. Il écrit également sous le nom de Vivarais, utilisé notamment pendant la Résistance.

De la littérature au théâtre

Issu d’une famille protestante, Pierre Bost passe une partie de sa jeunesse au Havre, où son père Charles Bost exerce comme pasteur. Il poursuit ensuite ses études à Paris, au lycée Henri-IV, et suit l’enseignement du philosophe Alain en classe préparatoire. Son activité d’auteur commence dans les années 1920, plusieurs décennies avant que le cinéma ne devienne une part majeure de son travail.

En 1923, Pierre Bost fait représenter au théâtre du Vieux-Colombier L’Imbécile, une comédie en quatre actes. Il publie ensuite romans et essais, principalement chez Gallimard. La Bibliothèque nationale de France le répertorie à la fois comme romancier, scénariste et auteur dramatique.

La littérature demeure une activité personnelle importante pendant cette première période. Pierre Bost publie notamment Homicide par imprudence en 1925. Son travail romanesque lui apporte également le prix Interallié au début des années 1930, avant son engagement plus soutenu dans l’écriture cinématographique.

Jean Aurenche, un partenariat d’écriture

La rencontre professionnelle avec Jean Aurenche donne naissance à l’une des collaborations de scénaristes les plus durables du cinéma français d’après-guerre. Les deux hommes travaillent ensemble sur l’adaptation et les dialogues, souvent pour des réalisateurs qui leur confient la transposition d’œuvres littéraires.

Claude Autant-Lara fait largement appel à ce tandem. Pour Douce, sorti en 1943, Pierre Bost et Jean Aurenche sont crédités ensemble comme scénaristes, adaptateurs et dialoguistes à partir d’une œuvre de Michel Davet. Ils retrouvent ensuite Autant-Lara pour Le Diable au corps, adapté de Raymond Radiguet, où Bost est également crédité comme scénariste.

Leur méthode repose fréquemment sur la transformation d’une œuvre préexistante en scénario construit pour le cinéma. Dans La Traversée de Paris, réalisé par Autant-Lara à partir de la nouvelle de Marcel Aymé, Pierre Bost et Aurenche signent ensemble scénario et dialogues.

L’adaptation littéraire comme spécialité

René Clément fait également appel à Pierre Bost et Jean Aurenche pour Jeux interdits. Le film adapte Les Jeux inconnus de François Boyer, avec René Clément lui-même associé à l’adaptation et aux dialogues. Sorti en 1952, le film confie les rôles de Paulette et Michel à Brigitte Fossey et Georges Poujouly.

Chez Claude Autant-Lara, Pierre Bost travaille aussi sur Le Rouge et le Noir, d’après Stendhal. Jean Aurenche et lui sont crédités pour l’adaptation et les dialogues, tandis que Gérard Philipe interprète Julien Sorel et Danielle Darrieux Madame de Rênal.

L’œuvre de Georges Simenon fournit un autre matériau au tandem avec En cas de malheur. Pierre Bost y signe adaptation et dialogues avec Aurenche pour le film d’Autant-Lara, interprété notamment par Jean Gabin et Brigitte Bardot.

Une collaboration poursuivie sur plusieurs décennies

Le partenariat avec Jean Aurenche se prolonge jusque dans les années 1960. Pour Le Franciscain de Bourges, réalisé par Claude Autant-Lara en 1967 d’après Marc Toledano, Pierre Bost assure l’adaptation et partage les dialogues avec Aurenche.

Cette association dépasse cependant le seul travail avec Autant-Lara. Aurenche et Bost participent à des films de René Clément et d’autres réalisateurs, avec une répartition des crédits qui varie entre scénario, adaptation et dialogues. Leur nom devient ainsi régulièrement commun dans les génériques du cinéma français des années 1940 à 1960.

Bertrand Tavernier et les dernières années

À la fin de sa vie, Pierre Bost travaille avec Bertrand Tavernier. Le premier long métrage du réalisateur, L’Horloger de Saint-Paul, s’inscrit dans une période où Tavernier collabore avec Jean Aurenche et Bost. La Cinémathèque française rappelle que les deux scénaristes chevronnés travaillent avec Tavernier dès son premier film.

Pierre Bost fournit également avec Jean Aurenche le sujet original du Juge et l’Assassin. Bost meurt en décembre 1975, avant la sortie du film en 1976. Au générique, son nom demeure crédité pour ce sujet original, tandis que Bertrand Tavernier et Jean Aurenche signent le scénario.

La redécouverte de Monsieur Ladmiral va bientôt mourir

L’œuvre littéraire de Pierre Bost connaît une nouvelle visibilité après sa mort grâce à Bertrand Tavernier. Le réalisateur adapte son roman Monsieur Ladmiral va bientôt mourir sous le titre Un dimanche à la campagne, sorti en 1984. Louis Ducreux y interprète Monsieur Ladmiral, entouré notamment de Sabine Azéma et Michel Aumont.

Bertrand Tavernier reçoit pour ce film le prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1984. Le générique conserve Pierre Bost comme auteur de l’œuvre originale, près de dix ans après sa disparition.

Filmographie

  • Un dimanche à la campagne
    Tout public

    Comme chaque dimanche de cette année de 1912, un vieux peintre au crépuscule de sa vie accueille ses enfants dans sa maison de campagne. Le sérieux de son fils contraste fortement avec l'anti-conformisme de sa fille, une personne pleine de vie. Il ne les comprend pas, on ne l'écoute plus... Il se sent vieux, très vieux.

    1984 1h30 Auteur du roman

  • Occupe-toi d'Amélie..!
    Tout public

    Étienne entretient la ravissante Amélie d'Avranche. Son ami Marcel Courbois ne pourra toucher son héritage que lorsqu'il sera marié. Un faux mariage est organisé. Marcel épouse Amélie, mais Étienne s'arrange pour que le mariage ait vraiment lieu.

    1949 1h32 Scénario

  • Au-delà des grilles
    Tout public

    Pierre, un homme recherché par la police française pour le meurtre de sa maîtresse, débarque clandestinement dans le port de Gênes en Italie. Aidé par Cecchina, une petite fille, il fait bientôt la rencontre de la mère de celle-ci, Marta...

    1949 1h29 Scénario

  • La Symphonie pastorale
    Tout public

    Dans un village isolé de Suisse, Rossinière, le pasteur Jean Martens a recueilli Gertrude, fillette aveugle et à demi sauvage. Il prend en charge son instruction et l'affection qu'il peut ressentir pour elle se rapproche de plus en plus de l'amour. Devenue une ravissante jeune fille, Gertrude est opérée et recouvre la vue. Mais, partagée entre sa reconnaissance pour le pasteur et l'amour qu'elle éprouve pour son fils, Jacques, elle s'enfuit. On la retrouvera morte dans la neige.

    1946 1h35 Dialoguiste