Philippe Léotard
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 28 août 1940 à Nice (France)
- Décédé le
- 25 août 2001
- Âge
- 60 ans
- Filmographie
- 4 films
Philippe Léotard, né le 28 août 1940 à Nice et mort le 25 août 2001 à Paris, est un acteur, chanteur, poète et dramaturge français. Frère aîné de François Léotard, il exerce d’abord comme professeur de lettres avant de participer à la fondation du Théâtre du Soleil. Il reçoit en 1983 le César du meilleur acteur pour La Balance.
Des études littéraires au Théâtre du Soleil
Après des études de lettres modernes, Philippe Léotard se destine à l’enseignement et devient professeur de lettres et de philosophie. Parallèlement, il pratique le théâtre universitaire. En 1964, il participe avec Ariane Mnouchkine et plusieurs autres membres de l’Association théâtrale des étudiants de Paris à la création du Théâtre du Soleil, constitué sous forme de société coopérative.
Au sein de la compagnie, Philippe Léotard travaille aussi comme adaptateur. Il signe l’adaptation du Capitaine Fracasse d’après Théophile Gautier, monté en 1965 par Ariane Mnouchkine, puis celle de La Cuisine d’Arnold Wesker en 1967. En 1968, il adapte Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare pour une production présentée au Cirque de Montmartre.
Cette activité théâtrale précède ses premiers engagements réguliers devant les caméras. Philippe Léotard quitte l’enseignement en 1968 et se consacre alors au métier de comédien. Ses premiers rôles au cinéma comprennent notamment Domicile conjugal de François Truffaut et Max et les Ferrailleurs de Claude Sautet. René Vautier l’engage ensuite dans Avoir vingt ans dans les Aurès, sorti en 1972.
Une reconnaissance consacrée par La Balance
Le travail d’interprétation de Philippe Léotard lui apporte une première nomination aux César en 1978, dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Juge Fayard dit « le Shériff » d’Yves Boisset. Il y incarne Marec, dans un film porté par Patrick Dewaere.
En 1982, Bob Swaim lui confie dans La Balance le rôle de Dédé Laffont, ancien proxénète devenu informateur de la police. Nathalie Baye interprète Nicole Danet. Lors de la cérémonie des César de 1983, Philippe Léotard reçoit le César du meilleur acteur, tandis que Nathalie Baye obtient celui de la meilleure actrice et que La Balance est désigné meilleur film.
Cette récompense constitue son unique César. L’Académie recense au total deux nominations pour Philippe Léotard, celle obtenue en 1978 pour Le Juge Fayard dit « le Shériff » et celle, victorieuse, de 1983 pour La Balance.
L’écriture et la chanson
La littérature, présente dès la formation de Philippe Léotard, accompagne également son activité artistique hors du théâtre et du cinéma. Il écrit des textes poétiques et se tourne vers la chanson à la fin des années 1980. Son premier album, À l’amour comme à la guerre, paraît avec des musiques de Philippe Servain.
En 1990, À l’amour comme à la guerre reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. L’album comprend douze chansons et conduit Philippe Léotard à se produire notamment à La Cigale, à Paris, en juin de la même année. Son interprétation repose sur des textes qu’il chante ou déclame, accompagnés par des compositions de Philippe Servain.
La chanson reste présente pendant la dernière partie de son activité. Philippe Léotard interprète également des textes d’autres auteurs, notamment des chansons de Léo Ferré, dont l’œuvre occupe une place particulière dans son répertoire. Son activité de chanteur coexiste alors avec ses derniers engagements comme acteur.
François Léotard et les dernières années
Philippe Léotard appartient à une famille de sept enfants et est le frère aîné de François Léotard, qui mène une carrière politique et occupe plusieurs fonctions ministérielles. Après la mort de l’acteur, François Léotard lui consacre le livre À mon frère qui n’est pas mort, publié en 2003. L’ouvrage revient sur leur enfance et sur leur relation fraternelle.
La santé de Philippe Léotard se dégrade au cours de ses dernières années. Il est notamment hospitalisé après un malaise à Lille en décembre 1999. Il meurt dans une clinique parisienne le 25 août 2001, trois jours avant son soixante et unième anniversaire, des suites d’une insuffisance respiratoire.