Patrick Kilpatrick
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 20 août 1949 à Orange (États-Unis)
- Âge
- 77 ans
- Autre nom
-
- Robert Donald Kilpatrick Jr.
- Filmographie
- 8 films
Robert Donald Kilpatrick Jr., dit Patrick Kilpatrick, est un acteur, producteur, scénariste, réalisateur et journaliste américain, né le 20 août 1949 à Orange, en Virginie. Il est particulièrement identifié à des personnages antagonistes dans le cinéma d’action américain et compte plus de 160 crédits d’acteur recensés au cinéma et à la télévision.
Des études littéraires au journalisme
Patrick Kilpatrick passe ses premières années en Virginie avant que sa famille ne s’installe dans le Connecticut lorsqu’il a six ans. Son père, Robert Donald Kilpatrick Sr., travaille dans le secteur de l’assurance après avoir enseigné à la Woodberry Forest School. À dix-huit ans, le futur acteur est grièvement blessé dans un accident automobile survenu le 17 novembre 1967. Sa rééducation lui permet de retrouver ensuite les capacités physiques nécessaires à la pratique sportive puis aux cascades réalisées durant sa carrière d’acteur.
À l’université de Richmond, Patrick Kilpatrick étudie l’anglais et l’histoire ainsi que l’enseignement. Il obtient son diplôme en 1972, puis suit le programme supérieur professionnel de cinéma et de télévision de l’université de New York. À cette époque, son projet professionnel se situe d’abord dans l’écriture plutôt que dans l’interprétation.
Installé à New York, Patrick Kilpatrick travaille comme rédacteur publicitaire et journaliste. Ses activités comprennent des collaborations avec des titres de presse ainsi que des fonctions de directeur de création. Il devient également reporter à l’antenne pour l’émission What’s Happening America. À la fin des années 1970, il travaille comme correspondant en Colombie et au Venezuela avant de revenir aux États-Unis.
L’écriture dramatique intervient pendant un congé pris alors qu’il travaille pour Time Inc. Patrick Kilpatrick commence à écrire pour la scène et se rapproche du milieu théâtral new-yorkais. Son activité de journaliste et de publicitaire précède ainsi de plus d’une décennie ses rôles qui le feront connaître au cinéma.
La scène avant les personnages de cinéma
Le théâtre fournit à Patrick Kilpatrick une partie de ses premières expériences comme interprète. Au Los Angeles Theater Center, il participe à une production d’Antoine et Cléopâtre mise en scène par Tony Richardson, avec John Goodman. Il développe parallèlement son travail devant la caméra au cours des années 1980.
Ses premiers crédits cinématographiques remontent au milieu de cette décennie. Patrick Kilpatrick apparaît dans The Toxic Avenger en 1984, puis obtient plusieurs rôles à la télévision. Dans Tour of Duty, série consacrée à des soldats américains pendant la guerre du Viêt Nam, il interprète l’agent de la CIA Duke Fontaine dans plusieurs épisodes.
Le travail physique demandé par certains personnages devient l’une de ses caractéristiques professionnelles. Patrick Kilpatrick effectue lui-même une partie de ses cascades, malgré les séquelles de l’accident subi à dix-huit ans. Sa taille de 1, 88 mètre et son expérience sportive contribuent aux emplois de militaires ou de criminels qui lui sont régulièrement confiés.
Le Sandman et la reconnaissance dans le cinéma d’action
En 1990, Death Warrant lui confie Christian Naylor, surnommé « The Sandman ». Le personnage est un tueur incarcéré que retrouve en prison le policier Louis Burke, interprété par Jean-Claude Van Damme. Patrick Kilpatrick occupe une place centrale dans l’affrontement final du film réalisé par Deran Sarafian.
Le Sandman devient l’un des personnages les plus directement associés à Patrick Kilpatrick. Son interprétation accompagne ensuite une succession de collaborations avec plusieurs vedettes du cinéma d’action américain. Dans Under Siege 2: Dark Territory, il joue notamment un mercenaire confronté au personnage de Steven Seagal, tandis que Eraser le place face à Arnold Schwarzenegger.
Walter Hill lui confie Finn dans Last Man Standing en 1996, avec Bruce Willis. Quelques années plus tard, Patrick Kilpatrick interprète Knott dans Minority Report de Steven Spielberg, où son personnage appartient à l’environnement policier dans lequel évolue John Anderton, joué par Tom Cruise. Ces rôles contribuent à maintenir sa présence dans des productions de grande diffusion après plus d’une décennie d’activité devant la caméra.
La télévision lui permet simultanément de travailler dans des genres différents. Patrick Kilpatrick intervient notamment dans 24 heures chrono et Docteur Quinn, femme médecin. L’univers de Star Trek lui confie trois personnages distincts, Razik dans Deep Space Nine, puis Reese et Assan dans Voyager. Les trois épisodes concernés sont réalisés par Winrich Kolbe.
Écriture, production et transmission
L’écriture reste présente après son installation comme acteur. Patrick Kilpatrick exerce comme scénariste et développe des projets par l’intermédiaire de sa société Uncommon Dialogue Films, dont il occupe les fonctions de président et directeur général. Ses crédits professionnels comprennent également la production et la réalisation.
Cette activité s’accompagne d’un travail d’enseignement consacré à l’interprétation et aux métiers du divertissement. Patrick Kilpatrick intervient comme professeur et formateur auprès d’acteurs, en s’appuyant sur son expérience des plateaux de cinéma et de télévision. IMDb le crédite également comme enseignant parmi les activités menées au cours de sa carrière.
En 2018, il publie Dying for Living: Sins & Confessions of a Hollywood Villain & Libertine Patriot, Vol. 1: Upbringing. Patrick Kilpatrick y revient sur son enfance, son parcours avant le cinéma et son expérience professionnelle à Hollywood. L’ouvrage paraît chez Boulevard Books et fait également l’objet d’une édition audio narrée par l’auteur.
Le livre prolonge directement son premier métier d’auteur. Avant d’incarner le Sandman ou de travailler avec Steven Spielberg, Patrick Kilpatrick avait passé plus d’une décennie dans le journalisme et la rédaction publicitaire à New York, activité qu’il présente lui-même comme le socle initial de son parcours professionnel.