Orazio Stracuzzi
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 8 août 1947 à Catane (Italie)
- Âge
- 79 ans
- Filmographie
- 3 films
Orazio Stracuzzi, né le 8 août 1947 à Catane, en Sicile, est un acteur italien. Comédien de caractère actif depuis le début des années 1970, il a traversé plusieurs générations du cinéma italien, travaillant notamment avec Mario Monicelli, Elio Petri, Marco Bellocchio, Alberto Sordi, Gianni Amelio, Michael Radford, Giuseppe Tornatore, Pupi Avati et Pif. Les bases biographiques disponibles concordent sur sa date et son lieu de naissance.
Les débuts dans le cinéma italien des années 1970
La filmographie d’Orazio Stracuzzi commence autour de 1970, avec une succession de petits rôles et de personnages secondaires. Il apparaît notamment dans Brancaleone alle crociate de Mario Monicelli, puis dans La classe operaia va in paradiso d’Elio Petri, Palme d’or à Cannes, et dans Nel nome del padre de Marco Bellocchio. Cette première période l’installe dans un emploi de second rôle que l’acteur conservera pendant une grande partie de sa carrière.
Le rythme de ses tournages devient particulièrement soutenu entre 1972 et 1974. On le retrouve dans Camorra de Pasquale Squitieri, Il vero e il falso d’Eriprando Visconti, Il delitto Matteotti de Florestano Vancini, Revolver de Sergio Sollima, Rappresaglia de George P. Cosmatos, puis Squadra volante de Stelvio Massi et La poliziotta de Steno. Ces productions le font passer du drame politique au poliziottesco et à la comédie italienne.
Cette capacité à se fondre dans des distributions très différentes constitue l’une des caractéristiques de son parcours. Les notices italiennes le décrivent comme un « attore caratterista », c’est-à-dire un acteur spécialisé dans des personnages secondaires immédiatement identifiables, pouvant jouer aussi bien un représentant de l’autorité qu’un père, un voisin ou un homme ordinaire.
D’Alberto Sordi à La piovra
Après une période moins visible à la fin des années 1970, Stracuzzi retrouve notamment le cinéma avec Il tassinaro, réalisé et interprété par Alberto Sordi en 1983. Il travaille de nouveau avec Sordi quinze ans plus tard dans Incontri proibiti.
La télévision prend parallèlement une place importante. Après des productions remontant au début des années 1970, il apparaît en 1989 dans La piovra 4, quatrième volet de la grande saga télévisée consacrée à la lutte contre la Mafia, réalisé par Luigi Perelli. Stracuzzi y interprète Zicchitedda. La même année, il participe à la minisérie Disperatamente Giulia d’Enrico Maria Salerno.
Porte aperte, Il muro di gomma et Il Postino
Au tournant des années 1990, Orazio Stracuzzi apparaît dans plusieurs films qui acquièrent une importante visibilité internationale. En 1990, Gianni Amelio le dirige dans Porte aperte, adaptation du roman de Leonardo Sciascia avec Gian Maria Volonté. Stracuzzi y joue l’avocat Colao.
L’année suivante, il figure dans Il muro di gomma de Marco Risi, film inspiré de l’enquête sur la catastrophe aérienne d’Ustica. Son personnage est celui d’un contrôleur aérien. Il retrouve ensuite le cinéma italien avec Mille bolle blu de Leone Pompucci en 1993.
En 1994, il appartient à la distribution d’Il Postino de Michael Radford, dernier film achevé par Massimo Troisi. Le film réunit Troisi et Philippe Noiret autour de la relation fictive entre un modeste facteur italien et le poète Pablo Neruda. StudioCanal, détenteur du titre dans son catalogue, crédite Stracuzzi parmi les interprètes ; il joue l’un des hommes associés à Di Cosimo.
Sa carrière de cette décennie comprend ensuite Palla di neve de Maurizio Nichetti, Festival de Pupi Avati, L’ultimo capodanno de Marco Risi et Il cielo in una stanza de Carlo Vanzina.
Un passage par Il commissario Montalbano
En 1999, Stracuzzi apparaît dans l’un des premiers épisodes de Il commissario Montalbano, adaptation télévisée des romans d’Andrea Camilleri avec Luca Zingaretti. Dans La voce del violino, il interprète Claudio Pizzotta.
Il rejoint l’année suivante une autre série policière italienne, Distretto di Polizia, avant de revenir dans une seconde apparition en 2006. Ses crédits télévisés comprennent également Don Matteo, Il commissario, R.I.S. Roma, Delitti imperfetti et Squadra antimafia, Palermo oggi.
Au cinéma, il tourne pendant la même période dans Domani de Francesca Archibugi et I cavalieri che fecero l’impresa de Pupi Avati, tous deux sortis en 2001, puis dans Il pranzo della domenica de Carlo Vanzina en 2003.
Un prêtre dans Baarìa
En 2009, Giuseppe Tornatore l’engage dans Baarìa, vaste fresque retraçant plusieurs décennies de vie sicilienne à Bagheria. Stracuzzi y interprète le père Nespola. Le film ouvre la Mostra de Venise de 2009 et rassemble une très large distribution italienne.
Ce rôle est particulièrement cohérent avec la place occupée par Stracuzzi dans le cinéma italien : celle d’un acteur capable de donner rapidement une identité à un personnage disposant d’un temps limité à l’écran. Sa carrière s’est en effet construite beaucoup moins autour de premiers rôles que d’une succession de personnages participant à la texture sociale des films. Cette description est une synthèse de sa filmographie et de la qualification professionnelle de « caratterista » employée à son sujet.
Trois films avec Pif
Une nouvelle séquence importante de sa carrière commence avec le réalisateur et acteur sicilien Pierfrancesco Diliberto, dit Pif. Stracuzzi figure dans La mafia uccide solo d’estate, sorti en 2013, où il interprète le directeur du journal. L’Institut culturel italien de Stockholm le crédite parmi les acteurs du film, tandis que les crédits IMDb précisent son personnage.
Il retrouve Pif dans In guerra per amore en 2016. Situé pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement allié en Sicile, le film réunit notamment Pif, Miriam Leone et Andrea Di Stefano ; Cineuropa crédite Stracuzzi dans sa distribution.
La troisième collaboration intervient avec E noi come stronzi rimanemmo a guardare, comédie satirique sortie en 2021 avec Fabio De Luigi. Stracuzzi y joue un personnage nommé D’Orazio.
Une activité maintenue après 75 ans
Orazio Stracuzzi continue de tourner bien après ses 70 ans. Il participe notamment au court métrage historique Jason Brown, réalisé par Fabrizio Sergi et présenté en 2023 ; il y interprète Don Fortunato. Le film a été inscrit dans le parcours de sélection des David di Donatello pour les courts métrages de cette période.
En 2025, il apparaît dans la minisérie de Sergio Rubini Leopardi, Il poeta dell’infinito, consacrée à Giacomo Leopardi. Il y incarne Tommaso Gargallo, dans une distribution menée par Leonardo Maltese et comprenant notamment Alessio Boni, Alessandro Preziosi et Valentina Cervi.
Sa collaboration avec Pupi Avati se prolonge encore avec Nel tepore del ballo, sorti en Italie le 30 avril 2026 après une présentation au Bif&st de Bari. Aux côtés de Massimo Ghini, Isabella Ferrari, Giuliana De Sio et Lina Sastri, Stracuzzi interprète l’avocat chargé de la défense de Gianni Riccio. Son agence professionnelle recense elle aussi le film parmi ses travaux les plus récents.
Né le 8 août 1947, Orazio Stracuzzi fête donc ses 79 ans le 8 août 2026. Sa carrière couvre désormais plus d’un demi-siècle et relie le cinéma politique et populaire italien des années 1970 à des productions contemporaines, avec une continuité remarquable dans le métier de second rôle et d’acteur de caractère.