Nobuko Otowa
Casting
- Nationalité
- Japon
- Naissance
- 1er octobre 1925 à Yonago (Japon)
- Mort
- 22 décembre 1994
- Âge
- 69 ans
- Autres noms
- 乙羽信子, Nobuko Kaji
- Filmographie
- 3 films
Biographie
Nobuko Otowa, née le 1er octobre 1924 à Yonago, dans la préfecture de Tottori, et morte le 22 décembre 1994 à Tokyo, est une actrice japonaise. Formée au sein de la revue Takarazuka, elle travaille au cinéma pendant plus de quarante ans et devient l’interprète principale de nombreux films de Kaneto Shindō.
La revue Takarazuka avant le cinéma
Adolescente, Nobuko Otowa entre à l’école de la Takarazuka Revue, compagnie de théâtre musical dont toutes les interprètes sont des femmes. Elle rejoint la troupe à la fin des années 1930 et y poursuit sa carrière pendant plus d’une décennie.
En 1950, Nobuko Otowa quitte Takarazuka et signe avec les studios Daiei. Sa carrière cinématographique commence la même année. Le studio contribue à construire autour d’elle une image de jeune vedette, tandis qu’elle obtient rapidement plusieurs rôles importants.
Kenji Mizoguchi la dirige en 1951 dans Miss Oyu. Nobuko Otowa y joue Shizu auprès de Kinuyo Tanaka. La même année, elle interprète Murasaki dans une adaptation du Dit du Genji réalisée par Kōzaburō Yoshimura.
La rencontre artistique avec Kaneto Shindō
En 1951, Nobuko Otowa tient le rôle principal féminin d’Histoire d’une épouse bien-aimée, premier long métrage réalisé par Kaneto Shindō. Le cinéaste avait auparavant travaillé comme scénariste et assistant auprès de plusieurs réalisateurs japonais.
Cette rencontre inaugure une collaboration qui couvre presque toute la carrière de Shindō. Nobuko Otowa apparaît dans quarante de ses quarante et un longs métrages réalisés entre 1951 et sa mort. Leur relation devient également personnelle et ils se marient en 1977.
En 1952, Nobuko Otowa quitte Daiei et travaille avec la Kindai Eiga Kyōkai, société indépendante à laquelle Shindō est étroitement associé. Cette même année, elle interprète Takako Ishikawa dans Les Enfants d’Hiroshima. Le film suit une institutrice revenant dans sa ville natale plusieurs années après le bombardement atomique.
L’Île nue, un tournage presque sans paroles
En 1960, Nobuko Otowa joue auprès de Taiji Tonoyama dans L’Île nue. Le film raconte la vie d’un couple de paysans qui cultive une petite île dépourvue d’eau douce. Les deux personnages transportent quotidiennement l’eau nécessaire à leurs cultures depuis une île voisine.
Kaneto Shindō tourne le film avec des moyens financiers réduits. Nobuko Otowa et les autres interprètes jouent presque entièrement sans dialogues, le récit reposant sur les gestes répétés du travail agricole et sur les déplacements entre les îles.
L’Île nue reçoit le Grand Prix du Festival international du film de Moscou en 1961. Le film connaît ensuite une importante diffusion internationale et devient l’une des œuvres les plus connues issues de la collaboration entre Nobuko Otowa et Shindō.
La vieille femme d’Onibaba
Kaneto Shindō lui confie en 1964 l’un de ses rôles les plus célèbres dans Onibaba. Nobuko Otowa interprète une femme qui vit avec sa belle-fille au milieu de hautes herbes pendant une période de guerre civile dans le Japon médiéval.
Les deux femmes survivent en tuant des soldats égarés puis en vendant leurs armes et leurs armures. Le retour d’un homme nommé Hachi modifie leur relation. Nobuko Otowa partage principalement l’écran avec Jitsuko Yoshimura et Kei Satō.
Le tournage est effectué dans un vaste champ de roseaux spécialement cultivé pour le film. La photographie en noir et blanc et les déplacements des acteurs dans cette végétation structurent une grande partie de la mise en scène.
Une actrice sollicitée par d’autres cinéastes
La collaboration avec Shindō n’empêche pas Nobuko Otowa de travailler avec plusieurs réalisateurs importants du cinéma japonais. Outre Mizoguchi, elle tourne pour Mikio Naruse, Heinosuke Gosho et Keisuke Kinoshita.
Nagisa Ōshima la dirige également dans L’Empire de la passion, sorti en 1978. Nobuko Otowa y interprète la mère de Seki, personnage joué par Kazuko Yoshiyuki.
Son travail est récompensé à plusieurs reprises par la critique japonaise. Dès 1954, elle reçoit le Blue Ribbon Award de la meilleure actrice pour plusieurs interprétations de l’année précédente. En 1989, le gouvernement japonais lui décerne la Médaille au ruban pourpre, distinction accordée pour une contribution importante aux arts.
Le Testament du soir
Malade d’un cancer du foie, Nobuko Otowa tourne encore sous la direction de Kaneto Shindō dans Le Testament du soir. Elle y interprète Toyoko Yanagawa auprès de Haruko Sugimura.
Le film est achevé peu avant sa mort. Nobuko Otowa meurt à Tokyo le 22 décembre 1994, à l’âge de 70 ans. Le Testament du soir sort au Japon en 1995.
Son interprétation lui vaut à titre posthume le Japan Academy Prize de la meilleure actrice dans un second rôle. Une partie de ses cendres est ensuite dispersée sur Sukune, l’île de la préfecture de Hiroshima où avait été tourné L’Île nue.
Filmographie
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Un amour éternelTout publicUn amour immortel et une haine immortelle : au début des années 1930, alors que son fiancé combat en Chine, Sadako est violée et mise enceinte par Heibei, le fils d’un grand propriétaire terrien. Elle se voit ainsi contrainte d’épouser son agresseur. Bien des années plus tard, le couple a trois enfants qui, à leur tour, découvrent les premiers émois amoureux, tandis que les parents s’acharnent à se rendre la vie aussi difficile que possible.
1961 1h43 Tomoko
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L'Île NueTout publicAu Japon, sur une minuscule île de l’archipel de Setonaikai, un couple vit avec ses deux jeunes enfants. La terre est aride et l’île ne possède pas de ressource en eau douce. Pour cultiver cette terre ingrate et survivre, le couple est donc obligé de faire de continuels voyages en barque entre la terre ferme et l’île : ramener l’eau précieuse et en arroser avec attention et parcimonie chacun des plants cultivés. Ces gestes renouvelés sans cesse rythment le quotidien. Les jours passent, puis les saisons. Un jour, alors que les parents sont partis chercher l’eau, un des enfants tombe malade, sans raison. Il meurt rapidement sans que personne n’ait pu faire quoi que ce soit pour le sauver. Ses camarades de classe arrivent en bateau pour lui rendre un dernier hommage, puis repartent. Malgré un bref moment de révolte de la mère contre cette vie, le rituel reprend.
1960 1h36 Toyo
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Le roman de GenjiTout publicGenji, fils illégitime d’un potentat japonais, applique la philosophie du « je les aime et je les quitte » comme une évidence. Ce n’est que lorsque son cœur est brisé par Awaji qu’il prend conscience de la douleur qu’il a lui-même infligée.
1951 2h04 Murasaki no ue