Neil Armstrong
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 5 août 1930 à Washington Township (États-Unis)
- Décédé le
- 25 août 2012
- Âge
- 82 ans
- Autre nom
-
- Neil Alden Armstrong
- Filmographie
- 6 films
Neil Alden Armstrong, astronaute, ingénieur aéronautique, aviateur naval, pilote d’essai et professeur américain, naît le 5 août 1930 dans le township de Washington, près de Wapakoneta, dans l’Ohio. Il meurt le 25 août 2012 à Cincinnati, dans le même État, à l’âge de 82 ans. Commandant de la mission Apollo 11, il devient le premier être humain à marcher sur la Lune.
Une formation tournée vers l’aéronautique
Fils de Viola Louise Engel et de Stephen Koenig Armstrong, Neil Armstrong grandit dans plusieurs villes de l’Ohio au gré des affectations professionnelles de son père, employé par l’administration de l’État. Sa famille s’établit finalement à Wapakoneta, où il fréquente la Blume High School. Il pratique l’aéromodélisme durant sa jeunesse et suit des leçons de pilotage à l’aérodrome local. Il obtient sa licence de pilote avant son permis de conduire.
À partir de 1947, Neil Armstrong étudie l’ingénierie aéronautique à l’université Purdue. Sa formation est financée dans le cadre du Holloway Plan, qui impose une période de service dans l’United States Navy. Appelé sous les drapeaux en 1949, il reçoit ses ailes d’aviateur naval l’année suivante. Affecté à l’escadron VF-51, il pilote le Grumman F9F Panther depuis le porte-avions USS Essex pendant la guerre de Corée. Il effectue 78 missions de combat avant de reprendre ses études à Purdue, où il obtient son diplôme en 1955.
Pilote d’essai aux limites du vol atmosphérique
Recruté en 1955 par le National Advisory Committee for Aeronautics, organisme qui précède la NASA, Neil Armstrong travaille à la High-Speed Flight Station située sur la base d’Edwards, en Californie. Ses fonctions associent pilotage expérimental et travaux d’ingénierie. Il vole sur de nombreux appareils destinés à l’étude des hautes vitesses et des conditions de vol extrêmes.
Le North American X-15 occupe une place particulière dans cette activité. Neil Armstrong effectue sept vols à bord de cet avion-fusée entre 1960 et 1962. Lors de l’un d’eux, il atteint une altitude supérieure à 63 kilomètres. Il participe également aux programmes militaires Man in Space Soonest et X-20 Dyna-Soar, consacrés aux premiers projets américains de vols spatiaux habités. Cette expérience lui apporte une connaissance directe des commandes de vol, des systèmes expérimentaux et des procédures d’urgence.
Gemini 8 et le premier amarrage orbital
La NASA sélectionne Neil Armstrong en septembre 1962 dans son deuxième groupe d’astronautes. Il appartient à la première promotion de l’agence comprenant des civils sans expérience préalable comme pilote militaire d’essai au moment de leur recrutement. Sa première mission spatiale, Gemini 8, décolle le 16 mars 1966 avec David Scott.
L’équipage réalise le premier amarrage entre deux véhicules en orbite en rejoignant une cible Agena. Peu après la manœuvre, l’ensemble commence à tourner sur lui-même. La rotation s’accélère après la séparation des deux engins en raison d’un propulseur bloqué sur la capsule Gemini. Neil Armstrong désactive le système défaillant et utilise les moteurs de contrôle réservés à la rentrée atmosphérique pour stabiliser le vaisseau. La consommation de carburant impose l’interruption de la mission. La capsule amerrit dans le Pacifique après environ dix heures de vol.
Le commandement d’Apollo 11
Désigné commandant d’Apollo 11, Neil Armstrong forme l’équipage avec Edwin « Buzz » Aldrin, pilote du module lunaire, et Michael Collins, pilote du module de commande. La mission quitte le centre spatial Kennedy le 16 juillet 1969. Quatre jours plus tard, Armstrong et Aldrin entreprennent la descente vers la surface lunaire à bord du module Eagle, tandis que Collins demeure en orbite dans Columbia.
Au cours de l’approche finale, l’ordinateur de bord déclenche plusieurs alarmes liées à une surcharge de calcul. Neil Armstrong reprend une partie du pilotage manuel afin d’éviter une zone couverte de rochers. Eagle se pose dans la mer de la Tranquillité le 20 juillet 1969, avec une faible quantité de carburant disponible. Le message transmis au centre de contrôle annonce que la base de la Tranquillité a atterri.
Quelques heures plus tard, Neil Armstrong descend l’échelle du module lunaire et pose le pied sur le sol. Il prononce la phrase devenue célèbre, « C’est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l’humanité », dont l’article « un » reste difficilement perceptible dans l’enregistrement radio. Armstrong et Aldrin passent environ deux heures et demie à l’extérieur de Eagle. Ils photographient le site, installent des instruments scientifiques et recueillent des échantillons de roches et de poussière lunaire.
L’équipage revient sur Terre le 24 juillet 1969. La capsule amerrit dans l’océan Pacifique, puis les trois astronautes sont placés en quarantaine afin d’écarter un éventuel risque biologique. Richard Nixon leur remet la médaille présidentielle de la Liberté. La mission vaut également à Neil Armstrong le trophée Collier, puis la Congressional Space Medal of Honor en 1978.
Enseignement et missions d’expertise
Neil Armstrong quitte la NASA en 1971 et rejoint l’université de Cincinnati. Jusqu’en 1979, il y enseigne l’ingénierie aérospatiale, notamment la conception des aéronefs et les mécanismes du vol. Il choisit cet établissement dépourvu de département spatial fortement constitué, ce qui lui permet de participer directement à l’élaboration de son programme d’enseignement.
Son expertise est sollicitée lors de deux enquêtes majeures du programme spatial américain. Neil Armstrong participe en 1970 à la commission chargée d’étudier l’accident d’Apollo 13. En 1986, il devient vice-président de la commission Rogers, constituée après la destruction de la navette Challenger. Il dirige alors une partie des travaux consacrés aux pratiques de gestion et aux processus décisionnels de la NASA.
En parallèle, Neil Armstrong siège dans les conseils d’administration de plusieurs sociétés actives dans l’aéronautique, l’électronique ou l’énergie. Il préside notamment Computing Technologies for Aviation et AIL Systems. Il continue de piloter des avions privés tout en limitant ses apparitions publiques.
Distinctions et hommages institutionnels
Élu au National Aviation Hall of Fame en 1979, Neil Armstrong reçoit avec Buzz Aldrin et Michael Collins la médaille d’or du Congrès, votée en 2009 et remise en 2011. Plusieurs établissements et sites portent son nom. En 2014, le Dryden Flight Research Center de la NASA, implanté sur la base d’Edwards où il avait travaillé comme pilote d’essai, devient le Neil A. Armstrong Flight Research Center.
L’Union astronomique internationale attribue son nom à un cratère lunaire situé près du site d’atterrissage d’Apollo 11. L’astéroïde 6469 Armstrong lui rend également hommage. À Wapakoneta, l’Armstrong Air & Space Museum conserve des objets liés à son enfance, à ses activités aéronautiques et aux missions spatiales auxquelles il a participé.
Filmographie
- 2021
-
Summer of Soul (…ou quand la révolution n'a pas pu être télévisée)
- Self (archives sonores)
- 2020
-
Da 5 Bloods : Frères de Sang
- Self (archives vidéos) (non-crédité)
- 2019
-
Apollo 11
- Self (archives vidéos)
- 1995
-
Apollo 13
- Himself (archives vidéos)
- 1994
-
Forrest Gump
- Self - Stepping onto the Moon (archives vidéos) (non-crédité)
- 1989
-
For All Mankind
- Self (archives vidéos)