Nadia Barentin
Casting
- Nationalité
- France
- Naissance
- 17 octobre 1936 à Paris (France)
- Mort
- 22 mars 2011
- Âge
- 74 ans
- Autre nom
- Marthe-Jeanne Barentin
- Filmographie
- 4 films
Biographie
Nadia Barentin est une comédienne française, née le 17 octobre 1936 à Paris, où elle meurt le 22 mars 2011. Elle mène une longue carrière théâtrale, marquée par ses collaborations avec Jacques Seiler et Jean Mercure. Récompensée par le Syndicat de la critique dramatique en 1979 et nommée aux Molières en 1993, elle est également connue du grand public pour son interprétation de la mère supérieure dans la série télévisée Louis la Brocante, aux côtés de Victor Lanoux.
Une formation par la scène et le théâtre de répertoire
Nadia Barentin commence sa carrière de comédienne dès l’adolescence. En 1948, à douze ans, elle interprète Marie-Christine dans Ardèle ou la Marguerite, pièce de Jean Anouilh mise en scène par Roland Piétri à la Comédie des Champs-Élysées, à Paris. Elle rejoint ensuite la Comédie de l’Est, compagnie théâtrale implantée en Alsace et dirigée par Michel Saint-Denis. Elle y joue notamment en 1953 dans Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare et dans On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset, tous deux mis en scène par Saint-Denis.
Son activité se poursuit dans le théâtre de répertoire, avec des œuvres de Marivaux et de Pedro Calderón de la Barca. En 1956, elle retrouve Michel Saint-Denis pour Le Voleur d’enfants, de Jules Supervielle, présenté à la Comédie de l’Est.
À Paris, Nadia Barentin travaille avec Jacques Fabbri, qui la dirige en 1959 dans La Jument du roi, de Jean Canolle, au théâtre de Paris. Elle interprète ensuite Louise, la femme de chambre, dans Huit femmes, comédie policière de Robert Thomas mise en scène par Jean Le Poulain au théâtre Édouard VII en 1961. La pièce est reprise aux Bouffes-Parisiens, puis au théâtre de la Madeleine en 1972, avec Nadia Barentin dans le même rôle.
Au cours des années 1960, elle participe aux productions de plusieurs théâtres parisiens, notamment sous la direction de Raymond Rouleau. Elle joue également dans Mathieu Legros, pièce de Jean-Claude Grumberg mise en scène par Jean-Paul Cisife en 1969 à la Gaîté-Montparnasse.
Jacques Seiler et la création théâtrale contemporaine
La collaboration avec le comédien et metteur en scène Jacques Seiler occupe une place importante dans le parcours de Nadia Barentin. Les deux artistes, qui entretiennent également une relation personnelle, travaillent ensemble sur plusieurs œuvres d’auteurs contemporains.
En 1974, Jacques Seiler la dirige dans Pol, d’Alain Didier-Weill, à la Gaîté-Montparnasse. Leur collaboration se poursuit notamment autour de l’œuvre de Robert Pinget, romancier et dramaturge associé au Nouveau Roman. En 1979, Nadia Barentin participe à Autour de Mortin, présenté au théâtre Essaïon, dans une mise en scène de Seiler. La pièce est reprise en 1987 au théâtre Tristan-Bernard.
Le travail de Seiler sur l’écriture théâtrale contemporaine conduit également Nadia Barentin à interpréter La Maison d’os, de Roland Dubillard, en 1984 au studio des Champs-Élysées. En 1989, elle retrouve l’univers de Robert Pinget avec Monsieur Songe, présenté au théâtre de Poche Montparnasse, puis repris au théâtre de l’Œuvre.
Leur collaboration se poursuit en 1993 avec La Peau des autres, de Jordan Plevneš, au théâtre Silvia Monfort, et en 1994 avec Théo ou le Temps neuf, adaptation de Robert Pinget représentée au théâtre Mouffetard.
Nadia Barentin participe aussi aux créations de metteurs en scène associés au théâtre public. En 1972, elle joue dans Le Commerce de pain, de Bertolt Brecht, monté par Manfred Karge et Matthias Langhoff au théâtre de la Commune d’Aubervilliers. L’année suivante, Jean Mercure la dirige dans La Bonne Âme de Se-Tchouan, également de Brecht, au théâtre de la Ville.
Les distinctions et la reconnaissance théâtrale
En 1979, le Syndicat de la critique dramatique décerne à Nadia Barentin le prix de la meilleure comédienne pour deux interprétations théâtrales. La première est celle de La Maison des cœurs brisés, de George Bernard Shaw, mise en scène par Jean Mercure au théâtre de la Ville en 1978. La seconde concerne Autour de Mortin, de Robert Pinget, dans la mise en scène de Jacques Seiler.
Cette récompense distingue son travail dans deux univers dramaturgiques différents, celui de Shaw et celui de Pinget. Elle intervient après plusieurs décennies d’activité théâtrale au sein de compagnies et de théâtres parisiens.
En 1988, Nadia Barentin participe à la création française d’Albertine en cinq temps, pièce du dramaturge québécois Michel Tremblay, mise en scène par André Brassard au studio des Champs-Élysées. L’œuvre met en présence une femme à cinq âges différents de son existence, permettant aux interprètes de représenter simultanément plusieurs moments de sa vie.
Une autre reconnaissance intervient en 1993, lorsque Nadia Barentin est nommée au Molière de la comédienne dans un second rôle pour Monsieur Klebs et Rozalie, pièce de René de Obaldia mise en scène par Jacques Rosny au théâtre 14. La pièce reçoit cette année-là le Molière de l’auteur pour René de Obaldia.
La complicité avec les comédiens du Splendid
Au cinéma, Nadia Barentin travaille avec plusieurs membres de la troupe du Splendid, notamment Josiane Balasko, Michel Blanc et Gérard Jugnot.
Elle interprète un petit rôle dans On a retrouvé la septième compagnie (1975), comédie de Robert Lamoureux avec Jean Lefebvre et Pierre Mondy. Elle retrouve le registre comique dans Les Babas-cool (1981), de François Leterrier, où elle incarne Tania, au sein d’une communauté de néoruraux à laquelle se trouve confronté le personnage interprété par Christian Clavier.
Dans Un grand cri d’amour (1998), réalisé par Josiane Balasko, Nadia Barentin joue Bernadette. Le film met en scène les retrouvailles professionnelles difficiles de deux anciens partenaires de théâtre, incarnés par Balasko et Richard Berry, contraints de remonter ensemble sur scène.
Elle interprète également des personnages secondaires dans des films réalisés par Patrice Leconte, dont Félix et Lola (2001), où elle tient le rôle de madame Irzou. Elle travaille aussi avec Bertrand Blier dans Notre histoire (1984), puis avec Claude Berri dans La Débandade (1999).
Un rôle récurrent aux côtés de Victor Lanoux
La série Louis la Brocante, diffusée sur France 3 à partir de 1998, apporte à Nadia Barentin une importante notoriété télévisuelle. Elle y interprète la mère supérieure, religieuse qui dirige une communauté et entretient une relation régulière avec Louis Roman, brocanteur itinérant incarné par Victor Lanoux.
Le personnage apparaît dans une trentaine d’épisodes, entre 1998 et 2011. La mère supérieure intervient régulièrement dans les enquêtes et les aventures de Louis, dont elle connaît les habitudes et le caractère. Les échanges entre les deux personnages reposent notamment sur la familiarité qui s’installe au fil des épisodes.
Nadia Barentin participe également à des adaptations littéraires pour la télévision. En 2003, elle interprète mademoiselle de Waize dans Les Thibault, minisérie adaptée des romans de Roger Martin du Gard et réalisée par Jean-Daniel Verhaeghe. L’année suivante, elle incarne madame Vauquer dans Le Père Goriot, adaptation du roman d’Honoré de Balzac réalisée par Verhaeghe avec Charles Aznavour dans le rôle principal.
En 2006, elle retrouve l’univers du roman policier avec Petits Meurtres en famille, minisérie réalisée par Edwin Baily d’après Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie. Elle y joue madame Dupré, domestique de la famille réunie dans une demeure où survient un meurtre.
Des personnages familiaux et la collaboration avec de nouvelles générations de cinéastes
Nadia Barentin interprète plusieurs personnages familiaux dans le cinéma français des années 1990 et 2000. Dans Petits Arrangements avec les morts (1994), premier long métrage de Pascale Ferran, elle incarne la mère. Le film, construit autour des souvenirs de plusieurs personnages réunis sur une plage bretonne, reçoit la Caméra d’or au Festival de Cannes de 1994.
Elle participe également à Un héros très discret (1996), de Jacques Audiard, avec Mathieu Kassovitz, puis à Se souvenir des belles choses (2001), premier long métrage réalisé par Zabou Breitman. Dans ce dernier film, consacré notamment aux troubles de la mémoire, Nadia Barentin interprète Bernadette, auprès d’une distribution comprenant Isabelle Carré et Bernard Campan.
En 2010, elle joue grand-mère Ida dans La Rafle, réalisé par Rose Bosch, récit consacré à la rafle du Vélodrome d’Hiver, organisée à Paris en juillet 1942. Le film réunit notamment Mélanie Laurent et Jean Reno.
Son dernier rôle au cinéma est celui de Joëlle Goulain, la mère du personnage incarné par Karin Viard, dans Parlez-moi de vous, premier long métrage de Pierre Pinaud. Le film est tourné avant la mort de Nadia Barentin et sort en salles en janvier 2012.
Nadia Barentin meurt le 22 mars 2011 à Paris, à l’âge de 74 ans, des suites d’une longue maladie. Elle est incinérée au crématorium du Père-Lachaise.
Filmographie
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La Rafle.Tout public1942, Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l’école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin du 16 juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule… Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés. Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
2010 2h05 Grand-Mère Ida
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Se souvenir des belles chosesTout publicNathalie conduit sa sœur cadette Claire, une jeune femme réservée d’une trentaine d’années, dans un centre pour amnésiques appelé « Les Écureuils ». Celle-ci a reçu un coup de foudre en forêt et présente de légers troubles de la mémoire. Le centre « Les Écureuils » a accueilli quelques années auparavant leur mère, décédée jeune de la maladie d’Alzheimer. Claire pénètre au sein d’un univers curieux et décalé. Elle y fait la connaissance de Philippe, un homme de quarante ans qui a perdu la mémoire à la suite d’un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux tombent amoureux l’un de l’autre.
2001 1h50 Bernadette
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Un héros très discretTout publicDans l’époque trouble et confuse de l’hiver 1944-1945, à Paris, un homme qui n’a pas participé à la guerre va se faire passer pour un héros en s’inventant une vie admirable. A force de mensonge, il va construire par omissions et allusions un personnage hors du commun.
1996 1h45 Madame Louvier / Madame Revuz / The General's Wife
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Petits Arrangements avec les mortsTout publicSur une plage bretonne, Vincent, un quadragénaire, construit un château de sable. Il est observé par Jumbo, un garçon de dix ans qui se dit instable et vit obsédé par les morts. Sur cette plage se trouve aussi François, le frère de Vincent, qui est venu rendre visite à Zaza et Suzanne, leurs deux soeurs. Tous les quatre ont été marqués dans leur enfance par la mort de leur soeur Lili…
1994 1h44 la mère