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Film Index

Martin Balsam

Casting

Nationalité
 États-Unis
Naissance
4 novembre 1919
Mort
13 février 1996
Âge
76 ans
Membre de la famille
Balsam
Filmographie
9 films

Biographie

Martin Balsam est né le 4 novembre 1919 à New York, aux États-Unis, et il est décédé le 13 février 1996 à Rome, en Italie. Fils d’immigrants juifs russes, il incarne une génération d’acteurs américains formés à la dure, pour qui le métier relevait autant de la technique que de la vérité humaine. Martin Balsam a passé une grande partie de sa carrière dans l’ombre des têtes d’affiche, mais avec une constance et une justesse qui lui ont valu l’estime des réalisateurs les plus exigeants et des cinéphiles attentifs.

Membre de l’Actors Studio, il débute au théâtre et apprend à jouer dans la tradition du réalisme psychologique, chère à Lee Strasberg. Cette approche rigoureuse du jeu va teinter toute sa carrière : Martin Balsam ne joue pas pour briller, mais pour servir l’histoire. Et c’est sans doute ce qui fait de lui l’un des seconds rôles les plus fiables du cinéma américain des années 50 à 80.

Un acteur caméléon au service du cinéma de son époque

La force de Martin Balsam, c’est sa capacité à incarner des personnages du quotidien, des hommes ordinaires, souvent fatigués ou désabusés, mais toujours profondément humains. Il n’est pas là pour voler la vedette, mais sans lui, bien souvent, les films manqueraient d’ancrage.

Il accède à une reconnaissance internationale grâce à 12 Angry Men (Douze hommes en colère, 1957), où il interprète le juré numéro 1, calme et méthodique. Un rôle discret mais essentiel dans ce huis clos légendaire. Deux ans plus tard, il apparaît dans Psycho (1960) d’Alfred Hitchcock, dans la peau du détective Arbogast. Sa scène de mort, brutale et glaçante, reste encore aujourd’hui l’une des plus marquantes du cinéma d’horreur.

Mais c’est en 1965 que Martin Balsam obtient la consécration avec un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, pour A Thousand Clowns, où il campe le frère raisonnable d’un homme fantasque. Ce prix vient récompenser une qualité rare : celle de toujours trouver la note juste, même dans des situations décalées.

Un visage familier dans des films cultes

Difficile de dresser une liste exhaustive de ses apparitions tant Martin Balsam a tourné. On le retrouve dans Catch-22, Little Big Man, All the President’s Men, Cape Fear (version 1962), Tora! Tora! Tora!, The Taking of Pelham One Two Three, Murder on the Orient Express… À chaque fois, il incarne un personnage différent, mais crédible, souvent lié à une fonction (juge, journaliste, médecin, policier…), comme s’il représentait une certaine idée du citoyen américain lambda, ni héros ni salaud, mais toujours humain.

C’est aussi l’un de ces acteurs capables de passer du cinéma d’auteur au cinéma de studio sans perdre son intégrité. Il joue aussi bien chez Sidney Lumet que dans des films à grand spectacle. Il apporte la même rigueur, qu’il tienne un rôle principal ou une brève apparition. Et si certains visages changent avec la mode, Martin Balsam, lui, semble traverser les époques avec le même regard légèrement fatigué, mais profondément vrai.

Un pilier du métier d’acteur, respecté par ses pairs

Pour beaucoup dans la profession, Martin Balsam représentait l’idéal du comédien de caractère : fiable, investi, sans ego démesuré. Il n’a jamais cherché la lumière, mais n’a jamais fui les responsabilités non plus. Il faisait partie de ces rares acteurs capables de porter un film sur leurs épaules sans jamais avoir besoin de crier.

Il a aussi transmis, d’une certaine manière, cet héritage artistique à sa fille, Talia Balsam, elle-même actrice respectée à la télévision comme au cinéma. Une filiation discrète, mais révélatrice d’un certain rapport au métier : travailler sérieusement, sans se prendre trop au sérieux.

Vers la fin de sa carrière, Martin Balsam tourne de plus en plus en Europe, notamment en Italie, où il s’installe et finit par s’éteindre. Une sortie de scène loin de Hollywood, à son image : élégante, modeste, presque silencieuse.

Une figure incontournable du cinéma américain classique

Aujourd’hui, Martin Balsam n’est pas forcément un nom que l’on cite en premier, mais son visage revient sans cesse quand on explore les grands films du XXe siècle. Il est un repère dans le paysage du cinéma américain, un de ces acteurs qui donnent aux films leur densité, leur crédibilité, leur gravité.

Il incarne une époque où le métier d’acteur n’était pas un terrain de conquête égotique, mais un travail de fond, au service d’une histoire, d’un personnage, d’un univers. Et même s’il n’a jamais été une star au sens hollywoodien du terme, Martin Balsam reste une présence cinématographique précieuse, indissociable de certains chefs-d’œuvre du 7e art.

Il n’a pas eu besoin de jouer les héros. Il a préféré jouer vrai. Et c’est peut-être ce qui le rend si intemporel.

Filmographie

  • Le Silence des jambons
    Tout public

    L'agent fédéral Joe Di Fostar, jeune recrue du FBI, est actuellement sur une affaire de tueur en série qui possède à son compte pas moins de 120 meurtres, aidé par le docteur Animal Cannibal Pizza, célèbre tueur en série maintenant complètement isolé dans une prison de haute sécurité, celle des dingues d'Hollywood. Mais sa petite amie Jane a dérobé à son patron un magot et prend la fuite. Elle s'arrête dans un motel où le réceptionniste lui attribue la chambre 13...

    1994 1h21 Det. Martin Balsam

  • Les Nerfs à vif
    Interdit aux moins de 12 ans

    Max Cady est un véritable psychopathe qui, à sa sortie de prison, n'a plus qu'une idée en tête : la vengeance. Sa cible est son ancien avocat, Sam Bowden, qu'il soupçonne d'avoir dissimulé des informations à la justice qui auraient pu l'innocenter. Cady commence à terroriser la famille, flirtant constamment avec la légalité sans jamais la franchir. Il s'en prend même à la fille de 15 ans. Lorsqu'il assassine un détective privé engagé pour le retrouver, c'en est trop. Bowden et sa famille prennent la fuite, mais Cady est déterminé à ne pas se laisser faire…

    1991 2h08 Judge

  • Les Hommes du Président
    Tout public

    Les journalistes Woodward et Bernstein découvrent certains éléments à l’origine du plus grand scandale politique de l’après‐guerre que fut l’affaire du Watergate qui n'avait d'autres manœuvres que de faire démissionner le président Nixon…

    1976 2h19 Howard Simons

  • Catch-22
    Interdit aux moins de 12 ans

    Durant la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Yossarian, de l'US Air Force, obsédé par la possibilité de perdre la vie lors d'une de ses nombreuses missions aériennes, tente de se faire passer pour un fou. Malheureusement, personne ne le croit, et il est contraint d'assister à toutes les absurdités que la guerre laisse inévitablement derrière elle : les massacres inutiles, l'obéissance aveugle et les ordres illogiques.

    1970 2h00 Col. Cathcart

  • Tora ! Tora ! Tora !
    Tout public

    Washington, 1939. Grâce à une machine de décryptage, les États-Unis déchiffrent le code radio japonais. Cependant, le colonel Bratton se plaint que les commandants n'y aient pas accès. Malgré les signes d'une attaque japonaise imminente, ces rapports ne sont pas pris au sérieux. Le 7 décembre 1941, l'impensable se produit : les Japonais attaquent la base américaine de Pearl Harbor.

    1970 2h24 Admiral Husband E. Kimmel

  • Aux postes de combat
    Tout public

    Durant la guerre froide, le destroyer ultra moderne U.S.S. Bedford, équipé pour la chasse aux sous-marins, patrouille le long de la côte du Groenland. Il est commandé par le capitaine Finlander, un homme craint et respecté par son équipage. Ben Munceford, un journaliste libéral, arrive à bord avec l'autorisation de faire un reportage. Il est accompagné par le médecin Chester Potter qui découvre avec stupéfaction que les membres de l'équipage, redoutant leur commandant, ne se déclarent jamais malades.... Produit par Richard Widmark dans l'esprit de Docteur Folamour, contre tous ceux qui durant la guerre froide souhaitaient la guerre avec l'URSS. Richard Widmark compose à contre-emploi le capitaine fou.

    1965 1h40 Lieut Cmdr. Chester Potter, M.D., U.S.N.

  • Diamants sur canapé
    Tout public

    Holly Golightly dissimule habilement son passé aux autres, parfois même à elle-même, préférant se consacrer aux plaisirs raffinés de la vie. Elle se délecte du luxe comme si elle avait baigné dans le présent dès son plus jeune âge. Aux soirées mondaines new-yorkaises, elle incarne à merveille l'insouciance d'une fêtarde. En secret, elle rêve d'un mari fortuné. Mais c'est l'écrivain sans le sou, Paul Varjak, qui, peu à peu, conquiert son cœur. Elle le repousse cependant et accepte d'épouser le riche propriétaire terrien José da Silva Pereira. Mais voilà que son ex-mari réapparaît, et Paul découvre que le véritable nom d'Holly est Lula Mae Barnes.

    1961 2h00 O.J. Berman

  • Psychose
    Interdit aux moins de 12 ans

    Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l'entend. Son travail ne la passionne plus, son amant ne peut l'épouser car il doit verser une énorme pension alimentaire le laissant sans le sou… Mais un beau jour, son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s'enfuit avec l'argent. Très vite la panique commence à se faire sentir. Partagée entre l'angoisse de se faire prendre et l'excitation de mener une nouvelle vie, Marion roule vers une destination qu'elle n'atteindra jamais. La pluie est battante, la jeune femme s'arrête près d'un motel, tenu par un sympathique gérant nommé Norman Bates, mais qui doit supporter le caractère possessif de sa mère. Après un copieux repas avec Norman, Marion prend toutes ses précautions afin de dissimuler l'argent. Pour se délasser de cette journée, elle prend une douche…

    1960 1h49 Private Det. Milton Arbogast

  • Douze Hommes en colère
    Tout public

    Un jeune homme d'origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l'unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu'il a un doute et que la vie d'un homme mérite quelques heures de discussion. Il s'emploie alors à les convaincre un par un.

    1957 1h35 Juror 1