Mark Osborne
Casting Divers Réalisation Montage Effets visuels Écriture
- Nationalité
- États-Unis
- Naissance
- 17 septembre 1970 à Trenton (États-Unis)
- Âge
- 56 ans
- Autre nom
- Mark Randolph Osborne
- Récompenses
- 2 nominations et 0 victoire
- Filmographie
- 4 films
Biographie
Mark Osborne, de son nom complet Mark Randolph Osborne, né le 17 septembre 1970 à Trenton, dans le New Jersey, est un réalisateur, animateur, scénariste et producteur américain. Formé à l’animation expérimentale au California Institute of the Arts, il se fait connaître avec le court métrage en volume More, nommé aux Oscars en 1999. Il coréalise ensuite Kung Fu Panda pour DreamWorks Animation, puis réalise Le Petit Prince, adaptation du livre d’Antoine de Saint-Exupéry mêlant animation numérique et stop motion.
CalArts et l’animation expérimentale
Mark Osborne étudie d’abord l’art au Pratt Institute de New York avant d’intégrer le California Institute of the Arts. Il y suit le cursus d’Experimental Animation et obtient son Bachelor of Fine Arts en 1992. CalArts le compte aujourd’hui parmi les anciens élèves marquants de cette filière, aux côtés de cinéastes et animateurs ayant développé des pratiques très différentes de l’animation industrielle traditionnelle.
Son travail d’étudiant lui permet déjà d’expérimenter le volume, la prise de vues réelle et différentes techniques artisanales. Son film de fin d’études, Greener, circule dans de nombreux festivals. Après son diplôme, il continue à réaliser des courts métrages et travaille également sur des clips, notamment pour « Weird Al » Yankovic.
Il revient ensuite à CalArts comme enseignant en stop motion. Cette pratique reste importante dans son parcours même lorsque sa carrière s’oriente vers de grands studios d’animation numérique.
More, un court métrage déterminant
En 1998, Mark Osborne écrit et réalise More, film d’animation en volume d’environ six minutes. Dans un univers industriel gris et déshumanisé, un inventeur cherche à retrouver le sentiment de bonheur de son enfance et met au point un produit qui transforme temporairement la perception du monde. Le film utilise la chanson instrumentale Elegia de New Order.
Le tournage dure plus de neuf mois. More devient le premier court métrage d’animation en stop motion réalisé pour une projection au format IMAX. Cette contrainte technique donne au projet une dimension inhabituelle pour une production indépendante de cette durée.
Présenté au Festival de Sundance en 1999, le film reçoit un prix du jury pour le court métrage. Il est également nommé à l’Oscar du meilleur court métrage d’animation, avec le producteur Steve Kalafer. Cette nomination constitue la première reconnaissance majeure de Mark Osborne par l’industrie cinématographique américaine.
L’Academy Film Archive conserve aujourd’hui More ainsi que plusieurs autres travaux de Mark Osborne, parmi lesquels Greener et Dropping Out.
Entre animation et prises de vues réelles
Mark Osborne ne se limite pas immédiatement à l’animation. En 2000, il réalise Dropping Out, long métrage en prises de vues réelles écrit par son frère Kent Osborne. Le film appartient à une veine indépendante très différente de celle des grandes productions auxquelles il participera ensuite.
Il rejoint également l’univers de Bob l’éponge. Il travaille sur plusieurs épisodes de la série et réalise les séquences en prises de vues réelles de Bob l’éponge, le film, sorti en 2004 sous la direction principale de Stephen Hillenburg. Cette expérience lui permet de travailler dans un univers où animation et réel sont volontairement associés.
Cette alternance entre techniques devient l’une des caractéristiques les plus durables de son travail. Mark Osborne s’intéresse moins à la défense d’une méthode unique qu’à la possibilité d’utiliser une technique particulière pour différencier des niveaux de récit ou des états émotionnels.
Kung Fu Panda et DreamWorks
DreamWorks Animation confie ensuite à Mark Osborne et John Stevenson la réalisation de Kung Fu Panda, sorti en 2008. Le film raconte l’apprentissage de Po, panda passionné d’arts martiaux mais dépourvu de l’apparence physique attendue d’un guerrier, qui est choisi pour devenir le légendaire Guerrier Dragon.
Le projet constitue pour Mark Osborne un changement d’échelle considérable. Il passe d’un cinéma artisanal et indépendant à une production d’animation numérique mobilisant plusieurs centaines d’artistes et destinée à une diffusion mondiale. CalArts présente Kung Fu Panda comme son premier grand projet de studio.
Le film reçoit en 2009 une nomination à l’Oscar du meilleur film d’animation, attribuée conjointement à John Stevenson et Mark Osborne. Il est finalement devancé par WALL-E d’Andrew Stanton.
Kung Fu Panda connaît également un important succès aux Annie Awards. Stevenson et Mark Osborne reçoivent le prix de la meilleure réalisation d’un long métrage d’animation, tandis que le film est récompensé dans de nombreuses autres catégories.
Adapter Le Petit Prince sans reproduire le livre
Après Kung Fu Panda, Mark Osborne s’engage dans un projet beaucoup plus personnel : adapter Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Il connaît le livre depuis ses années d’études, lorsqu’un exemplaire lui avait été offert par celle qui deviendrait son épouse alors qu’ils vivaient une relation à distance. Il explique que cette lecture avait accompagné une période où il cherchait lui-même sa voie comme artiste.
Plutôt que de transposer directement le texte de Saint-Exupéry en long métrage, Mark Osborne choisit de construire une histoire contemporaine autour de lui. Une petite fille soumise par sa mère à un emploi du temps entièrement organisé rencontre un vieil aviateur qui lui raconte l’histoire du Petit Prince. Le livre devient ainsi un récit à l’intérieur du récit principal.
Cette structure répond à une difficulté qu’il identifie dès le développement : il craint qu’un livre aussi bref et construit sur des épisodes autonomes perde sa force s’il était simplement étiré pour atteindre la durée d’un long métrage. Son objectif est donc moins d’illustrer chaque chapitre que de montrer ce que la lecture du livre peut produire dans la vie d’un personnage.
Deux techniques pour deux mondes
Le Petit Prince repose sur deux modes d’animation clairement séparés. Le quotidien de la petite fille est réalisé en images de synthèse, avec des formes géométriques et un environnement très ordonné. Les passages correspondant au récit de Saint-Exupéry utilisent au contraire une animation en volume constituée notamment de personnages et de décors à l’aspect de papier.
Cette opposition visuelle permet à Mark Osborne de revenir à la stop motion de ses débuts tout en travaillant dans le cadre d’un long métrage international en images numériques. Elle rapproche aussi les séquences consacrées au Petit Prince des aquarelles originales de Saint-Exupéry sans chercher à les reproduire littéralement.
Le projet possède plusieurs liens avec sa vie familiale. Le personnage de la petite fille est en partie inspiré de sa fille et son fils Riley Osborne prête sa voix au Petit Prince dans la version originale. Mark Osborne avait par ailleurs pris l’habitude de lire le livre à ses enfants.
Cannes et le César
Le Petit Prince est présenté hors compétition au Festival de Cannes en mai 2015. Mark Osborne y défend publiquement le principe d’une adaptation qui raconte moins le livre lui-même que les effets qu’il peut exercer sur ceux qui le découvrent.
Le film réunit dans sa version originale des interprètes comme Jeff Bridges, Mackenzie Foy, Rachel McAdams, Paul Rudd et Marion Cotillard. Il s’agit d’une production française d’On Animation Studios, produite notamment par Dimitri Rassam et Aton Soumache.
En 2016, Le Petit Prince reçoit le César du meilleur film d’animation. L’Académie des César crédite Mark Osborne comme réalisateur du film, avec Dimitri Rassam, Aton Soumache et Alexis Vonarb à la production.
Cette récompense prolonge un parcours où Mark Osborne conserve un lien constant avec les techniques artisanales de ses débuts tout en travaillant dans des productions de grande ampleur : More, Kung Fu Panda et Le Petit Prince correspondent ainsi à trois échelles de production très différentes, mais reposent toutes sur son intérêt pour des personnages confrontés à la perte, au désir ou à la nécessité de retrouver une part d’enfance.
Filmographie
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KlausTout publicUn facteur égoïste et un fabricant de jouets solitaire forgent une amitié improbable, apportant la joie à une bourgade sombre et froide qui en a désespérément besoin.
2019 1h38 Remerciements
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Le Petit PrinceTout publicC’est l’histoire d’une histoire. C’est l’histoire d’une petite fille, intrépide et curieuse, qui vit dans un monde d’adultes. C’est l’histoire d’un aviateur, excentrique et facétieux, qui n’a jamais vraiment grandi. C’est l’histoire du Petit Prince qui va les réunir dans une aventure extraordinaire.
2015 1h46 Réalisateur Scénariste
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Kung Fu PandaTout publicPassionné, costaud et quelque peu maladroit, Po est sans conteste le plus grand fan de kung‐fu. Serveur dans le restaurant de nouilles de son père, son habileté reste encore à prouver. Élu pour accomplir une ancienne prophétie, Po rejoint le monde du kung‐fu afin d'apprendre les arts martiaux auprès de ses idoles, les légendaires Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe, sous les ordres de leur professeur et entraîneur, Maître Shifu. Mais Taï Lung, le léopard des neiges fourbe et animé d'un désir de vengeance, approche à grands pas, et c'est Po qui sera chargé de défendre la vallée face à cette menace grandissante.
2008 1h22 Pig Patron (voix) Réalisateur
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MoreTout publicUn ouvrier d'usine dans un monde sombre et gris assemble des appareils qui promettent le bonheur. Pendant son temps libre, il bricole pour créer quelque chose de mieux, et réussit finalement à perfectionner son invention, qui permet aux gens de voir la vie à travers des lunettes de couleur rose, mais il doit payer un prix pour son succès.
1998 0h06 Cinématographie Réalisateur Monteur Animation Animateur CG Scénariste
Récompenses
2
nominations
0
victoire
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1
2009
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1
1999