Mario Pecqueur
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 5 juillet 1946
- Décédé le
- 6 juillet 2022
- Âge
- 76 ans
- Autre nom
-
- Mario Antonio Lucciano Pecqueur
- Filmographie
- 3 films
Mario Pecqueur, né le 5 juillet 1946 à Rouen et mort le 6 juillet 2022 à Eaubonne, est un acteur français, également actif dans le doublage et la mise en scène.
La formation théâtrale de Mario Pecqueur
Le Conservatoire de Rouen constitue l’un des premiers cadres de formation de Mario Pecqueur. Il y suit l’enseignement de Jean Chevrin et obtient un Premier Prix de comédie moderne. Reçu ensuite à l’École de la rue Blanche à Paris, il poursuit son apprentissage dans un environnement professionnel lié au théâtre public et aux grandes scènes parisiennes.
Le théâtre marque fortement ses débuts. Mario Pecqueur joue dans Le Misanthrope de Molière au Théâtre du Vieux-Colombier, dans une mise en scène de Michel Vitold. En 1969, il rejoint la troupe du TNP pour Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre, mis en scène par Georges Wilson. Cette activité scénique précède une carrière d’écran nourrie, sans effacer son rattachement initial au plateau.
Mario Pecqueur sur scène
La carrière théâtrale de Mario Pecqueur comprend plusieurs dizaines de pièces. Il travaille notamment avec la Compagnie Llorca et apparaît dans des œuvres du répertoire classique ou contemporain. Son parcours scénique inclut Tête d’Or de Paul Claudel, Douze Hommes en colère de Reginald Rose et la Trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, où il interprète Monsieur Brun dans une mise en scène de Jean-Luc Tardieu.
L’activité de Mario Pecqueur ne se limite pas à l’interprétation. Il donne des cours de théâtre et met en scène Fin de jour (Étoiles rouges) de Pierre Bourgeade. Cette part pédagogique et scénique accompagne son travail d’acteur à la télévision, où son visage devient plus familier du grand public.
La télévision dans la notoriété de Mario Pecqueur
La télévision occupe une place importante dans la carrière de Mario Pecqueur. Il apparaît dans de nombreuses fictions françaises, notamment Les Misérables de Marcel Bluwal, Marc et Sophie, Tribunal, Maigret, Le Clan Pasquier, La Nouvelle Clara Sheller, L’Abolition et Camping Paradis. Ces rôles documentent une présence régulière dans les productions télévisées françaises sur plusieurs décennies.
Le rôle du commissaire divisionnaire Blondel dans Les Cordier, juge et flic reste le plus associé à Mario Pecqueur. Il reprend ensuite ce personnage dans Commissaire Cordier. Cette continuité installe son nom dans l’univers policier télévisuel français, aux côtés de Pierre Mondy et Bruno Madinier.
Le cinéma dans le parcours de Mario Pecqueur
Au cinéma, Mario Pecqueur apparaît dès les années 1970 dans Peau d’Âne de Jacques Demy et La Liberté en croupe d’Édouard Molinaro. Sa filmographie comprend ensuite Le Bâtard, À notre regrettable époux, L’Inconnu dans la maison, Les Misérables, La Taule, Deux Jours à tuer, Malavita, Des nouvelles de la planète Mars et L’Ascension.
Ces apparitions l’inscrivent dans des productions françaises de formats variés, avec des rôles le plus souvent secondaires. Dans L’Inconnu dans la maison, réalisé par Georges Lautner, Mario Pecqueur tient le rôle du juge d’instruction. Dans Malavita, réalisé par Luc Besson, il apparaît dans un film franco-américain porté par Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones.
La voix française de Mario Pecqueur
Le doublage constitue une part documentée de l’activité de Mario Pecqueur. Il prête sa voix à plusieurs acteurs étrangers dans des films, des séries, des documentaires et des jeux vidéo. Son nom est notamment associé aux voix françaises de Fabrizio Bentivoglio, David Clennon, Jack Gilpin, Anton Lesser et Patrick Malahide dans différentes productions.
Dans l’animation, Mario Pecqueur participe à la version française de Coco, film de Pixar sorti en 2017, où il prête sa voix à Papa Julio. Il intervient aussi dans le doublage de jeux vidéo, dont Assassin’s Creed Rogue et Assassin’s Creed Syndicate. Cette activité vocale prolonge son métier d’acteur dans un espace où la présence passe par le timbre, le rythme et la précision du texte.