Leo Tolstoy
Écriture
- Nationalité
- Union soviétique
- Naissance
- 9 septembre 1828
- Mort
- 20 novembre 1910
- Âge
- 82 ans
- Autre nom
- Lev Nikolaïevitch Tolstoï
- Filmographie
- 3 films
Biographie
Léon Tolstoï, né Lev Nikolaïevitch Tolstoï, est un écrivain et penseur russe, né le 9 septembre 1828 à Iasnaïa Poliana, dans le gouvernement de Toula de l’Empire russe, et mort le 20 novembre 1910 à Astapovo, dans le gouvernement de Riazan, à l’âge de 82 ans. Il appartient à une famille de la noblesse russe.
Iasnaïa Poliana et les années de formation
Léon Tolstoï perd sa mère alors qu’il est encore enfant, puis son père quelques années plus tard. Avec ses frères et sa sœur, il est confié à différents membres de sa famille avant de s’installer à Kazan. Il entre à l’université impériale de Kazan, où il entreprend des études qu’il ne mène pas jusqu’au diplôme.
Après avoir quitté l’université, Léon Tolstoï revient à Iasnaïa Poliana, domaine familial auquel il restera étroitement lié pendant toute son existence. Ses premières tentatives pour administrer la propriété et modifier les conditions de vie des paysans précèdent son engagement militaire. Dans les années 1850, il commence également à écrire les textes autobiographiques qui formeront Enfance, Adolescence et Jeunesse.
Le Caucase et la guerre de Crimée
En 1851, Léon Tolstoï rejoint son frère Nikolaï dans le Caucase et entre dans l’armée russe. Cette expérience fournit une partie de la matière de ses premiers récits et nourrit plus tard Les Cosaques.
Il participe ensuite à la guerre de Crimée, notamment à la défense de Sébastopol. Les combats donnent naissance aux Récits de Sébastopol, publiés pendant la guerre. Ces textes placent directement l’expérience du soldat, les blessures et la mort au centre de son écriture, bien avant que sa critique du militarisme ne devienne explicite dans ses essais religieux et politiques.
Après son départ de l’armée, Léon Tolstoï voyage en Europe et revient à Iasnaïa Poliana. À partir de 1861, il s’intéresse particulièrement à l’éducation des enfants paysans et participe aux efforts destinés à régler les conflits entre propriétaires et anciens serfs après l’abolition du servage.
Guerre et Paix et Anna Karénine
En 1862, Léon Tolstoï épouse Sofia Andreïevna Behrs et s’installe avec elle à Iasnaïa Poliana. C’est pendant les années suivantes qu’il écrit les deux romans qui établissent durablement sa réputation internationale. Guerre et Paix paraît dans les années 1860 et associe plusieurs familles aristocratiques russes aux guerres napoléoniennes.
Avec Anna Karénine, publié dans les années 1870, Léon Tolstoï construit deux récits familiaux autour d’Anna Karénine et de Konstantin Lévine. Les deux romans sont devenus des références centrales du réalisme littéraire russe et figurent parmi les œuvres les plus étudiées de l’écrivain.
La vie familiale de Léon Tolstoï reste étroitement liée au travail littéraire. Sofia Tolstoï recopie notamment plusieurs versions manuscrites de Guerre et Paix et participe matériellement à la préparation de ses textes, tandis que le couple élève une famille nombreuse.
Une crise religieuse et une nouvelle conception du christianisme
À la fin des années 1870, Léon Tolstoï traverse une profonde crise spirituelle qu’il analyse dans Confession. Il s’éloigne progressivement des doctrines de l’Église orthodoxe russe et élabore une interprétation personnelle du christianisme centrée sur les enseignements moraux de Jésus, la non-violence et le refus de la coercition.
Cette pensée nourrit plusieurs ouvrages religieux et philosophiques. Léon Tolstoï condamne notamment la guerre, le service militaire et l’usage de la violence par les États. Son antimilitarisme devient suffisamment identifié pour motiver plusieurs de ses nominations au prix Nobel de la paix, dont une candidature présentée en 1909 par quatre membres du Parlement norvégien.
Ses positions provoquent un conflit ouvert avec l’Église orthodoxe russe. En 1901, le Saint-Synode prononce contre lui une mesure d’exclusion de la communion ecclésiastique. Cette rupture intervient après plusieurs décennies durant lesquelles ses écrits religieux avaient directement contesté des dogmes et des institutions de l’Église.
La Mort d’Ivan Ilitch et Résurrection
La période religieuse de Léon Tolstoï n’interrompt pas son travail de fiction. En 1886, il publie La Mort d’Ivan Ilitch, récit consacré à un magistrat confronté à une maladie mortelle et à l’effondrement des valeurs qui avaient organisé son existence.
Son dernier grand roman, Résurrection, paraît en 1899. Il suit le prince Nekhlioudov après sa rencontre, comme juré, avec une femme qu’il avait autrefois séduite et abandonnée. Léon Tolstoï y développe notamment sa critique de la justice pénale, de la propriété et des institutions religieuses.
Les revenus liés au roman sont en partie destinés à soutenir les Doukhobors, communauté chrétienne pacifiste persécutée dans l’Empire russe et dont plusieurs milliers de membres émigrent au Canada à la fin du XIXe siècle.
Dix-neuf nominations au prix Nobel
Léon Tolstoï ne reçoit jamais le prix Nobel. Les archives officielles de la Fondation Nobel recensent pourtant 19 nominations à son nom, réparties entre le prix de littérature et le prix de la paix. Les candidatures littéraires commencent en 1902 et comptent parmi leurs auteurs Anatole France, Ludovic Halévy et Marcellin Berthelot.
Il est également proposé pour le prix Nobel de la paix en 1901, 1902 et 1909. Les archives Nobel indiquent qu’il ne souhaitait pas recevoir cette récompense et qu’il avait fait savoir qu’il la refuserait si elle lui était attribuée.
Les derniers jours à Astapovo
À l’automne 1910, les tensions familiales autour de son mode de vie, de ses manuscrits et de ses droits d’auteur sont devenues particulièrement fortes. Léon Tolstoï quitte Iasnaïa Poliana en octobre accompagné de son médecin.
Malade pendant le voyage, il doit interrompre son déplacement à la petite gare d’Astapovo. Le chef de gare met son logement à sa disposition. Léon Tolstoï y meurt le 20 novembre 1910, à 82 ans.
Il est enterré à Iasnaïa Poliana, dans un lieu du domaine lié à un souvenir d’enfance partagé avec son frère Nikolaï.
Filmographie
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2012 2h09 Auteur du roman
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