Lawrence Monoson
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 11 août 1964 à Yonkers (États-Unis)
- Âge
- 62 ans
- Filmographie
- 3 films
Lawrence Monoson naît le 11 août 1964 à Yonkers, dans l’État de New York. Il explique avoir voulu devenir acteur depuis l’enfance, sans pouvoir identifier un moment précis où cette vocation serait apparue. Encore adolescent, il participe à des auditions organisées pour The Last American Virgin, remake américain du film israélien Lemon Popsicle. Initialement candidat pour un rôle secondaire, il est finalement choisi par le réalisateur Boaz Davidson pour interpréter Gary, le personnage principal, devant environ deux cents autres prétendants.
Le tournage se déroule alors qu’il n’a que 17 ans. Sorti en 1982, The Last American Virgin se présente d’abord comme une comédie sexuelle adolescente typique de son époque, mais adopte progressivement un registre beaucoup plus amer. Gary tombe amoureux de Karen, interprétée par Diane Franklin, tandis que son meilleur ami séduit la jeune femme. La conclusion, volontairement dépourvue de résolution heureuse, contribue à distinguer le film de nombreuses comédies adolescentes contemporaines.
Pour Monoson, le passage est particulièrement brutal : il racontera être passé presque immédiatement de l’anonymat d’un adolescent de Yonkers à une forme de célébrité liée au film, expérience qu’il dit avoir trouvée difficile à gérer.
La célébrité précoce et une période d’incertitude
Le succès de ce premier rôle ne conduit pourtant pas immédiatement à une succession de grands films. Monoson connaît au contraire une période d’environ un an sans travailler. À cette époque, il poursuit également des études à UCLA, signe qu’il n’est pas encore installé de manière assurée dans une carrière hollywoodienne.
C’est dans ce contexte qu’il accepte Friday the 13th: The Final Chapter. Monoson expliquera plus tard qu’il connaissait la franchise sans être particulièrement amateur de ce genre de films. Sa préoccupation immédiate était plus pratique : le tournage risquait de lui faire manquer des examens universitaires.
Ted dans Friday the 13th: The Final Chapter
Sorti en 1984, le quatrième Vendredi 13 lui confie le rôle de Ted Cooper, surnommé « Teddy ». Il fait partie du groupe de jeunes adultes venus passer quelques jours près de Crystal Lake et partage plusieurs scènes avec Jimmy, interprété par Crispin Glover.
Le film devait alors donner l’impression de conclure définitivement la série, comme l’indique son titre The Final Chapter. Il connaît toutefois un succès considérable dès sa sortie : selon les données conservées par l’American Film Institute, sa production avait coûté environ 2, 2 millions de dollars et il avait déjà rapporté quelque 11 millions durant ses trois premiers jours d’exploitation.
Le personnage de Ted devient avec le temps l’un des rôles les plus identifiés à Monoson auprès des amateurs de cinéma d’horreur. Il reviendra d’ailleurs sur cette expérience des années plus tard dans les documentaires rétrospectifs consacrés à la franchise, notamment His Name Was Jason: 30 Years of Friday the 13th et Crystal Lake Memories.
Mask et un changement de registre
Dès l’année suivante, Monoson apparaît dans un film très différent : Mask, réalisé par Peter Bogdanovich. Inspiré de l’histoire réelle de Roy « Rocky » Dennis, adolescent atteint de dysplasie craniodiaphysaire, le film réunit Eric Stoltz, Cher et Sam Elliott. Monoson y incarne Ben, l’un des amis proches de Rocky.
Le rôle est secondaire mais s’inscrit dans le noyau affectif du récit. Ben et Rocky partagent notamment leur passion pour les motos et envisagent un voyage ensemble après leurs études. Cette participation permet à Monoson de quitter rapidement l’image de comédie adolescente puis de slasher attachée à ses deux premiers films importants pour rejoindre un drame produit par un grand studio.
Il poursuit cette orientation dramatique avec Gaby: A True Story en 1987, inspiré de la vie de Gabriela Brimmer, puis avec plusieurs productions destinées à la télévision.
Une carrière largement tournée vers la télévision
À partir des années 1990, la télévision devient l’essentiel de l’activité de Monoson. Il apparaît dans And the Band Played On, adaptation HBO du livre de Randy Shilts consacré aux premières années de l’épidémie de sida, puis enchaîne les rôles d’invité ou récurrents dans de nombreuses séries.
Il joue notamment Jon Farrino dans plusieurs épisodes de Beverly Hills, 90210, Dean Rollins dans ER et Joey « The Rock » Manelli dans sept épisodes de Resurrection Blvd.. En 1997, il obtient l’un des rôles principaux de Prince Street, série policière centrée sur des agents infiltrés new-yorkais, mais le programme connaît une diffusion très brève.
Sa carrière se caractérise ensuite par une succession de personnages ponctuels dans des séries très installées : The Practice, Murder, She Wrote, JAG, CSI, 24, NCIS, Medium, Without a Trace, The Closer ou encore Cold Case.
Deux passages par l’univers Star Trek
Monoson fait également partie des acteurs ayant interprété des personnages différents dans deux séries de la franchise Star Trek. En 1993, il apparaît dans Deep Space Nine sous les traits de Hovath, un jeune homme du village bajoran de l’épisode « The Storyteller ».
Huit ans plus tard, il revient dans Star Trek: Enterprise. Il y interprète Matthew Ryan, premier officier du cargo Fortunate, dans l’épisode du même nom. Ces apparitions illustrent bien la seconde partie de sa carrière, pendant laquelle il travaille surtout comme acteur invité capable de passer rapidement d’un univers télévisuel à un autre.
Une présence progressivement plus rare à l’écran
Au cinéma, Monoson apparaît encore dans Starship Troopers 2: Hero of the Federation en 2004, où il interprète le lieutenant Pavlov Dill, puis dans Guns Before Butter en 2005. Ses apparitions télévisées se raréfient ensuite ; parmi ses derniers rôles recensés figure Rudy Aronika dans un épisode de CSI: NY diffusé en 2010.
Il réapparaît néanmoins en son propre nom dans des documentaires consacrés à Vendredi 13, signe de la longévité particulière de cette partie de sa carrière auprès du public. Son parcours reste surtout associé à trois films réalisés alors qu’il était encore extrêmement jeune, The Last American Virgin, Friday the 13th: The Final Chapter et Mask, avant une transition durable vers les rôles de caractère à la télévision américaine.