Laure Paillette
Casting
- Nationalité
- France
- Naissance
- 5 octobre 1896 à Andenne (Belgique)
- Mort
- 14 mars 1968
- Âge
- 71 ans
- Autre nom
- Laure Marie Eugénie Lapaille
- Filmographie
- 4 films
Biographie
Laure Paillette, née Laure Marie Eugénie Lapaille, est une actrice française d’origine belge, née le 5 octobre 1896 à Andenne, en Belgique, et morte le 14 mars 1968 à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Elle mène principalement sa carrière en France et apparaît dans plusieurs dizaines de films, presque toujours dans des seconds rôles ou de brèves apparitions.
Des débuts discrets avant une carrière régulière
Laure Paillette naît à Andenne dans une famille où son père, Ernest Joseph Lapaille, est commis des accises et sa mère, Eugénie Petit, ménagère. Elle adopte ensuite Paillette comme nom professionnel. De nationalité française, elle conserve dans les notices biographiques la mention de ses origines belges.
Sa première apparition cinématographique actuellement identifiée remonte à 1934, dans le moyen métrage La peinture adoucit les mœurs de Jean de Size, où elle joue une vachère. Elle apparaît ensuite en 1939 dans Paradis perdu d’Abel Gance. Son activité devient beaucoup plus régulière à partir des années 1940, notamment après Adieu Léonard de Pierre Prévert en 1943.
Cette carrière se construit presque entièrement dans les seconds rôles. Laure Paillette interprète fréquemment des domestiques, des concierges, des commerçantes ou des femmes rencontrées brièvement par les personnages principaux. Ces emplois parfois non crédités expliquent que le nombre exact de ses apparitions varie selon les bases, même si son activité cinématographique dépasse largement la cinquantaine de films.
Des personnages du quotidien dans le cinéma français
La physionomie et le registre de Laure Paillette conduisent régulièrement les réalisateurs à lui confier des personnages immédiatement identifiables par leur fonction sociale. Dans Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois, elle joue ainsi une employée des toilettes de la gare ; dans Les Misérables de Jean-Paul Le Chanois, elle interprète Toussainte, la servante de la rue Plumet.
Au cours des années 1950 et 1960, elle tourne avec plusieurs cinéastes importants du cinéma français. Laure Paillette apparaît notamment chez François Truffaut, Alain Resnais et Jacques Tati. Dans Les Quatre Cents Coups, elle tient un petit rôle de commère ; dans Muriel ou le Temps d’un retour, elle joue une cliente dans la rue. Pour Playtime, sorti en 1967, elle est créditée comme la première dame à la lampe.
Ces apparitions brèves participent à la représentation des espaces ordinaires du cinéma français de l’époque. Laure Paillette n’y occupe généralement que quelques plans, mais ses personnages sont associés à des lieux immédiatement reconnaissables, comme un café, un immeuble, une gare ou une boutique. Son travail repose ainsi moins sur des rôles développés que sur une succession de silhouettes caractérisées en quelques instants.
Une activité maintenue au théâtre
Le cinéma n’est pas le seul domaine dans lequel travaille Laure Paillette. Les Archives du spectacle recensent sa présence en 1946 dans Un souvenir d’Italie, écrit et mis en scène par Louis Ducreux au théâtre de l’Œuvre.
En 1962, elle joue également dans Hedda Gabler d’Henrik Ibsen, mise en scène par Raymond Rouleau au théâtre Montparnasse. Trois ans plus tard, elle retrouve Rouleau pour Le Fil rouge de Henry Denker. Ces engagements témoignent d’une activité scénique poursuivie parallèlement à ses nombreux petits rôles au cinéma.
Son travail à la télévision se développe surtout à partir de la fin des années 1950. Laure Paillette apparaît à plusieurs reprises dans Les Cinq Dernières Minutes, chaque fois dans un personnage différent, puis dans d’autres productions télévisées françaises au cours des années 1960.
Les dernières années de travail
Jusqu’à la fin de sa vie, Laure Paillette continue à accepter de petits rôles. En 1966, elle apparaît notamment dans Mademoiselle de Tony Richardson et La guerre est finie d’Alain Resnais. L’année suivante, Jacques Tati la dirige dans Playtime.
Plusieurs productions auxquelles elle participe sont diffusées ou sortent après sa mort. Elle apparaît ainsi dans la série Les Compagnons de Baal de Pierre Prévert et dans Les Dossiers de l’agence O. Ces derniers travaux prolongent une carrière commencée plus de trente ans auparavant.
Laure Paillette meurt à Clichy-la-Garenne le 14 mars 1968, à l’âge de 71 ans. Elle résidait alors à Vanves. Elle est inhumée au cimetière du Parc de Clamart.
Filmographie
-
MademoiselleTout publicMademoiselle, institutrice névrosée d’un petit village de Corrèze, profite de la venue estivale d’ouvriers italiens pour céder à ses fantasmes : elle allume des incendies, empoisonne le bétail… Pour les habitants, Manou, un bûcheron saisonnier italien doublé d’un séducteur irrésistible, apparaît comme le coupable idéal. Mademoiselle s’offre alors au bûcheron, avant de le dénoncer pour viol.
1966 1h43 Milk Woman (non-crédité)
-
La guerre est finieTout publicAlors qu’il se rend de Madrid à Paris, Diego, un dirigeant du Parti communiste espagnol, est arrêté à la frontière pour un contrôle d’identité mais parvient à s’enfuir. À son arrivée à Paris, il cherche l’un de ses camarades pour l’empêcher de se rendre à Madrid, où il risquerait d’être arrêté.
1966 1h57 Old Woman at Stairs
-
La VéritéTout publicLa séduisante Dominique Marceau comparaît devant le tribunal : elle est accusée d’avoir assassiné son amant, Gilbert, un étudiant en musique. Il apparaît rapidement que le procureur, un homme conservateur, cherche avant tout à faire condamner la jeune femme en raison de sa vie jugée « immorale ». Les témoignages brossent le portrait d’une femme avide de vivre, qui a fui la province pour Paris où elle a surtout multiplié les conquêtes masculines. L’avocat de la défense, Guérin, parviendra-t-il à renverser la situation ?
1960 2h10 La religieuse au chevet de Dominique (non-crédité)
-
Les Quatre Cents CoupsTout publicAntoine, treize ans, traverse une période difficile : sa mère froide et son beau-père ne se soucient pas de lui, et son professeur ne le prend pas au sérieux. Lorsqu’il aperçoit sa mère dans la rue avec son amant, il annonce à l’école qu’elle est morte. Pour ce mensonge, Antoine reçoit une gifle. Il fugue. Alors qu’il tente de voler de l’argent au bureau de son père, il est pris sur le fait et placé dans un foyer pour enfants. Antoine fugue à nouveau. Il veut atteindre la mer à tout prix, une mer qu’il n’a jamais vue…
1959 1h40 A Gossip (non-crédité)