Lau Kar-Leung

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Biographie

Lau Kar-leung, né le 28 juillet 1934 à Canton, dans la province chinoise du Guangdong, et mort le 25 juin 2013 à Hong Kong, est un réalisateur, chorégraphe de combats, acteur et maître d’arts martiaux hongkongais. Il est également crédité sous les noms de Liu Chia-liang et Lau Kar-lung.

L’héritage martial de Lau Kar-leung

Lau Kar-leung apprend le hung-gar auprès de son père, Lau Cham, disciple de Lam Sai-wing. Ce dernier avait lui-même étudié auprès de Wong Fei-hung, maître cantonais dont la vie a inspiré de nombreux films hongkongais. La famille s’installe à Hong Kong en 1948, alors que Lau Kar-leung poursuit sa formation dans les arts martiaux du sud de la Chine.

Le cinéma emploie d’abord Lau Kar-leung comme figurant et cascadeur. Son expérience martiale lui permet ensuite de régler des affrontements pour l’écran avec Tang Chia. Tous deux travaillent auprès du réalisateur Chang Cheh, notamment au sein de la Shaw Brothers, où leurs chorégraphies introduisent des techniques issues des écoles traditionnelles du Guangdong.

Chang Cheh et l’apprentissage du plateau par Lau Kar-leung

La collaboration avec Chang Cheh place Lau Kar-leung au cœur du renouvellement du cinéma d’action hongkongais durant les années 1960. Le chorégraphe participe à la conception des combats de Un seul bras les tua tous, succès majeur de la Shaw Brothers sorti en 1967. Son travail avec Tang Chia accompagne plusieurs productions du cinéaste avant son passage à la réalisation.

Le studio confie à Lau Kar-leung son premier long métrage comme réalisateur avec The Spiritual Boxer, sorti en 1975. Il dirige ensuite plus de vingt films pour la Shaw Brothers jusqu’à l’arrêt de la production cinématographique du studio au milieu des années 1980.

Les arts martiaux au centre du cinéma de Lau Kar-leung

Les films réalisés par Lau Kar-leung accordent une place précise aux lignées, aux techniques et à la transmission entre maîtres et élèves. La 36e Chambre de Shaolin, sorti en 1978 avec Gordon Liu, développe son récit autour des différentes étapes de l’entraînement monastique. Le cinéaste filme les exercices comme des éléments dramatiques dont les règles déterminent les mouvements des personnages.

Lau Kar-leung construit également certains scénarios autour de la confrontation entre plusieurs traditions martiales. Dans Les Huit Diagrammes de Wu-Lang, les armes et les déplacements prolongent les rapports entre les membres d’une même famille. Son travail limite fréquemment les câbles et les trampolines afin de conserver la lisibilité des gestes exécutés par les interprètes.

La collaboration avec Gordon Liu occupe une place régulière dans cette démarche. Frère adoptif de Lau Kar-leung, l’acteur interprète plusieurs élèves ou maîtres dont la progression repose sur un apprentissage détaillé. Lau Kar-leung apparaît lui-même devant la caméra dans certaines de ses réalisations, notamment dans Les Arts martiaux de Shaolin.

Les distinctions attribuées à Lau Kar-leung

La chorégraphie de Combats de maître, réalisé par Lau Kar-leung avec Jackie Chan, reçoit en 1995 le Hong Kong Film Award de la meilleure chorégraphie d’action. Le même travail avait obtenu l’année précédente le Golden Horse Award de la meilleure direction des arts martiaux.

En 2005, Lau Kar-leung partage le Golden Horse Award de la meilleure chorégraphie d’action pour Seven Swords de Tsui Hark. Le Hong Kong Film Awards lui remet en 2010 un prix récompensant l’ensemble de sa carrière. Son nom figure également sur l’Avenue of Stars de Hong Kong, où sa notice rappelle son activité de chorégraphe et de réalisateur.

Filmographie

3 sur 3 films

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