John Harkins
Casting
- Nationalité
- États-Unis
- Naissance
- 7 septembre 1932 à Saint-Louis (États-Unis)
- Mort
- 5 mars 1999
- Âge
- 66 ans
- Filmographie
- 3 films
Biographie
John Harkins, né le 7 septembre 1932 à Saint-Louis, dans le Missouri, et mort le 5 mars 1999 à Portola Valley, en Californie, est un acteur américain de théâtre, de cinéma et de télévision. Actif professionnellement à partir du milieu des années 1950, il travaille d’abord sur scène avant de multiplier les rôles de caractère à la télévision et au cinéma, notamment dans Bienvenue, Mister Chance, Absence de malice et Birdy.
L’Université de l’Iowa avant les scènes new-yorkaises
John Harkins grandit à Saint-Louis et fréquente la Normandy High School avant d’étudier à l’Université de l’Iowa. Les archives du journal universitaire le recensent dès 1951 dans la distribution de John Loves Mary, où il est alors étudiant en deuxième année. L’année suivante, il reçoit le Purple Mask, distinction du département d’art dramatique récompensant notamment le travail d’interprétation et de création scénique.
Sa carrière professionnelle commence au milieu des années 1950. John Harkins devient membre à vie de l’Actors Studio, institution new-yorkaise associée au travail d’interprétation développé autour de Lee Strasberg. Son activité reste pendant plusieurs années principalement théâtrale avant que la télévision ne prenne une place croissante.
Broadway conserve la trace de plusieurs de ses engagements. En 1963, John Harkins joue dans Mother Courage and Her Children, puis interprète Fedotik dans The Three Sisters l’année suivante. Il remplace ensuite des comédiens dans des rôles principaux de Inadmissible Evidence et The Homecoming.
En 1971, il apparaît encore à Broadway dans une reprise d’Antigone. Cette présence régulière sur les scènes new-yorkaises accompagne ses premiers rôles à l’écran plutôt qu’elle ne disparaît immédiatement avec leur développement.
Du théâtre filmé aux premiers personnages de télévision
John Harkins fait ses débuts télévisés en 1965 dans The Trials of O’Brien. L’année suivante, il retrouve The Three Sisters dans son adaptation cinématographique et reprend le personnage de Fedotik face à une distribution comprenant Geraldine Page et Shelley Winters.
Entre 1967 et 1970, il intervient à plusieurs reprises dans Dark Shadows. La série lui confie différents personnages, pratique courante dans ce feuilleton fantastique dont la longue production emploie régulièrement certains acteurs sous plusieurs identités.
Son travail télévisé se développe ensuite grâce à des rôles ponctuels et récurrents. En 1975, John Harkins rejoint la sitcom Doc. La même année, il interprète le révérend dans « Chuckles Bites the Dust », épisode de The Mary Tyler Moore Show centré sur les réactions provoquées par la mort inattendue d’un animateur pour enfants.
Cette période installe un registre qui restera fréquent dans sa carrière. John Harkins incarne souvent des avocats, médecins, responsables administratifs ou hommes d’autorité, personnages pour lesquels son jeu repose moins sur la présence physique spectaculaire que sur la parole et la précision du comportement. Ses emplois dans les décennies suivantes prolongent régulièrement cette spécialisation.
Des seconds rôles marquants au cinéma
Le cinéma emploie davantage John Harkins à partir de la fin des années 1970. Dans Bienvenue, Mister Chance, réalisé par Hal Ashby en 1979, il interprète Courtney. Le film met Peter Sellers au centre d’une satire politique où son personnage de jardinier naïf est progressivement pris pour un penseur influent.
Deux ans plus tard, Sydney Pollack lui confie Davidek dans Absence de malice. John Harkins y joue un avocat dans un récit consacré aux conséquences d’une enquête fédérale et d’informations publiées par la presse. Le film réunit Paul Newman et Sally Field.
En 1983, Richard Fleischer l’emploie dans Amityville 3-D. John Harkins interprète Clifford Sanders, agent immobilier impliqué dans la vente de la maison autour de laquelle se construit l’intrigue fantastique.
Il retrouve un registre médical l’année suivante dans Birdy d’Alan Parker. John Harkins y joue le major Weiss, médecin militaire confronté au traumatisme psychique du personnage interprété par Matthew Modine. Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes en 1985.
Whittaker Chambers dans Concealed Enemies
L’un de ses rôles télévisés les plus développés arrive en 1984 avec Concealed Enemies. Cette production de American Playhouse reconstitue l’affaire Alger Hiss, ancien fonctionnaire du département d’État américain accusé d’espionnage puis condamné pour parjure. John Harkins y interprète Whittaker Chambers, principal accusateur de Hiss.
Edward Herrmann joue Alger Hiss tandis que Peter Riegert incarne Richard Nixon. Le récit suit les auditions devant la commission des activités anti-américaines et les événements qui conduisent à l’affrontement public entre Hiss et Chambers.
La presse américaine souligne alors la place centrale des trois interprètes. Une présentation publiée par UPI avant la diffusion cite directement John Harkins parmi les principaux acteurs de la minisérie, avec Herrmann et Riegert.
Concealed Enemies reçoit ensuite le Primetime Emmy Award de la meilleure minisérie. Le rôle de Chambers donne à John Harkins un personnage historique de premier plan, nettement plus développé que nombre de ses apparitions télévisées précédentes.
Bruce Mansfield dans Cagney & Lacey
À partir de 1985, John Harkins interprète Bruce Mansfield dans Cagney & Lacey. Le personnage apparaît une première fois dans « Entrapment », puis revient dans « The Man Who Shot Trotsky » en 1986 et « Cost of Living » en 1987.
Cette récurrence reste limitée à trois épisodes de la série originale, mais le personnage est suffisamment identifié pour être repris plusieurs années plus tard. En 1994, John Harkins retrouve Mansfield dans le téléfilm Cagney & Lacey: The Return, qui réunit Tyne Daly, Sharon Gless et plusieurs interprètes de la série.
Il continue parallèlement à apparaître dans de nombreuses séries américaines. Son parcours comprend notamment des rôles dans Matlock et Arabesque, ainsi que des apparitions dans The Golden Girls. Ces emplois prolongent son activité de personnage secondaire régulier dans les productions télévisées des années 1980 et 1990.
Les derniers rôles et Crime of the Century
À la fin des années 1980, John Harkins participe à l’adaptation télévisée d’Inherit the Wind, avec Jason Robards et Kirk Douglas. Il apparaît ensuite dans Slaves of New York de James Ivory.
Son activité reste soutenue pendant la première moitié des années 1990. John Harkins intervient notamment dans Picket Fences et retrouve Bruce Mansfield pour Cagney & Lacey: The Return.
En 1996, il tient l’un de ses derniers rôles à l’écran dans Crime of the Century, téléfilm de HBO consacré à l’affaire de l’enlèvement du fils de Charles Lindbergh. John Harkins y interprète l’avocat Edward J. Reilly, qui avait dirigé la défense de Bruno Richard Hauptmann lors du procès historique.
John Harkins meurt le 5 mars 1999 à Portola Valley, en Californie, à l’âge de 66 ans. Sa carrière professionnelle documentée s’étend sur environ quatre décennies, depuis ses premières scènes new-yorkaises du milieu des années 1950 jusqu’à ses derniers rôles télévisés des années 1990.
Filmographie
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