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Jean Collomb

Casting Images Lumières

Jean Collomb
Nationalité
 France
Mort
18 février 2013
Âge
90 ans
Autre nom
Jean Eugène Jacques Emptaz-Collomb
Filmographie
4 films

Biographie

Jean Collomb, de son nom complet Jean Eugène Jacques Emptaz-Collomb, né le 9 octobre 1922 à Voiron, dans l’Isère, et mort le 18 février 2013 à Paris, est un directeur de la photographie, réalisateur et acteur français. Il travaille pendant treize ans avec Claude Lelouch et signe l’image de plusieurs de ses films, dont Un homme et une femme (1966). Il collabore également avec Pierre Granier-Deferre, Claude Pinoteau et François Reichenbach.

Une formation technique et les débuts au cinéma

Formé au dessin industriel, Jean Collomb travaille dans le commerce et le journalisme avant de s’orienter vers le cinéma au milieu des années 1950. Il apprend le métier de la prise de vues auprès du chef opérateur Jean Isnard, dont il devient l’assistant.

En 1958, il participe comme assistant opérateur au tournage des Violents, réalisé par Henri Calef. L’année suivante, il travaille avec Claude Bernard-Aubert sur Les Tripes au soleil. Le réalisateur lui confie ensuite la direction de la photographie de Les Lâches vivent d’espoir (1961), avant de renouveler leur collaboration sur plusieurs productions.

En 1959, Jean Collomb fonde la société Les Films des trois fontaines, qui produit ses premiers courts métrages. Il réalise Les Dés sont sur le tapis, puis poursuit son activité de chef opérateur pour des courts et des longs métrages.

Treize années de collaboration avec Claude Lelouch

La rencontre professionnelle avec Claude Lelouch intervient au début des années 1960. Jean Collomb assure la photographie de La Femme spectacle (1963), puis travaille régulièrement avec le cinéaste jusqu’en 1975.

En 1966, il participe à la réalisation d’Un homme et une femme, avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant. Le film, tourné en noir et blanc et en couleur, reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes, ainsi que deux Oscars l’année suivante, dont celui du meilleur film en langue étrangère.

Leur collaboration se poursuit avec des productions de fiction et des documentaires. En février 1968, Jean Collomb fait partie de l’équipe de prise de vues de Treize jours en France, coréalisé par Lelouch et François Reichenbach pendant les Jeux olympiques d’hiver de Grenoble. Il travaille aux côtés de plusieurs opérateurs, dont Willy Bogner, Guy Gilles et Jean-Paul Janssen. Le documentaire, dont la présentation prévue au Festival de Cannes en 1968 est empêchée par l’interruption de la manifestation, rejoint la sélection Cannes Classics en 2008.

Un chef opérateur sollicité par d’autres réalisateurs

Parallèlement à ses travaux avec Lelouch, Jean Collomb collabore avec des cinéastes de générations et de sensibilités différentes. Il assure la photographie du Maître du temps (1970), de Jean-Daniel Pollet, et travaille avec Pierre Kast sur Les Soleils de l’île de Pâques (1972).

Claude Pinoteau lui confie la photographie de La Gifle (1974), avec Lino Ventura et Isabelle Adjani. En 1975, il travaille avec Pierre Granier-Deferre sur Adieu poulet, film policier réunissant Lino Ventura et Patrick Dewaere.

Il retrouve ensuite Pinoteau pour Le Grand Escogriffe (1976), avec Yves Montand, puis participe au documentaire Sex O’Clock U.S.A. (1976), réalisé par François Reichenbach.

Des apparitions devant la caméra

Jean Collomb exerce occasionnellement le métier d’acteur, principalement auprès de Claude Lelouch. Il apparaît brièvement dans Un homme et une femme, où il interprète un serveur, puis dans Un homme qui me plaît (1969), avec Jean-Paul Belmondo et Annie Girardot.

Lelouch lui confie un rôle plus développé dans Smic, Smac, Smoc (1971). Il y interprète Jeannot, surnommé « Smac », l’un des trois personnages principaux, aux côtés d’Amidou et de Charles Gérard. L’année suivante, il incarne le pape dans L’aventure, c’est l’aventure.

Les responsabilités professionnelles

De 1987 à 1992, Jean Collomb dirige la commission « Prise de vues » de la Commission supérieure technique de l’image et du son (CST), organisme professionnel français consacré aux techniques cinématographiques et audiovisuelles.

En 1995, il publie avec Lucien Patry Du cinématographe au cinéma 1985-1995, aux éditions Flammarion. Cet ouvrage accompagne ses activités professionnelles dans le domaine des techniques de l’image.

Filmographie

  • Toute une vie
    Tout public

    De 1918 à l’an 2000, les péripéties d’une famille et notamment de la dernière descendante, Sarah, enfant gâtée puis jeune femme malheureuse en amour. Parallèlement, la vie de Simon commence mal mais ne demande qu’à s’améliorer. Simon, l’ex-voleur, et Sarah, l’enfant gâtée, se croiseront-ils dans l’effervescent XXe siècle ? Célébrant l’histoire, l’amour et la magie du cinéma, la première grande fresque chorale de Claude Lelouch.

    1974 2h28 Directeur de la photographie

  • La Bonne Année
    Tout public

    Un gangster prépare, avec son complice, ce qu’il qualifie de « premier hold-up psychologique de l’histoire du banditisme ». Juste à côté de la bijouterie Van Cleef & Arpels, sur la Croisette, à Cannes, se trouve la boutique d’une belle antiquaire qui attire le regard du malfrat. Le cambrioleur et l’antiquaire s’éprennent l’un de l’autre. Il est sympathique mais sans raffinement, elle est cultivée et indépendante mais découvre au contact de Simon que la vanité de son milieu lui pèse, et qu’elle désire une histoire d’amour simple et franche. Le plan du hold-up que prépare longuement le cambrioleur est à peine plus sophistiqué que ses manœuvres de séduction.

    1973 1h55 Directeur de la photographie

  • Vivre pour vivre
    Tout public

    Dans les années 60, un reporter habitué à voyager dans des pays en guerre profite de ses absences pour avoir des maîtresses. Un jour, il rencontre Candice dont il tombe tout de suite amoureux. Sa femme se sent délaissée et décide de le quitter.

    1967 2h10 Maître d'hôtel

  • Un homme et une femme
    Tout public

    Deauville : Par une froide journée d’hiver, Anne et Jean-Louis, tous deux trentenaires, se rencontrent par hasard lors d’une visite de week-end à l’internat de leurs enfants. Anne ayant raté son train, elle rentre à Paris en voiture avec Jean-Louis. Durant les heures de route, ils se rapprochent. Mais tous deux sont encore profondément marqués par la perte de leurs anciens conjoints.

    1966 1h40 Waiter Directeur lumière