Ildikó Bánsági
Casting
- Nationalité
- Hongrie
- Naissance
- 19 octobre 1947 à Budapest (Hongrie)
- Âge
- 79 ans
- Filmographie
- 6 films
Biographie
Ildikó Bánsági est une actrice hongroise, née le 19 octobre 1947 à Budapest, en Hongrie. Récompensée par le prix Mari-Jászai en 1981 et le prix Kossuth en 1996, elle a travaillé avec plusieurs figures du cinéma hongrois, notamment István Szabó et Márta Mészáros. Elle est également connue pour son rôle principal dans Passion (Szenvedély, 1998), réalisé par György Fehér et présenté au Festival de Cannes.
Une formation auprès du Théâtre national de Budapest
Après ses études secondaires au lycée de jeunes filles Hámán Kató de Budapest, achevées en 1966, Ildikó Bánsági rejoint le studio du Théâtre national hongrois (Nemzeti Színház). Elle y travaille pendant deux ans, avant d’intégrer en 1968 l’École supérieure d’art dramatique et cinématographique de Budapest (Színház- és Filmművészeti Főiskola). Elle suit l’enseignement de Zsuzsa Simon et obtient son diplôme d’actrice en 1972.
À sa sortie de l’école, elle est engagée au théâtre Csokonai de Debrecen. L’année suivante, elle rejoint le théâtre József Attila de Budapest, où elle reste jusqu’en 1976. Elle intègre ensuite le Vígszínház, l’une des principales institutions théâtrales de la capitale hongroise, et y travaille pendant onze ans.
Son activité sur les scènes de Budapest comprend plusieurs collaborations avec des compagnies importantes. Elle retrouve notamment le théâtre József Attila entre 1987 et 1990, puis devient membre du Théâtre national de 1990 à 1993. Elle travaille ensuite au Művész Színház et au Thália Színház, avant de rejoindre l’Új Színház en 1998, compagnie à laquelle elle appartient jusqu’en 2013.
Entre 2013 et 2020, Ildikó Bánsági retrouve la troupe du Théâtre national de Budapest. Elle participe également à des spectacles présentés dans d’autres villes hongroises, notamment au théâtre Szigligeti de Szolnok et au théâtre Petőfi de Veszprém.
Shakespeare et les grands rôles du répertoire
Le parcours théâtral d’Ildikó Bánsági comprend plus d’une centaine de rôles. Elle interprète notamment plusieurs personnages féminins de William Shakespeare, dont Catherine dans La Mégère apprivoisée et Béatrice dans Beaucoup de bruit pour rien. Elle joue également Viola dans La Nuit des rois, ainsi qu’Hippolyte et Titania dans Le Songe d’une nuit d’été.
Son répertoire comprend aussi des œuvres de Molière. Elle incarne Elmire dans Tartuffe et Frosine dans L’Avare, tout en interprétant des personnages de pièces appartenant au théâtre hongrois. Dans La Tragédie de l’homme (Az ember tragédiája) d’Imre Madách, elle tient notamment le rôle d’Ève.
Elle aborde également le théâtre américain avec Arthur Miller, dont elle interprète Abigail Williams dans Les Sorcières de Salem. Dans Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov, elle joue Macha, l’une des filles de la famille Prozorov. Elle interprète également Marlene Dietrich dans Edith et Marlene, pièce d’Éva Pataki consacrée à la relation entre Dietrich et Édith Piaf.
La reconnaissance de son travail théâtral se manifeste dès 1979, lorsqu’elle reçoit la bague commémorative Irén-Varsányi, distinction hongroise attribuée à une actrice pour ses interprétations scéniques. Deux ans plus tard, elle obtient le prix Mari-Jászai, récompensant les artistes du théâtre hongrois. Elle reçoit également le prix commémoratif Andor-Ajtay en 1985.
Les collaborations avec les cinéastes hongrois
Ildikó Bánsági travaille avec plusieurs réalisateurs importants du cinéma hongrois, parmi lesquels István Szabó et Márta Mészáros. Elle participe notamment à Mephisto (1981), réalisé par István Szabó avec Klaus Maria Brandauer dans le rôle principal. Le film remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1982, première victoire de la Hongrie dans cette catégorie.
Sa collaboration avec Márta Mészáros comprend Journal à mes enfants (Napló gyermekeimnek, 1984), qui reçoit le Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Elle retrouve la réalisatrice pour Journal à mes amours (Napló szerelmeimnek, 1987), deuxième volet d’une trilogie largement inspirée de la vie de Mészáros. Les deux films abordent l’histoire hongroise de l’après-guerre à travers le personnage de Juli.
Parmi ses autres collaborations figure Un autre regard (Egymásra nézve, 1982), réalisé par Károly Makk. Le film raconte une relation amoureuse entre deux femmes dans la Hongrie des années 1950, sous un régime communiste qui surveille étroitement la vie privée. Présenté en compétition au Festival de Cannes, il vaut à Jadwiga Jankowska-Cieślak le prix d’interprétation féminine.
Ildikó Bánsági participe également à Csók, Anyu ! (1986), réalisé par János Rózsa. Elle y interprète une enseignante confrontée à des difficultés personnelles. Son travail dans le cinéma hongrois est récompensé au cours de cette période par le prix de la meilleure actrice dans un second rôle décerné par la critique cinématographique hongroise en 1988.
Passion, une interprétation récompensée
En 1998, Ildikó Bánsági tient le rôle féminin principal de Passion (Szenvedély), réalisé par György Fehér. Le film constitue une nouvelle adaptation du roman Le facteur sonne toujours deux fois de James M. Cain, dont le scénario est signé par Fehér et Béla Tarr.
L’action est transposée dans la Hongrie des années 1930. Ildikó Bánsági interprète l’épouse d’un garagiste incarné par Djoko Rosić. Elle entretient une relation avec l’employé de son mari, joué par János Derzsi. Les deux amants envisagent de tuer le garagiste pour vivre ensemble. Le récit est filmé en noir et blanc, avec une photographie assurée par Miklós Gurbán et Tibor Máthé.
Présenté dans la section Un certain regard du Festival de Cannes en 1998, Passion reçoit plusieurs récompenses en Hongrie. Lors de la Semaine du cinéma hongrois organisée à Budapest la même année, Ildikó Bánsági remporte le prix de la meilleure actrice pour son interprétation. Le film obtient également le grand prix et le prix de la meilleure réalisation décerné à György Fehér.
Les grandes distinctions du théâtre hongrois
La reconnaissance institutionnelle d’Ildikó Bánsági se poursuit avec l’attribution du prix Kossuth en 1996, l’une des plus importantes distinctions culturelles hongroises. Elle avait déjà reçu le prix Mari-Jászai en 1981 et plusieurs récompenses décernées par les professionnels du théâtre.
En 2009, elle est élue membre permanent de la Société des immortels (Halhatatlanok Társulata), qui distingue des artistes de la scène hongroise. L’année suivante, elle reçoit le prix d’interprétation Antal-Páger, attribué à des comédiens pour leur contribution au cinéma et au théâtre.
L’année 2014 est marquée par deux nouvelles distinctions. Elle reçoit le titre d’Artiste de la Nation (Nemzet Művésze), distinction hongroise destinée aux artistes ayant apporté une contribution majeure à la culture du pays. Elle devient également membre titulaire de l’Académie hongroise des arts (Magyar Művészeti Akadémia).
En 2015, elle reçoit le prix Arany Medál pour l’ensemble de sa carrière. L’Académie hongroise du cinéma lui attribue à son tour un prix honorifique en 2019, récompensant l’ensemble de son travail cinématographique.
Vie familiale et transmission artistique
Ildikó Bánsági a été mariée au réalisateur hongrois András Jeles. Elle épouse ensuite l’acteur Sándor Gáspár, avec lequel elle partage également des engagements professionnels.
Le couple joue notamment ensemble dans Csoda, pièce de György Schwajda présentée en 1990 au théâtre József Attila de Budapest, dans une mise en scène de Dezső Garas. Ildikó Bánsági y interprète Veronika.
Leur fille, Kata Gáspár, née en 1987, devient également comédienne. Elle travaille dans des productions théâtrales et audiovisuelles hongroises, notamment dans la série A mi kis falunk, où elle interprète Teca. Ildikó Bánsági est aussi la mère de Gergely Gáspár, fils de son mariage avec Sándor Gáspár.
Filmographie
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Journal pour mon père et pour ma mèreTout publicBudapest, 23 octobre 1956. La révolution gronde dans les rues de la capitale hongroise. Alors qu’une foule immense crie d’une seule voix « Nous voulons la liberté » et « Dehors les Russes », des manifestants entreprennent de faire tomber l’imposante statue de bronze de Staline. Informée des événements, Julie se démène pour quitter Moscou et rejoindre son pays. Arrivée enfin deux semaines plus tard à l’appartement, elle y trouve sa tante Vera, à laquelle Magda, qui se cache en ville, a demandé d’attendre le retour de Julie. Le 4 novembre, les chars russes entrent dans la capitale, sonnant la fin sanglante de l’insurrection. Sur des images d’actualité, Julie découvre Janos parmi les insurgés…
1990 1h51 Ildi
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HanussenInterdit aux moins de 16 ansL’ascension et la chute du voyant Eric Jan Hanussen, alias Klaus Schneider, doté de pouvoirs télépathiques à la suite d’une blessure à la tête reçue durant la Première Guerre mondiale et qui fit carrière dans le Berlin des années 1920. Après avoir prédit la victoire électorale d’Hitler, il est récupéré par le régime nazi à ses propres fins. Hanussen, qui se revendique apolitique, se retrouve peu à peu mêlé aux luttes de pouvoir et ne prend que tardivement conscience des dangers et des responsabilités liés à son don. Lorsqu’il prédit l’incendie du Reichstag en 1933, il est déjà trop tard.
1988 1h57 Sister Betty
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Journal à mes amoursTout publicAu début des années 1950, Julie, 18 ans, part étudier le cinéma à Moscou… Suite de « Journal intime » de Márta Mészáros, une évocation de la vie dans la Hongrie soviétique à travers le destin d’une jeune femme à la famille meurtrie par l’histoire.
1987 2h21 Ildi
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Journal intimeTout publicAyant perdu père et mère en Russie, pendant les purges de Staline, la jeune Julie revient en Hongrie accompagnée de ses grands-parents. La famille est hébergée chez Magda, femme célibataire qui occupe une position de pouvoir au sein du régime en place. A l’écart du monde extérieur, Julie se sent de plus en plus opprimée par Magda et par l’atmosphère qui règne à la maison. Se réfugiant dans ses souvenirs d’enfance et dans le cinéma, elle finit par entrer en contact avec János, jeune ingénieur qui représentera sa seule issue pour sortir de ce monde où elle est enfermée.
1984 1h46 Juli's mother
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MephistoTout publicDans les années 20 en Allemagne. Hendrik Höfgen est un comédien ambitieux, prêt à tout pour réussir, y compris fermer les yeux sur l’ascension des Nazis dans son pays.
1981 2h25 Nicoletta von Niebuhr
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ConfianceTout publicJanos et Kata se retrouvent réunis par les circonstances durant la Seconde Guerre mondiale et sont contraints de se faire passer pour un couple marié afin d’échapper aux nazis. L’intensité et l’intimité étouffante de leur nouvelle relation, conjuguées au contexte dans lequel ils se trouvent, les obligent à remettre en question leurs préjugés et leurs certitudes d’autrefois, et à interroger leurs convictions profondes.
1980 1h46 Kata