Haruomi Hosono
- Casting
- Sons
Biographie
- Né le
- 9 juillet 1947
- Âge
- 79 ans
- Autre nom
-
- 細野晴臣
- Nationalité
- Filmographie
- 3 films
Haruomi Hosono, né le 9 juillet 1947 à Minato, Tokyo, est un musicien, chanteur, auteur-compositeur et producteur japonais.
Haruomi Hosono dans le rock japonais des années 1960 et 1970
Haruomi Hosono commence sa carrière professionnelle comme bassiste au sein du groupe Apryl Fool, dont l’album The Apryl Fool paraît en 1969. Le batteur Takashi Matsumoto fait partie de cette formation avant de retrouver Haruomi Hosono dans Happy End.
Fondé à Tokyo en 1969, Happy End réunit Haruomi Hosono, Eiichi Ohtaki, Takashi Matsumoto et Shigeru Suzuki. Le groupe choisit d’écrire et de chanter en japonais, à une période où le rock local reste fortement lié aux modèles anglophones.
Le titre Kaze wo Atsumete, composé par Haruomi Hosono pour Happy End, paraît sur l’album Kazemachi Roman en 1971. La chanson connaît une diffusion internationale après son utilisation dans Lost in Translation, film de Sofia Coppola sorti en 2003.
Les recherches sonores de Haruomi Hosono
Après Happy End, Haruomi Hosono mène des activités avec Caramel Mama et Tin Pan Alley. Son premier album solo, Hosono House, paraît en 1973 et place sa voix, sa basse et ses compositions au centre d’un disque enregistré dans un cadre domestique.
L’album Paraiso, publié en 1978 sous le nom Harry Hosono and the Yellow Magic Band, réunit Haruomi Hosono, Ryuichi Sakamoto et Yukihiro Takahashi. Le projet utilise notamment des synthétiseurs Yamaha CS-80 et ARP Odyssey.
La même année, Haruomi Hosono fonde Yellow Magic Orchestra avec Ryuichi Sakamoto et Yukihiro Takahashi. Le groupe publie Yellow Magic Orchestra en 1978, puis Solid State Survivor en 1979, avec une instrumentation électronique qui associe synthétiseurs, séquenceurs et boîtes à rythmes.
Production et labels autour de Haruomi Hosono
Le travail de producteur de Haruomi Hosono concerne plusieurs artistes japonais, dont Miharu Koshi, Sandii & the Sunsetz et Seiko Matsuda. Cette activité l’amène à intervenir hors de ses propres groupes, dans des enregistrements liés à la pop japonaise des années 1980.
Après la première séparation de Yellow Magic Orchestra, Haruomi Hosono crée les labels Non-Standard et Monad avec Teichiku. Ces structures accueillent des projets liés à l’ambient, à la musique électronique et aux expérimentations de studio.
L’album Philharmony, sorti en 1982, marque un moment important de son travail personnel avec les machines numériques. Haruomi Hosono y utilise l’échantillonneur E-mu Emulator, instrument encore récent dans les productions pop du début des années 1980.
Haruomi Hosono et la musique de film
Le cinéma japonais confie à Haruomi Hosono des compositions originales. Paradise View, film de Gō Takamine sorti en 1985, donne lieu à une bande originale où il travaille avec des éléments liés aux musiques d’Okinawa.
Dans Shoplifters, Palme d’or du Festival de Cannes en 2018, Haruomi Hosono compose la musique du film réalisé par Hirokazu Kore-eda. Le long métrage suit une famille vivant à Tokyo autour de Shibata Osamu, personnage interprété par Lily Franky.
Le documentaire No Smoking, sorti en 2019, est consacré à Haruomi Hosono. Le film accompagne plusieurs moments de son activité musicale et le suit aussi lors de concerts donnés hors du Japon.
Famille et nom de Haruomi Hosono
Le grand-père de Haruomi Hosono, Masabumi Hosono, est le seul passager japonais ayant survécu au naufrage du Titanic en 1912. Masabumi Hosono travaillait comme fonctionnaire du ministère japonais des Transports.
Haruomi Hosono est aussi crédité sous le nom Harry Hosono. Ce prénom anglais apparaît notamment dans Harry Hosono and the Yellow Magic Band, nom utilisé pour l’album Paraiso.
Filmographie
3 sur 3 films