Gordon Willis
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Détails
| Autre nom | Gordon Hugh Willis Jr. |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 7 films |
| Récompense | 1 nomination et 1 victoire |
Biographie
Gordon Willis est un directeur de la photographie et réalisateur américain, né le 28 mai 1931 à Astoria, Queens, New York, États-Unis, et mort le 18 mai 2014 à North Falmouth, Massachusetts, États-Unis.
Gordon Willis, directeur de la photographie du Nouvel Hollywood
Gordon Willis appartient aux grands directeurs de la photographie du cinéma américain des années 1970. Son travail est associé à une image fortement composée, à l’usage marqué des ombres et à une lumière souvent réduite à l’essentiel. Cette approche lui vaut le surnom de « Prince of Darkness », attribué à sa manière de travailler les zones sombres sans les traiter comme de simples absences de lumière.
Avant ses grands crédits de cinéma, Gordon Willis sert dans une unité photographique de l’United States Air Force, puis travaille sur des documentaires et des films publicitaires. Il devient directeur de la photographie sur des longs métrages à la fin des années 1960 et impose rapidement une esthétique très reconnaissable, faite de cadres rigoureux, de contrastes maîtrisés et d’une attention constante à la place des personnages dans l’espace.
Gordon Willis et Le Parrain
La collaboration de Gordon Willis avec Francis Ford Coppola demeure l’un des ensembles les plus célèbres de sa carrière. Il signe la photographie de The Godfather, sorti en 1972, puis de The Godfather Part II, sorti en 1974, et de The Godfather Part III, sorti en 1990. Ces films associent son nom à une image sombre, dense et très contrôlée, devenue l’un des repères visuels du cinéma américain.
Dans The Godfather, Gordon Willis contribue à une atmosphère où les intérieurs, les visages et les rapports de pouvoir sont souvent construits par la lumière autant que par le dialogue. La pénombre des bureaux, les visages partiellement dissimulés et la chaleur des teintes donnent aux films une identité immédiatement reconnaissable, au point que certaines lampes semblent y avoir signé un contrat de confidentialité.
Gordon Willis, Alan J. Pakula et Woody Allen
Gordon Willis travaille avec Alan J. Pakula sur Klute, The Parallax View et All the President’s Men. Ces trois films l’associent au thriller politique et psychologique américain des années 1970, avec des images où l’architecture, les bureaux, les couloirs et les zones d’ombre participent directement à la tension du récit.
Sa collaboration avec Woody Allen constitue un autre axe majeur de sa filmographie. Gordon Willis signe la photographie de Annie Hall, Interiors, Manhattan, Stardust Memories, A Midsummer Night’s Sex Comedy, Zelig, Broadway Danny Rose et The Purple Rose of Cairo. Manhattan, tourné en noir et blanc, compte parmi les films les plus emblématiques de cette association, avec une image qui inscrit New York dans une composition à la fois urbaine, élégante et très structurée.
Gordon Willis au cinéma
La filmographie de Gordon Willis comprend également The Landlord, Loving, The People Next Door, Bad Company, The Drowning Pool, Comes a Horseman, Pennies from Heaven, Perfect, The Money Pit, The Pick-up Artist, Bright Lights, Big City, Presumed Innocent et Malice. Ces films couvrent des genres variés, du drame social au polar, de la comédie au thriller judiciaire.
Gordon Willis réalise un seul long métrage, Windows, sorti en 1980. Ce crédit de mise en scène reste isolé dans un parcours presque entièrement consacré à la photographie. Son dernier film comme directeur de la photographie est The Devil’s Own, réalisé par Alan J. Pakula et sorti en 1997.
Distinctions de Gordon Willis
Gordon Willis reçoit deux nominations à l’Oscar de la meilleure photographie, pour Zelig et The Godfather Part III. En 2009, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences lui remet un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
Ces reconnaissances consacrent une œuvre visuelle qui a profondément marqué le cinéma américain. Gordon Willis reste associé à trois films récompensés par l’Oscar du meilleur film, The Godfather, The Godfather Part II et Annie Hall, ainsi qu’à une conception de la photographie où la lumière ne sert pas seulement à montrer, mais à organiser le regard.