Gérard Brach

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Biographie

Gérard Brach est un scénariste, dialoguiste et réalisateur français, né le 23 juillet 1927 à Montrouge, dans le département actuel des Hauts-de-Seine, et mort le 9 septembre 2006 à Paris. Il écrit ou adapte plus de quarante longs métrages et réalise deux films au début des années 1970.

La maladie et les rencontres littéraires de Gérard Brach

Atteint de tuberculose à l’âge de dix-huit ans, Gérard Brach passe cinq années dans un sanatorium. Cette hospitalisation lui donne un accès prolongé à la littérature et lui permet de rencontrer le poète Benjamin Péret, qui le présente à André Breton.

À la fin des années 1950, Gérard Brach exerce différentes fonctions dans la production cinématographique. Il travaille ensuite comme attaché de presse pour la Twentieth Century Fox entre 1959 et 1962. Une brève apparition non créditée dans À bout de souffle, sorti en 1960, compte parmi ses premiers contacts directs avec un tournage.

Roman Polanski et Gérard Brach, trente années d’écriture commune

La rencontre avec Roman Polanski engage l’une des principales collaborations de Gérard Brach. Les deux hommes écrivent ensemble Répulsion, réalisé à Londres en 1965, puis reprennent un projet antérieur pour construire le scénario de Cul-de-sac.

Leur travail commun se poursuit pendant près de trois décennies. Gérard Brach participe notamment à l’écriture du Bal des vampires et du Locataire, avant de retrouver Polanski pour Frantic et Lunes de fiel. Chaque scénario naît d’une collaboration directe avec le réalisateur, qui cosigne plusieurs de ces textes.

Deux réalisations signées Gérard Brach

En 1970, Gérard Brach réalise La Maison, avec Michel Simon dans le rôle d’un homme âgé qui recueille une jeune femme interprétée par Patti D’Arbanville. Le film constitue son premier long métrage derrière la caméra.

L’année suivante, Gérard Brach dirige Le Bateau sur l’herbe, écrit avec Suzanne Schiffman. Jean-Pierre Cassel, Claude Jade et John McEnery en occupent les rôles principaux. Présenté en compétition au Festival de Cannes de 1971, le film reste sa seconde et dernière réalisation cinématographique.

Les adaptations écrites avec Jean-Jacques Annaud

Claude Berri présente Gérard Brach à Jean-Jacques Annaud à la fin des années 1970. Leur première collaboration aboutit à La Guerre du feu, adaptation du roman de J.-H. Rosny aîné sortie en 1981. Le scénario vaut à Gérard Brach une nomination au César du meilleur scénario original ou adaptation en 1982.

Pour Le Nom de la rose, Gérard Brach participe à l’adaptation du roman d’Umberto Eco avec Andrew Birkin, Howard Franklin et Alain Godard. Il écrit également avec Claude Berri l’adaptation de Jean de Florette, tirée de l’œuvre de Marcel Pagnol. Ce scénario reçoit le BAFTA du meilleur scénario adapté en 1988.

Jean-Jacques Annaud retrouve ensuite Gérard Brach pour L’Ours, inspiré du roman de James Oliver Curwood, puis pour L’Amant, adapté de Marguerite Duras. Leur dernier travail commun est Sa Majesté Minor, tourné après la mort du scénariste et sorti en 2007.

L’agoraphobie dans la vie de Gérard Brach

À partir des années 1980, une agoraphobie sévère limite les déplacements de Gérard Brach hors de son appartement parisien. Il continue pourtant d’y recevoir des cinéastes et d’écrire des scénarios, notamment pour Jean-Jacques Annaud, Roman Polanski et Andrei Kontchalovski.

Gérard Brach épouse Élisabeth en 1980 au cours d’une cérémonie organisée dans sa chambre, son état ne lui permettant plus de se rendre dans un lieu public. Il meurt à l’âge de 79 ans dans un hôpital parisien.

Filmographie

12 sur 12 films

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