Georges Wilson
Casting
- Nationalité
- France
- Naissance
- 16 octobre 1921 à Champigny-sur-Marne (France)
- Mort
- 3 février 2010
- Âge
- 88 ans
- Membre de la famille
- Wilson
- Récompense
- 1 nomination et 0 victoire
- Filmographie
- 6 films
Biographie
Georges Wilson, né le 16 octobre 1921 à Champigny-sur-Marne (alors dans le département de la Seine) et mort le 3 février 2010 à Rambouillet (Yvelines), est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Figure du théâtre français de la seconde moitié du XXe siècle, il succède à Jean Vilar à la direction du Théâtre national populaire (TNP), qu’il dirige de 1963 à 1972. Il mène également une importante carrière cinématographique, notamment dans Une aussi longue absence (1961), d’Henri Colpi, et Je ne suis pas là pour être aimé (2005), de Stéphane Brizé.
Formation et rencontre avec Jean Vilar
Issu d’une famille d’origine irlandaise, Georges Wilson se forme à l’art dramatique auprès de Pierre Renoir, à l’école de la rue Blanche, à Paris, à partir de 1945. Il rejoint en 1947 la compagnie Grenier-Hussenot, fondée par Jean-Pierre Grenier et Olivier Hussenot, et participe à ses spectacles jusqu’au début des années 1950. Cette première expérience lui permet de travailler au sein d’une troupe avant son entrée dans l’une des principales institutions théâtrales françaises.
En 1952, Gérard Philipe le recrute pour jouer dans Lorenzaccio, d’Alfred de Musset, au Théâtre national populaire, dirigé par Jean Vilar. Georges Wilson intègre ainsi une troupe qui cherche à rendre les grandes œuvres dramatiques accessibles à un public élargi. Il se produit au palais de Chaillot, à Paris, ainsi qu’au Festival d’Avignon, dont Jean Vilar est le fondateur.
Son répertoire s’étend rapidement aux œuvres classiques et modernes. Il interprète notamment le personnage principal d’Ubu roi, d’Alfred Jarry, en 1958, puis Arnolphe dans L’École des femmes, de Molière, en 1959. La même année, il joue Danton dans La Mort de Danton, de Georg Büchner. En 1960, il incarne Créon dans Antigone, de Sophocle, avant de tenir le rôle-titre de La Vie de Galilée, de Bertolt Brecht, en 1963.
Auprès de Jean Vilar, Georges Wilson acquiert également une expérience de la mise en scène et participe aux créations du TNP. Son travail de comédien se poursuit aux côtés de personnalités telles que Maria Casarès et Gérard Philipe, qui comptent parmi les principaux interprètes de cette période du théâtre populaire.
Neuf années à la direction du Théâtre national populaire
En 1963, Georges Wilson succède à Jean Vilar à la tête du TNP, installé au palais de Chaillot. Il conserve cette responsabilité jusqu’en 1972. Sa direction prolonge l’engagement du théâtre dans la diffusion du répertoire dramatique auprès d’un large public, tout en accordant une place aux auteurs contemporains.
Il met notamment en scène Maître Puntila et son valet Matti, de Bertolt Brecht, en 1964, et Dieu, empereur et paysan, du dramaturge hongrois Julius Hay, en 1967. Il présente aussi des œuvres de Jean-Paul Sartre et de Samuel Beckett. Les créations du TNP continuent d’être accueillies au Festival d’Avignon, tandis que le palais de Chaillot demeure l’un des principaux lieux de représentation de la troupe.
Georges Wilson est également à l’origine de l’aménagement de la salle Gémier, une petite salle du palais de Chaillot destinée à accueillir des spectacles dans un espace plus réduit que la grande salle Jean-Vilar. Cette réalisation permet au TNP de diversifier ses conditions de représentation et de proposer des formes théâtrales adaptées à une jauge plus modeste.
Les événements de Mai 1968 s’accompagnent d’une remise en question des institutions culturelles et du fonctionnement du théâtre public. Georges Wilson doit composer avec les critiques adressées au TNP et avec les transformations du paysage théâtral français. Il quitte sa direction en 1972, année où Jack Lang prend la responsabilité du Théâtre national populaire, transféré à Villeurbanne.
Le Théâtre de l’Œuvre et la collaboration avec Jacques Dufilho
Après son départ du TNP, Georges Wilson poursuit son travail de metteur en scène et d’interprète dans le théâtre privé. En 1978, il prend la direction artistique du Théâtre de l’Œuvre, à Paris, qu’il conserve jusqu’en 1995. Il y défend notamment des dramaturges contemporains et travaille avec des comédiens confirmés, parmi lesquels Jacques Dufilho, qui devient l’un de ses partenaires les plus réguliers.
Leur collaboration donne lieu à plusieurs spectacles, dont Léopold le bien-aimé, de Jean Sarment, en 1986. Deux ans plus tard, Georges Wilson met en scène Je ne suis pas Rappaport, de l’auteur américain Herb Gardner, dans lequel il joue aux côtés de Jacques Dufilho. Cette production lui vaut une nomination au Molière du metteur en scène en 1988. Il retrouve également des œuvres de Jean Anouilh, notamment Eurydice, qu’il monte en 1991 et pour laquelle il reçoit deux nominations aux Molières, comme metteur en scène et comme comédien dans un second rôle.
Sa pratique théâtrale comprend aussi la mise en scène lyrique. En 1982, il dirige Falstaff, de Giuseppe Verdi, à l’Opéra de Paris. Il travaille sur des œuvres de dramaturges tels que Harold Pinter, dont il monte Le Gardien en 1989. En 1994, il interprète et met en scène Henri IV, de Luigi Pirandello, au Théâtre de l’Œuvre.
En 2001, Georges Wilson reçoit le Molière du comédien dans un second rôle pour Une chatte sur un toit brûlant, de Tennessee Williams, dans une mise en scène de Patrice Kerbrat. Cette récompense intervient après plusieurs décennies consacrées à l’interprétation et à la direction d’acteurs.
Un acteur remarqué par le cinéma français et international
Au cinéma, Georges Wilson tourne dès les années 1940, avant d’accéder à des rôles plus importants dans les années 1950. Il travaille notamment avec Claude Autant-Lara dans Le Rouge et le Noir (1954), adaptation du roman de Stendhal.
Son interprétation dans Une aussi longue absence (1961), d’Henri Colpi, constitue l’un de ses rôles les plus remarqués. Il incarne un vagabond amnésique qu’une femme, interprétée par Alida Valli, croit reconnaître comme son mari disparu pendant la Seconde Guerre mondiale. Écrit notamment par Marguerite Duras, le film remporte la Palme d’or au Festival de Cannes en 1961, conjointement avec Viridiana, de Luis Buñuel. Georges Wilson obtient pour sa prestation une nomination au BAFTA du meilleur acteur étranger en 1963.
La même année, il incarne le capitaine Haddock dans Tintin et le Mystère de la Toison d’or, réalisé par Jean-Jacques Vierne, première adaptation en prises de vues réelles des aventures de Tintin pour le cinéma. Il donne la réplique à Jean-Pierre Talbot, qui interprète le jeune reporter imaginé par Hergé.
Son activité cinématographique le conduit aussi à travailler avec des réalisateurs italiens. Luchino Visconti le dirige dans L’Étranger (1967), adaptation du roman d’Albert Camus avec Marcello Mastroianni. Georges Wilson participe également à Max et les ferrailleurs (1971), de Claude Sautet, aux côtés de Michel Piccoli et Romy Schneider.
En 1989, il réalise son unique long métrage de cinéma, La Vouivre, adapté du roman de Marcel Aymé. Il en signe également le scénario et confie le rôle principal à son fils Lambert Wilson. L’intrigue, située dans la campagne française au lendemain de la Première Guerre mondiale, met en scène une créature légendaire incarnée par Laurence Treil.
Une nouvelle reconnaissance cinématographique intervient avec Je ne suis pas là pour être aimé (2005), de Stéphane Brizé. Georges Wilson y interprète le père autoritaire du personnage joué par Patrick Chesnais. Cette prestation lui vaut une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle en 2006.
Transmission, famille et dernières années
Marié à Nicole Mulon, Georges Wilson est le père de deux fils, Jean-Marie Wilson, musicien de jazz, et Lambert Wilson, acteur et metteur en scène. Il travaille à plusieurs reprises avec ce dernier, notamment dans La Vouivre, mais aussi au théâtre. En 2008, Lambert Wilson le dirige dans Bérénice, de Jean Racine, présentée au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, avec Carole Bouquet dans le rôle-titre. Georges Wilson y interprète Paulin, le confident de Titus.
Parallèlement à son activité artistique, il enseigne l’art dramatique à l’école Charles-Dullin à partir de 1957. Il transmet ainsi son expérience de la scène à plusieurs générations d’élèves tout en poursuivant son travail d’interprète et de metteur en scène.
En 2007, il publie Le Fil d’or, un ouvrage d’entretiens avec Claude Baignères et Sylvie Pérez, paru chez Fayard. Il y évoque notamment Jean Vilar, Gérard Philipe et Maria Casarès, ainsi que son expérience de directeur de troupe. Le titre fait référence aux liens professionnels et personnels tissés entre comédiens au cours de sa vie.
En 2009, Georges Wilson met en scène et interprète Simplement compliqué, de Thomas Bernhard, au Théâtre des Bouffes du Nord. Il y incarne un vieil acteur vivant dans la solitude, personnage imaginé par le dramaturge autrichien. Cette production constitue sa dernière apparition théâtrale. Il meurt quelques mois plus tard, le 3 février 2010, à l’âge de 88 ans.
Famille proche
Filmographie
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MarquiseTout publicÉvocation de la vie de la marquise du Parc, jeune danseuse remarquée par Molière sur un marché lyonnais. A Paris, elle finira par danser à Versailles au bras de Louis XIV. Elle deviendra la maîtresse de Racine, qui écrira par amour pour elle Andromaque.
1997 1h51 Floridor
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Tangos, l'exil de GardelTout publicDes exilés argentins installés à Paris mettent en place un ballet de Tango rendant hommage au danseur Carlos Gardel. L’histoire de ces déracinés remonte alors à la surface…
1985 1h59 Jean-Marie
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Les Trois MousquetairesTout publicFrance, XVIIe siècle : le jeune Gascon d’Artagnan se rend à Paris pour devenir mousquetaire, membre de la garde royale. À peine arrivé, il connaît plusieurs mésaventures qui valent à ce jeune homme impétueux trois duels contre trois mousquetaires. Mais les ennemis jurés de ces derniers, les gardes du cardinal de Richelieu, viennent interrompre les duels. Un combat acharné s’engage, et d’Artagnan prend naturellement le parti des mousquetaires. C’est ainsi que naît l’amitié indéfectible entre Porthos, Athos, Aramis et d’Artagnan…
1973 1h45 Treville
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La Bataille de NaplesTout publicSeptembre 1943. Après la capitulation de l’Italie face aux Alliés, les habitants de Naples croient la guerre enfin terminée, mais ils réalisent vite que les Allemands contrôlent toujours la ville, et se montrent plus impitoyables que jamais. Armés d’engins de fortune, les civils se soulèvent en masse contre les envahisseurs, bravant des chances de réussite quasi nulles.
1962 1h35 Direttore del riformatorio
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Le Jour le plus longTout public1944. Les Alliés se préparent pour la grande offensive qu’ils ont prévue en Normandie et qui devrait définitivement débarrasser l’Europe du fléau nazi. Chaque état-major est en effervescence. Le général Eisenhower hésite quant à la date fixée, le 6 juin, en raison du mauvais temps. L’atterrissage des troupes aéroportées et le débarquement sur cinq plages normandes s’annoncent difficiles. Il faut créer des diversions pour semer la confusion chez l’ennemi. Pendant ce temps, la plus grande tranquillité règne dans le camp allemand. Le maréchal Rommel est même reparti en Allemagne. Puis soudain, la radio laisse tomber la seconde partie du vers de Verlaine qui annonce le début de l’opération.
1962 3h02 Alexandre Renaud
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Une aussi longue absenceTout publicEn banlieue parisienne, la patronne d’un bistrot est intriguée par un clochard qui passe tous les jours devant son établissement. Frappée par sa ressemblance avec son mari déporté quinze ans plus tôt, elle se met à le suivre et de nombreux indices la persuadent que c’est bien son époux. Patiemment, elle cherche à apprivoiser cet homme sans mémoire…
1961 1h25 le clochard
Récompenses
1
nomination
0
victoire
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1
1963