George H. W. Bush
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Détails
| Autre nom | George Herbert Walker Bush |
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Nationalité |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
George H. W. Bush, 41ᵉ président des États-Unis
George Herbert Walker Bush naît le 12 juin 1924 à Milton, dans le Massachusetts. Fils d’un sénateur et homme d’affaires, Prescott Bush, et de Dorothy Walker Bush, il grandit dans un milieu privilégié entre la Nouvelle-Angleterre et Greenwich, dans le Connecticut. Après des études secondaires à la Phillips Academy d’Andover, il s’engage dans l’US Navy en 1942, devenant l’un des plus jeunes pilotes de l’époque. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il effectue 58 missions de combat dans le Pacifique, dont une qui se solde par son sauvetage en mer après que son avion a été abattu par les Japonais en 1944. Démobilisé en 1945, il épouse Barbara Pierce la même année, avec qui il aura six enfants, dont George W. Bush, futur président, et Jeb Bush, gouverneur de Floride.
Diplômé de l’université Yale en 1948, où il étudie l’économie et joue dans l’équipe de baseball, George H. W. Bush s’installe au Texas pour travailler dans l’industrie pétrolière. Il cofonde en 1953 la Zapata Petroleum Corporation, une entreprise spécialisée dans l’exploration offshore, qui lui permet de bâtir une fortune personnelle. Son entrée en politique intervient en 1964, lorsqu’il se présente sans succès au Sénat américain sous l’étiquette républicaine. Deux ans plus tard, il est élu à la Chambre des représentants pour le Texas, où il siège jusqu’en 1970. Bien que battu lors d’une nouvelle tentative sénatoriale en 1970, il est nommé ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies par le président Richard Nixon en 1971, un poste qu’il occupe jusqu’en 1973.
Une carrière diplomatique et politique ascendante
En 1974, George H. W. Bush devient le premier chef de la mission de liaison américaine en Chine, alors que les deux pays n’ont pas encore établi de relations diplomatiques complètes. Son séjour à Pékin, jusqu’en 1975, lui permet de développer une expertise en matière de politique étrangère, un domaine qui marquera son héritage présidentiel. De retour aux États-Unis, il est nommé directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) par le président Gerald Ford, un rôle qu’il assume pendant un an avant de démissionner en 1977, après la défaite de Ford face à Jimmy Carter.
Sa première tentative pour obtenir l’investiture républicaine à la présidence en 1980 se solde par un échec face à Ronald Reagan, qui le choisit néanmoins comme colistier. George H. W. Bush devient ainsi le 43ᵉ vice-président des États-Unis, un poste qu’il occupe pendant huit ans. Durant cette période, il joue un rôle discret mais influent, notamment dans les affaires étrangères, tout en se forgeant une image de modéré au sein d’un Parti républicain de plus en plus conservateur. En 1988, il remporte l’investiture républicaine et bat le démocrate Michael Dukakis lors de l’élection présidentielle, devenant le premier vice-président en exercice élu président depuis Martin Van Buren en 1836.
La présidence (1989-1993) : entre succès internationaux et défis intérieurs
L’unique mandat de George H. W. Bush est marqué par des événements majeurs sur la scène internationale. En 1989, il supervise la chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, négociant avec le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev pour réduire les arsenaux nucléaires. La même année, il ordonne l’invasion du Panama pour destituer le général Manuel Noriega, accusé de trafic de drogue. Son plus grand défi survient en 1990, lorsque l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït. Bush constitue une large coalition internationale et lance l’opération Tempête du désert en 1991, qui libère le Koweït en quelques semaines. Cette victoire militaire, saluée pour son efficacité, contribue à faire de lui l’un des présidents les plus populaires de l’histoire récente des États-Unis, avec un taux d’approbation record de 89 % en 1991.
Sur le plan intérieur, cependant, son bilan est plus contrasté. Bien qu’il ait promis lors de sa campagne de 1988 de ne pas augmenter les impôts (« Read my lips: no new taxes »), il signe en 1990 un accord budgétaire avec le Congrès démocrate qui inclut des hausses d’impôts, une décision qui lui aliène une partie de son électorat conservateur. La récession économique du début des années 1990, combinée à une perception de déconnexion avec les préoccupations quotidiennes des Américains, affaiblit sa popularité. En 1992, il est battu par le démocrate Bill Clinton, qui capitalise sur le mécontentement économique et l’émergence d’un troisième candidat, Ross Perot, dont la campagne divise l’électorat républicain.
Après la Maison-Blanche : une retraite active
Après sa défaite, George H. W. Bush quitte la vie politique active mais reste engagé dans des causes publiques. Il soutient discrètement son fils George W. Bush lors de ses campagnes présidentielles en 2000 et 2004, tout en évitant de critiquer ouvertement son successeur démocrate, Bill Clinton, avec qui il développe une relation amicale. En 2005, il s’associe à ce dernier pour lever des fonds en faveur des victimes du tsunami en Asie du Sud-Est et de l’ouragan Katrina. En 2011, le président Barack Obama lui décerne la Presidential Medal of Freedom, la plus haute distinction civile américaine, pour son engagement humanitaire et son rôle dans la fin de la Guerre froide.
Sur le plan personnel, George H. W. Bush est le père de six enfants, dont deux ont occupé des fonctions politiques majeures. Son épouse, Barbara Bush, décédée en 2018, était une figure populaire, connue pour son franc-parler et son engagement en faveur de l’alphabétisation. Bush lui-même cultive une image de gentleman, multipliant les apparitions publiques en parachute pour ses anniversaires, une tradition qu’il a maintenue jusqu’à ses 90 ans. Il décède le 30 novembre 2018 à Houston, au Texas, à l’âge de 94 ans, après avoir lutté contre la maladie de Parkinson. Ses funérailles nationales, auxquelles assistent les cinq présidents américains encore en vie à l’époque, marquent la fin d’une ère politique.
Un héritage contrasté
George H. W. Bush est souvent décrit comme un président pragmatique, dont la prudence et l’expérience en matière de politique étrangère ont permis de naviguer une période de bouleversements géopolitiques. Son leadership lors de la guerre du Golfe et sa gestion de la fin de la Guerre froide sont généralement salués, même si certains historiens soulignent son manque de vision à long terme sur les questions économiques et sociales. Son approche consensuelle, parfois perçue comme trop timorée, contraste avec le style plus clivant de son fils, George W. Bush, dont la présidence sera marquée par les attentats du 11 septembre 2001 et la guerre en Irak.
En dehors de la politique, Bush laisse l’image d’un homme affable, adepte de l’autodérision, comme en témoignent ses nombreuses lettres personnelles, publiées après sa mort. Son amitié inattendue avec Bill Clinton, forgée après leur rivalité électorale, illustre une capacité à transcender les clivages partisans, une qualité rare dans le paysage politique américain. Si son mandat présidentiel reste associé à une période de transition, son influence sur la diplomatie américaine et son rôle dans la redéfinition des relations internationales après la Guerre froide en font une figure centrale de la fin du XXᵉ siècle.