Geneviève Bujold

  • Casting

Biographie

Geneviève Bujold est une actrice canadienne, née le 1er juillet 1942 à Montréal, au Québec.

Le Conservatoire et la scène dans les débuts de Geneviève Bujold

Une formation au Conservatoire d’art dramatique de Montréal inscrit Geneviève Bujold dans le théâtre avant ses premiers rôles à l’écran. Elle débute sur scène au début des années 1960, notamment dans Le Barbier de Séville, où elle interprète Rosine. La radio, la télévision et le cinéma québécois apparaissent rapidement dans son parcours professionnel.

Le passage par la France intervient avec une tournée du Théâtre du Rideau Vert. Geneviève Bujold y travaille ensuite avec Alain Resnais, Philippe de Broca et Louis Malle. Cette présence dans le cinéma français des années 1960 précède sa reconnaissance internationale et confirme une activité menée très tôt en français comme en anglais.

Geneviève Bujold entre cinéma québécois et productions internationales

Le parcours de Geneviève Bujold se distingue par une circulation régulière entre le Québec, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Ses crédits réunissent des films québécois comme Kamouraska, des productions françaises comme Le Voleur et des films anglophones comme Anne of the Thousand Days, Coma ou Dead Ringers.

Cette trajectoire bilingue occupe une place importante dans son identité d’actrice. Geneviève Bujold joue en français et en anglais, dans des contextes de production très différents. Le cinéma québécois lui offre des rôles associés à une culture et à une langue d’origine, tandis que les productions internationales l’emploient dans des récits historiques, des thrillers médicaux ou des drames psychologiques.

La reconnaissance critique de Geneviève Bujold

Anne of the Thousand Days donne à Geneviève Bujold une reconnaissance majeure hors du Canada. Son interprétation d’Anne Boleyn lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Le film, réalisé par Charles Jarrott, la place face à Richard Burton dans le rôle d’Henri VIII.

Au Canada, Geneviève Bujold reçoit également des distinctions pour plusieurs rôles. Elle obtient notamment des prix Génie et Gémeaux, dont un prix pour Les Noces de papier. Le Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle lui est attribué en 2018 pour l’ensemble de sa carrière dans les arts de la scène.

Les rôles denses de Geneviève Bujold

Les personnages associés à Geneviève Bujold reposent souvent sur une tension intérieure très lisible à l’écran. Kamouraska, adapté du roman d’Anne Hébert, lui confie le rôle d’Élisabeth d’Aulnières, figure centrale d’un drame situé au Québec. Dans Dead Ringers, réalisé par David Cronenberg, elle interprète Claire Niveau face à Jeremy Irons, dans un récit où la précision clinique laisse peu de place au confort du spectateur.

Le cinéma de genre occupe une part notable de ses crédits. Geneviève Bujold apparaît dans Coma, thriller médical réalisé par Michael Crichton, puis dans des œuvres où le suspense, la peur ou le trouble psychologique structurent le récit. Son jeu s’accorde à des personnages placés dans des situations de contrainte, d’observation ou de confrontation directe.

Geneviève Bujold et la télévision

La télévision accompagne aussi le parcours de Geneviève Bujold. Elle apparaît dans des dramatiques canadiennes, des téléfilms et des productions américaines. Le rôle de Jeanne d’Arc dans Saint Joan, diffusé dans le cadre de Hallmark Hall of Fame, lui vaut une nomination aux Emmy Awards.

Un épisode connu de son parcours télévisuel concerne Star Trek: Voyager. Geneviève Bujold est d’abord choisie pour incarner la capitaine Elizabeth Janeway, avant de quitter la production après deux jours de tournage. Le rôle est ensuite repris par Kate Mulgrew, avec le prénom Kathryn. Ce fait appartient à l’histoire de production de la série, indépendamment de la filmographie proprement dite de l’actrice.

Le cadre familial de Geneviève Bujold

Geneviève Bujold est mariée au réalisateur canadien Paul Almond de 1967 à 1974. Leur fils, Matthew Almond, travaille aussi dans le cinéma. Cette relation professionnelle et familiale s’inscrit dans le cinéma canadien, Paul Almond ayant dirigé Geneviève Bujold dans plusieurs films.

Un second fils, Emmanuel, naît en 1980 de sa relation avec Dennis Hastings. Les éléments personnels généralement documentés autour de Geneviève Bujold restent liés à ces informations familiales et à quelques collaborations précises, sans constituer un volet public aussi développé que son activité d’actrice.

Filmographie

  • Ajouté le
  • Modifié le