Aller au contenu
Film Index

François Valorbe

Casting

François Valorbe
Nationalité
 France
Mort
23 juin 1977
Âge
62 ans
Autre nom
Ludovic Régis Henri François Hurault de Vibraye
Filmographie
4 films

Biographie

François Valorbe, né le 20 octobre 1914 à Bordeaux, et mort le 23 juin 1977 à Boulogne-Billancourt, est un acteur, poète et écrivain français. Il mène une double activité littéraire et cinématographique, publiant des textes proches du surréalisme tout en interprétant des rôles dans des films de Robert Bresson, de Claude Chabrol et de Bertrand Tavernier.

Origines familiales et identité littéraire

Issu de la famille Hurault de Vibraye, François Valorbe est le petit-fils du général Ludovic Hurault de Vibraye (1845-1929). Il utilise le nom de François Valorbe pour ses activités artistiques et publie également certains de ses textes sous différents pseudonymes, dont Claude Ariel.

Son activité d’écrivain le rapproche de l’éditeur Éric Losfeld, avec lequel il entretient une relation d’amitié. Losfeld publie une grande partie de ses ouvrages, notamment dans les collections des éditions Arcanes et du Terrain vague. Leur collaboration concerne des recueils de poésie ainsi que des textes fantastiques et humoristiques.

La publication de Carte noire… en 1953, dans la collection « Alchimie » des éditions Arcanes, figure parmi ses premières contributions littéraires. Il fait ensuite paraître La Vierge aux chimères en 1957, aux éditions du Terrain vague. Son travail d’écriture trouve également une place dans la littérature de l’absurde, avec des récits construits autour de situations insolites et de comportements humains poussés jusqu’à la caricature.

L’humour fantastique et la satire des milieux intellectuels

L’écriture de François Valorbe emprunte au fantastique et à l’humour noir. Ses contes présentent des affinités avec le surréalisme et certains récits de Marcel Aymé, en particulier dans leur manière de transformer une situation quotidienne en événement absurde.

En 1959, il publie Napoléon et Paris, ouvrage préfacé par Éric Losfeld. Le titre est choisi en référence à une observation statistique sur le succès commercial des livres contenant les mots « Napoléon » ou « Paris ». L’ouvrage reçoit un accueil commercial limité.

Sa nouvelle Controverse morale, issue du recueil Le Vice-roi et Vertu-Versa, illustre son goût pour la satire. Le récit part d’un article dans lequel un auteur nommé Untel évoque le plaisir de détruire une fourmilière d’un coup de pied. Cette déclaration provoque une succession de commentaires indignés dans les milieux politiques et intellectuels. Chaque intervenant interprète le passage à travers ses propres convictions, sans chercher à en comprendre le contexte.

Un personnage signant « Ecrivio », anagramme de « vice-roi », finit par examiner les réactions suscitées par la polémique. Le récit transforme ainsi une remarque apparemment anodine en critique des mécanismes de controverse publique.

Le texte figure parmi ceux que Jacques Sternberg retient dans la collection Humour secret, publiée par Éric Losfeld. François Valorbe y côtoie des auteurs dont les écrits privilégient l’insolite et les détournements satiriques.

En 1965, il publie Magirisée, la poésie sans formule, ouvrage consacré à son travail poétique. Il poursuit ses publications avec L’Apparition tangible en 1969, puis Voulez-vous vivre en Eps ?, paru chez Christian Bourgois en 1970.

Des collaborations avec des réalisateurs français et internationaux

Au cinéma, François Valorbe travaille notamment avec Robert Bresson dans Journal d’un curé de campagne (1951), adaptation du roman de Georges Bernanos. Il participe également au Salaire de la peur (1953), réalisé par Henri-Georges Clouzot, avec Yves Montand et Charles Vanel.

Ses engagements l’amènent à jouer dans des productions internationales. En 1958, Vincente Minnelli lui confie le rôle d’Henri, le majordome de Gaston, interprété par Louis Jourdan, dans la comédie musicale américaine Gigi. Le film, adapté de l’œuvre de Colette, réunit également Leslie Caron et Maurice Chevalier.

Il retrouve plusieurs fois le réalisateur Alex Joffé. Dans La Grosse Caisse (1965), il interprète le directeur de la RATP, face à Bourvil, qui tient le rôle d’un employé du métro parisien. François Valorbe travaille aussi avec Pierre Granier-Deferre, notamment dans La Veuve Couderc (1971), adaptation du roman de Georges Simenon avec Simone Signoret et Alain Delon. Il y incarne le colonel Luc de Mortemont.

En 1975, Bertrand Tavernier lui confie le personnage de Monsieur de Rochefort dans Que la fête commence…, consacré aux intrigues politiques sous la Régence de Philippe d’Orléans. L’acteur joue notamment aux côtés de Philippe Noiret et de Jean Rochefort.

Le travail de la voix et les adaptations littéraires

François Valorbe exerce également comme comédien de doublage. Il participe à des versions françaises de films anglophones, notamment L’Homme qui en savait trop (1956) d’Alfred Hitchcock, où il double Ralph Truman. Dans Le Cinquième Commando (1971), il prête sa voix au personnage du capitaine Alex Foster, interprété par Richard Burton.

Il intervient aussi dans les versions anglaises de films d’animation français. En 1967, il prête sa voix au barde Assurancetourix, nommé Stopthemusix dans cette adaptation, pour Astérix le Gaulois. Il reprend ce personnage dans la version anglaise d’Astérix et Cléopâtre (1968), où le barde porte le nom de Cacofonix.

Son interprétation de textes littéraires trouve une autre expression dans les adaptations télévisées. En 1976, il joue Peyrade et Johnson dans Splendeurs et misères des courtisanes, mini-série inspirée du roman d’Honoré de Balzac. La même année, il incarne Popinot dans une adaptation du Cousin Pons, également tirée de l’œuvre de Balzac.

Dans la série policière Les Brigades du Tigre, il interprète un médecin légiste dans l’épisode « L’Homme à la casquette », diffusé en 1976. Il joue ensuite Daumont dans « Les Drogueurs », épisode de la série Un juge, un flic réalisé par Denys de La Patellière en 1977.

François Valorbe meurt le 23 juin 1977, à l’âge de 62 ans, à Boulogne-Billancourt.

Filmographie

  • Chacal
    Tout public

    En 1963, trois dirigeants de l’OAS engagent un tueur professionnel pour assassiner le Général de Gaulle. Sans identité, sans visage, son nom de code est Chacal et ses services valent un demi million de dollars ! Pour collecter les fonds, l’OAS commet une série de hold-up qui éveille l’attention de la police française. Tandis que le Chacal organise avec méthode et dans le moindre détail son meurtre, la police tente de le prendre de vitesse.

    1973 2h20 Valmy, OAS Contract

  • Gigi
    Tout public

    Une maison, une automobile, des domestiques, la dernière mode : le célibataire le plus convoité, et le plus exigeant, de Paris offre tout cela à Gigi. Mais elle, qui a troqué la maladresse de l’adolescence pour un glamour empreint de distinction sous nos yeux, aspire à cette chose merveilleuse que l’argent ne peut acheter.

    1958 1h55 Henri (non-crédité)

  • Le Salaire de la peur
    Tout public

    Quatre hommes acceptent de véhiculer, au péril de leur vie, un chargement de nitroglycérine sur cinq cents kilomètres de routes défoncées. L’énorme prime de ce « quitte ou double » périlleux est le seul moyen de quitter le village d’Amérique centrale dans lequel ils ont échoué.

    1953 2h33 (non-crédité)

  • Journal d'un curé de campagne
    Tout public

    À sa sortie du séminaire, un jeune prêtre intègre sa première paroisse : d’Ambricourt. Idéaliste et dévot, il se heurte très vite à l’hostilité de ses ouailles. La châtelaine notamment fait preuve d’un athéisme fanatique depuis la perte d’un de ses enfants. Elle meurt peu après avoir retrouvé la foi. Dès lors les haines se cristallisent autour du jeune curé. Accusé par le village d’être alcoolique, alors qu’il souffre sans le savoir d’un cancer à l’estomac qui l’empêche peu à peu de s’alimenter, il meurt loin du village, chez l’un de ses amis prêtre défroqué.

    1951 1h56 Bit Role(non crédité)