Edmond Ardisson
Casting
- Nationalité
- France
- Naissance
- 23 octobre 1904 à Marseille (France)
- Mort
- 30 novembre 1983
- Âge
- 79 ans
- Autre nom
- Jules André Edmond Ardissono
- Filmographie
- 4 films
Biographie
Edmond Ardisson est un acteur et chanteur français né le 23 octobre 1904 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et mort le 30 novembre 1983 à Jouarre, en Seine-et-Marne, à l’âge de 79 ans. Il a mené une carrière de second rôle dans le cinéma français, notamment auprès de Jean Renoir et de Marcel Pagnol, tout en poursuivant une activité au théâtre et dans l’opérette.
De la coiffure aux concours de fantaisistes
Avant de devenir comédien, Edmond Ardisson se forme à la coiffure pour dames, discipline dans laquelle il obtient un premier prix. Originaire de Marseille, il se produit également comme fantaisiste sous le pseudonyme de Moned. En août 1927, il remporte le grand premier prix des fantaisistes au Championnat théâtral amateur organisé par la revue Artistica. La même distinction avait été attribuée l’année précédente au comédien et chanteur marseillais Andrex.
Cette récompense précède son départ pour Paris, où il poursuit ses activités artistiques. Sa carrière théâtrale l’amène notamment à travailler dans des pièces de Marcel Achard, ainsi que dans des productions associant comédie et musique.
Son entrée au cinéma est liée à Jean Renoir, qui le choisit pour La Marseillaise, tourné en 1937 et sorti en 1938. Dans cette fresque consacrée à la Révolution française, Edmond Ardisson interprète Jean-Joseph Bomier, un maçon. Le film réunit notamment Pierre Renoir et Lise Delamare. L’acteur poursuit ensuite une carrière comprenant plus de soixante-dix longs métrages.
L’accent marseillais et les collaborations avec Marcel Pagnol
Le cinéma de Marcel Pagnol occupe une place particulière dans le parcours d’Edmond Ardisson. En 1952, il incarne Ange, le fontainier, dans Manon des sources, réalisé par Pagnol avec Jacqueline Pagnol et Raymond Pellegrin. Le film se déroule dans l’univers provençal auquel le cinéaste a consacré une grande partie de son œuvre.
En 1953, l’acteur retrouve un environnement méridional dans Le Boulanger de Valorgue, réalisé par Henri Verneuil avec Fernandel. Il y tient le rôle d’Évariste, le facteur du village. Cette comédie repose sur un conflit entre deux familles, dans une communauté provençale où le boulanger joué par Fernandel occupe une position centrale.
L’acteur travaille également avec Fernandel dans La Cuisine au beurre (1963), réalisé par Gilles Grangier, où il interprète Carlotti. Le film réunit Fernandel et Bourvil autour de deux hommes mariés à la même femme, dans le Marseille de l’après-guerre.
En 1970, Edmond Ardisson tient le rôle d’un joueur de pétanque dans Heureux qui comme Ulysse, réalisé par Henri Colpi. Il retrouve Fernandel dans ce film où ce dernier incarne Antonin, un ouvrier agricole chargé de conduire un vieux cheval à l’abattoir.
La scène, de Marcel Achard à l’opérette de Francis Lopez
Le théâtre occupe une place durable dans l’activité professionnelle d’Edmond Ardisson. En 1947, il participe à Nous irons à Valparaiso, une pièce de Marcel Achard mise en scène par Pierre Blanchar. Il joue également dans Domino, du même auteur, ainsi que dans Liberté provisoire, de Michel Duran, présentée en 1959 dans une mise en scène de Jean Wall.
Au cours des années 1960, il participe à d’autres créations théâtrales. En 1962, il figure dans la distribution de La Contessa ou la Volupté d’être, de Maurice Druon, mise en scène par Jean Le Poulain. En 1965, il joue dans Le Plus Grand des Hasards, de Max Régnier, sous la direction de Georges Douking. Il retrouve l’univers de Pagnol en 1969 avec Fanny, dans une mise en scène d’Henri Vilbert.
Parallèlement, Edmond Ardisson exerce son métier de chanteur dans des opérettes de Francis Lopez, compositeur particulièrement populaire dans le théâtre musical français du XXe siècle. En 1955, il participe à Méditerranée, mise en scène par Maurice Lehmann. Il retrouve le compositeur en 1963 pour Visa pour l’amour, présenté dans une mise en scène de René Dupuy.
En 1976, il reprend part à une production de Méditerranée, cette fois mise en scène par Georges Chevalier. Cette nouvelle participation intervient plus de vingt ans après la première production dans laquelle il avait chanté.
Une reconnaissance populaire grâce à Au théâtre ce soir
L’émission Au théâtre ce soir, produite par Pierre Sabbagh, permet à Edmond Ardisson de retrouver devant les caméras plusieurs personnages qu’il a interprétés sur scène. Le 7 juin 1969, il apparaît dans La Perruche et le Poulet, une comédie policière de Robert Thomas enregistrée au théâtre Marigny, à Paris. Il y reprend le rôle de l’agent de police Maximin, qu’il avait déjà tenu au théâtre du Vaudeville en 1966.
Cette adaptation télévisée le réunit notamment avec Raymond Souplex, qui interprète l’inspecteur Grandin, et Jane Sourza, dans le rôle d’Alice Postic. L’intrigue se déroule dans une étude notariale où la découverte d’un meurtre donne lieu à une enquête mouvementée.
Edmond Ardisson participe également à Le Deuxième Coup de feu, autre comédie policière de Robert Thomas, diffusée en 1969. En 1975, il interprète le père Langlois dans Les Hannetons, une pièce d’Eugène Brieux mise en scène par René Clermont et réalisée pour la télévision par Pierre Sabbagh.
Il travaille par ailleurs avec Stellio Lorenzi dans La Vérité sur l’affaire du courrier de Lyon, épisode de l’émission historique La caméra explore le temps diffusé en 1963. En 1972, il incarne Napoléon dans La Demoiselle d’Avignon, feuilleton réalisé par Michel Wyn avec Marthe Keller et Louis Velle. En 1975, il interprète le commissaire Arles dans Paul Gauguin, réalisé par Roger Pigaut.
Les dernières années et la sépulture familiale
Au cours des années 1970, Edmond Ardisson travaille encore avec plusieurs cinéastes français et étrangers. Il interprète notamment un prêtre dans Guerre et Amour (1975), une comédie de Woody Allen consacrée à la Russie napoléonienne. Il participe également à La Barricade du Point du Jour, réalisé par René Richon, dans lequel il tient le rôle de Martégay.
Edmond Ardisson meurt le 30 novembre 1983, à l’hôpital de Jouarre, en Seine-et-Marne, après une longue maladie. Il est inhumé dans le caveau familial Ardissono-Tourtin, au cimetière de Pierrelatte, dans la Drôme.
Filmographie
-
Compartiment tueursTout publicUne jeune femme, libre et indépendante, passagère d’une voiture-couchettes du train phocéen de nuit Marseille-Paris est retrouvée étranglée. L’enquête est confiée à la police judiciaire, à l’inspecteur Grazziani et son jeune assistant Jean-Lou Gabert. Alors qu’ils s’emploient à retrouver les autres occupants du même compartiment pour les auditionner, ceux-là sont assassinés tour à tour. Le commissaire Tarquin somme les inspecteurs de mettre fin rapidement à cette vague de crimes. Détail étrange : le tueur est plus rapide que la police pour retrouver ses potentielles victimes, les cinq occupants survivants du compartiment. Qui est l’assassin ?
1965 1h28 Le policier marseillais (voix) (non-crédité)
-
Le Mouton à cinq pattesTout publicIl y a 40 ans, le village de Trézignan a accueilli parmi ses habitants des quintuplés nés de l’union d’un couple de la bourgade. Aujourd’hui, une grande fête est organisée en l’honneur des cinq enfants, devenus adultes, afin de relancer le tourisme. C’est leur parrain qui est chargé de tous les retrouver et les réunir pour l’occasion, au grand désarroi de leur père…
1954 1h40 Le brigadier
-
Nous sommes tous des assassinsTout publicRené Le Guen est un assassin qui, après la guerre, sévit lors de la libération. Arrêté, condamné à mort, il se retrouve avec d’autres prisonniers, également assassins. Son avocat cherche à obtenir la grâce en mettant en cause la société.
1952 1h57 Un garde (non-crédité)
-
Édouard et CarolineTout publicParis, au début des années 1950. Entre Édouard, un jeune pianiste sans succès et dépourvu de contrats, et son épouse Caroline, issue d’un milieu aisé, les éclats sont monnaie courante. Alors qu’ils sont invités à une soirée chez Claude, l’oncle de Caroline, une nouvelle dispute éclate au sujet de la tenue de soirée : reproches, gifles et même l’évocation bruyante du divorce fusent. Mais, après une nuit de guerre conjugale, la réconciliation survient à l’aube…
1951 1h42 Hairdresser