E. B. White
- Écriture
Biographie
- Né le
- 11 juillet 1899
- Décédé le
- 1er octobre 1985
- Âge
- 86 ans
- Autre nom
-
- Elwyn Brooks White
- Nationalité
- Filmographie
- 3 films
E. B. White, né le 11 juillet 1899 à Mount Vernon, dans l’État de New York, et mort le 1er octobre 1985 à Brooklin, dans le Maine, est un écrivain, essayiste et journaliste américain.
Cornell et les débuts professionnels d’E. B. White
À l’université Cornell, E. B. White dirige le journal étudiant The Cornell Daily Sun et obtient son diplôme en 1921. L’usage voulait alors que les étudiants portant le nom de White reçoivent un surnom, et ses camarades l’appellent « Andy », en référence au premier président de l’établissement, Andrew Dickson White.
Après ses études, E. B. White travaille pour United Press et l’American Legion News Service. Il devient ensuite journaliste au Seattle Times, puis exerce comme rédacteur publicitaire à New York. En 1925, il commence à proposer des textes au New Yorker, fondé la même année par Harold Ross. Katharine Angell, responsable des manuscrits de fiction, soutient son recrutement au sein de la rédaction.
E. B. White au sein du New Yorker
Les chroniques, essais et commentaires d’E. B. White accompagnent durablement l’histoire du New Yorker. Son travail comprend des textes consacrés à la vie new-yorkaise, à la campagne du Maine et aux transformations de la société américaine. L’essai Here Is New York, publié en 1949, provient d’une commande du magazine Holiday.
En 1929, E. B. White épouse Katharine Sergeant Angell, éditrice au New Yorker. Le couple s’installe en 1938 dans une ferme de North Brooklin, dans le Maine, où l’écrivain poursuit ses contributions au magazine. Leur fils Joel White devient architecte naval et constructeur de bateaux.
La littérature pour la jeunesse d’E. B. White
Avec Stuart Little, publié en 1945, E. B. White raconte les aventures d’un garçon à l’apparence de souris au sein d’une famille new-yorkaise. Le livre rencontre d’abord l’opposition d’Anne Carroll Moore, ancienne responsable des services pour enfants de la New York Public Library, qui tente d’en empêcher la publication.
Charlotte’s Web paraît en 1952. Le roman met en scène Wilbur, un porcelet menacé d’abattage, et Charlotte, l’araignée qui inscrit des mots dans sa toile pour le sauver. L’ouvrage reçoit une mention Newbery en 1953 et figure parmi les livres retenus par la Bibliothèque du Congrès dans son exposition consacrée aux œuvres ayant marqué les États-Unis.
E. B. White publie The Trumpet of the Swan en 1970. La même année, l’American Library Association lui attribue la médaille Laura Ingalls Wilder pour sa contribution durable à la littérature destinée aux enfants.
The Elements of Style et les distinctions d’E. B. White
Étudiant à Cornell, E. B. White avait suivi l’enseignement de William Strunk Jr., auteur d’un bref manuel de rédaction intitulé The Elements of Style. Il révise et développe cet ouvrage pour une nouvelle édition publiée en 1959, connue sous le nom de « Strunk and White ». Le livre expose des règles grammaticales et des principes de clarté appliqués à l’anglais écrit.
Le président John F. Kennedy remet à E. B. White la médaille présidentielle de la Liberté en 1963. En 1978, le conseil du prix Pulitzer lui accorde une citation spéciale pour ses lettres, ses essais et l’ensemble de son œuvre.
La ferme de North Brooklin dans l’écriture d’E. B. White
La ferme du Maine fournit à E. B. White des animaux, des travaux agricoles et des scènes quotidiennes qu’il intègre à ses essais. Plusieurs éléments de Charlotte’s Web proviennent de cet environnement, notamment la grange, les cochons et les araignées observées dans les dépendances.
Après la mort de Katharine White en 1977, E. B. White demeure à North Brooklin. Atteint de la maladie d’Alzheimer, il meurt dans sa ferme à l’âge de 86 ans et est inhumé au cimetière de Brooklin.