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Film Index

Donald O'Connor

Casting

Nationalité
 États-Unis
Mort
27 septembre 2003
Âge
78 ans
Autre nom
Donald David Dixon Ronald O’Connor
Filmographie
4 films

Biographie

Donald O’Connor, né le 28 août 1925 à Chicago, dans l’Illinois, et mort le 27 septembre 2003, est un acteur, danseur et chanteur américain. Issu d’une famille d’artistes de cirque et de vaudeville, il commence à se produire dès la petite enfance et mène une carrière professionnelle qui s’étend sur plus de six décennies.

Une enfance entière passée sur scène

Les parents de Donald O’Connor travaillent dans le spectacle itinérant. Son père, John Edward « Chuck » O’Connor, est acrobate et homme fort, tandis que sa mère, Effie Irene Crane, pratique notamment l’équitation de cirque. Le jeune garçon est intégré au numéro familial alors qu’il est encore bébé. Son père meurt d’une crise cardiaque quelques mois après sa naissance, peu après la mort accidentelle de l’une de ses sœurs. Sa mère poursuit néanmoins les tournées avec ses enfants.

Donald O’Connor apprend ainsi directement sur scène le chant, la danse, la comédie physique et les chutes burlesques. Il ne suit pas de formation académique en danse. À onze ans, il apparaît avec deux de ses frères dans Melody for Two, sorti en 1937. Paramount l’engage l’année suivante après qu’un représentant du studio l’a remarqué lors d’un spectacle organisé au bénéfice du Motion Picture Relief Fund.

Cette enfance dans le vaudeville fournit à Donald O’Connor un répertoire physique qu’il conserve à l’âge adulte. Ses numéros reposent fréquemment sur les sauts, les chutes contrôlées et une mobilité acrobatique inhabituelle chez les vedettes masculines des comédies musicales hollywoodiennes. Sa carrière d’enfant acteur se poursuit avant qu’Universal ne l’emploie régulièrement dans ses productions musicales des années 1940.

Francis et le registre comique

Au début des années 1950, Donald O’Connor tient le rôle de Peter Stirling dans Francis, comédie construite autour d’un soldat capable de converser avec une mule parlante. Le succès du film entraîne plusieurs suites. O’Connor interprète Peter dans six films de la série, dont le ressort comique repose largement sur les difficultés du personnage à convaincre son entourage que Francis lui parle réellement.

Cette série lui permet d’occuper un registre différent de celui des comédies musicales qui avaient accompagné une grande partie de sa jeunesse à Hollywood. Donald O’Connor y joue fréquemment l’homme raisonnable confronté aux remarques de Francis, dont la voix est assurée par Chill Wills. Le personnage de Peter Stirling devient l’un de ses emplois réguliers au début de la décennie.

L’acteur finit cependant par quitter la série. Son contrat avec Universal l’occupe alors intensément, entre les films de Francis, les comédies musicales et ses engagements à la télévision. Cette période correspond aussi à celle où il obtient ses principales récompenses individuelles.

« Make ’Em Laugh » dans Singin’ in the Rain

En 1952, Donald O’Connor interprète Cosmo Brown aux côtés de Gene Kelly et Debbie Reynolds dans Singin’ in the Rain, réalisé par Gene Kelly et Stanley Donen. Son numéro solo « Make ’Em Laugh » utilise directement les techniques physiques acquises depuis le vaudeville, avec des chutes, des sauts et deux saltos arrière exécutés contre un mur.

La construction du numéro se fait pendant les répétitions. O’Connor raconte que Gene Kelly lui laisse travailler avec les assistants du chorégraphe et un pianiste afin de trouver des mouvements. Les réactions provoquées par ses improvisations servent à retenir les gags, dont le combat avec un mannequin trouvé dans un espace de répétition.

Une erreur d’exposition rend inutilisable le premier tournage de « Make ’Em Laugh ». Donald O’Connor doit donc recommencer intégralement cette séquence particulièrement physique quelques jours plus tard. Il indiquera ensuite que cette seconde exécution lui avait permis de mieux maîtriser le numéro.

Cette prestation lui vaut en 1953 le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie. Il s’agit de son unique nomination aux Golden Globes et de sa seule victoire auprès de cette organisation.

Un Emmy et une activité de musicien

La télévision apporte à Donald O’Connor une autre distinction au cours de la même période. Il fait partie des animateurs réguliers de The Colgate Comedy Hour sur NBC et reçoit en 1954 le Primetime Emmy Award du meilleur acteur masculin d’une série régulière. La Television Academy lui attribue également plusieurs autres nominations au cours de sa carrière.

Son activité musicale dépasse l’interprétation chantée et dansée. En 1956, Donald O’Connor dirige le Los Angeles Philharmonic pour la création de sa composition orchestrale Reflections d’un Comique. Cette œuvre constitue l’une de ses incursions documentées dans la composition et la direction d’orchestre, parallèlement à ses engagements comme interprète.

Des problèmes de santé réduisent par périodes son activité au cours des dernières décennies. Une grave pneumonie virale en 1999, accompagnée de complications cardiaques et pulmonaires, impose neuf mois de convalescence. Donald O’Connor reprend ensuite certaines prestations publiques.

Broadway et le retour à la scène

En 1981, Donald O’Connor fait partie de la distribution originale de Broadway de Bring Back Birdie, suite de la comédie musicale Bye Bye Birdie. Il y interprète Albert Peterson face à Chita Rivera dans le rôle de Rose. La production ouvre au Martin Beck Theatre le 5 mars et ferme après quatre représentations, le 7 mars.

Deux ans plus tard, il revient à Broadway dans Show Boat sous les traits de Cap’n Andy. Donald O’Connor rejoint la production le 24 avril 1983 et conserve le rôle jusqu’à sa fermeture le 26 juin. Il avait déjà interprété Cap’n Andy dans la tournée du spectacle commencée l’année précédente.

Ses dernières décennies comprennent encore des apparitions devant la caméra et des prestations scéniques. Après sa grave maladie de 1999, son activité devient plus limitée. Donald O’Connor meurt d’une insuffisance cardiaque le 27 septembre 2003, à l’âge de 78 ans. Son épouse Gloria et ses quatre enfants lui survivent.

Filmographie

  • Toys
    Tout public

    À la mort de Kenneth Zevo, fabricant de jouets excentrique, son frère, le général Leland Zevo, reprend l'usine et la transforme en usine de fabrication de jouets de guerre. Leslie Zevo, le fils imaginatif de Kenneth, se bat aux côtés de sa sœur Alsatia pour sauver l'héritage familial et faire renaître le jeu et l'innocence. Parallèlement, ils doivent faire face à Patrick Zevo, le fils du général, tandis que Leslie reçoit également le soutien de Gwen Tyler.

    1992 1h58 Kenneth Zevo

  • Ragtime
    Tout public

    New York, 1906. Dans un quartier résidentiel de classe moyenne, une famille entend des pleurs pendant le repas et découvre un nouveau-né de couleur abandonné dans le jardin. Malgré les objections du père, la mère décide de l'accueillir chez eux. Par ailleurs, le millionnaire Harry K. Thaw tire sur le célèbre architecte Stanford White à cause d'une jeune femme, Evelyn Nesbit Thaw, déclenchant ainsi ce que l'on appellera le « procès du siècle ».

    1981 2h35 Evelyn's Dance Instructor

  • La Joyeuse Parade
    Tout public

    Les Donahue se produisent sur scène avec leurs trois enfants sous le nom de « The Five Donahue ». Leur fils Steve quitte la troupe et devient prêtre. Leur fils Tim rencontre Vicky, une costumière, dans une boîte de nuit, qui interprète une chanson. En Floride, il revoit Vicky : elle apparaît dans le programme. Lorsque son numéro « Heat Wave » est inclus, les Donahue se disputent. Après des tentatives solo, des accidents et des échecs, ils se réunissent sous le nom de « The Five Donahue », et Vicky les rejoint sur scène.

    1954 1h57 Tim Donahue

  • Chantons sous la pluie
    Tout public

    Les films muets laissent place aux films parlants - et le danseur devenu chanteur est lui aussi pris dans cette transition compliquée, tout comme son ami, sa petite amie et sa désagréable co-star.

    1952 1h43 Cosmo Brown