Donal McCann
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Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Donal McCann est un acteur irlandais de théâtre, de cinéma et de télévision, né le 7 mai 1943 à Dublin, Irlande, et mort le 17 juillet 1999 à Dublin, Irlande.
Théâtre et formation de Donal McCann
Donal McCann naît dans une famille liée à la vie publique et culturelle irlandaise. Son père, John J. McCann, est dramaturge et homme politique, deux fois lord-maire de Dublin. Donal McCann étudie brièvement l’architecture, travaille dans la presse, puis suit une formation d’acteur à l’Abbey School of Actors.
Sur scène, Donal McCann est associé à l’Abbey Theatre et au Gate Theatre de Dublin. Il joue dans des œuvres de W. B. Yeats, Samuel Beckett, Seán O’Casey et Brian Friel. En 1969, il interprète Estragon dans Waiting for Godot, face à Peter O’Toole dans le rôle de Vladimir.
Brian Friel, l’Abbey Theatre et les grands rôles irlandais
Le parcours théâtral de Donal McCann comprend plusieurs pièces majeures du répertoire irlandais moderne. Il joue notamment dans Philadelphia, Here I Come!, Translations et Faith Healer, œuvres de Brian Friel dont les personnages exigent une grande précision dans le rapport à la parole, à la mémoire et au non-dit.
Donal McCann est également lié à des productions de Seán O’Casey, dont Juno and the Paycock et The Plough and the Stars. Son travail sur scène lui donne une place importante dans le théâtre irlandais de la seconde moitié du XXe siècle, avec une présence particulièrement reconnue dans les rôles marqués par l’introspection, la fragilité et l’autorité blessée.
Cinéma de Donal McCann
Au cinéma, Donal McCann apparaît dans The Fighting Prince of Donegal, sorti en 1966, puis dans The Mackintosh Man, réalisé par John Huston et sorti en 1973. Il joue également dans l’adaptation filmée de Philadelphia, Here I Come!, sortie en 1977, où il interprète Gar Public.
Le rôle le plus célèbre de Donal McCann au cinéma demeure Gabriel Conroy dans The Dead, dernier film de John Huston, sorti en 1987 et adapté de la nouvelle de James Joyce. Ce personnage, placé au centre d’un dîner d’Épiphanie à Dublin, rattache Donal McCann à l’une des adaptations littéraires irlandaises les plus connues du cinéma anglophone.
Télévision et films internationaux
La carrière à l’écran de Donal McCann comprend aussi des téléfilms, des miniséries et des productions internationales. Il apparaît dans The Year of the French, Parnell and the Englishwoman, The Ballroom of Romance et A Love Divided. Ces rôles prolongent son association avec des récits irlandais ou historiques, sans limiter sa filmographie à ce cadre.
Donal McCann joue également dans High Spirits, December Bride, The Playboys, The Nephew et Stealing Beauty. Dans ce dernier film, réalisé par Bernardo Bertolucci et sorti en 1996, il interprète Ian, l’un de ses rôles de cinéma les plus tardifs et les plus visibles auprès d’un public international.
The Steward of Christendom et reconnaissance de Donal McCann
En 1995, Donal McCann crée le rôle de Thomas Dunne dans The Steward of Christendom de Sebastian Barry, mis en scène par Max Stafford-Clark au Royal Court Theatre. La pièce, ensuite jouée en Irlande et aux États-Unis, devient l’un des titres les plus associés à son nom sur scène.
Pour The Steward of Christendom, Donal McCann reçoit le London Critics’ Circle Theatre Award du meilleur acteur. Le rôle de Thomas Dunne, ancien responsable de la police métropolitaine de Dublin, appartient aux grandes compositions de sa carrière théâtrale, dans un registre où la mémoire personnelle et l’histoire irlandaise se croisent avec une gravité presque domestique.
Dernières années et décès de Donal McCann
Donal McCann meurt le 17 juillet 1999 à Dublin, à l’âge de 56 ans. Son décès est lié à un cancer du pancréas.
La carrière de Donal McCann reste attachée au théâtre irlandais, au cinéma littéraire et aux personnages dont la force repose moins sur l’éclat extérieur que sur la densité intérieure. Il appartient à cette lignée d’acteurs capables de faire d’un silence une réplique complète, ce qui, au théâtre comme au cinéma, économise parfois beaucoup de ponctuation.