Djivan Gasparyan
Sons
- Nationalité
- Arménie
- Naissance
- 12 octobre 1928 à Solak (Arménie)
- Mort
- 6 juillet 2021
- Âge
- 92 ans
- Autre nom
- Ջիվան Գասպարյան
- Filmographie
- 5 films
Biographie
Djivan Gasparyan, né le 12 octobre 1928 à Solak, en Arménie soviétique, et mort le 6 juillet 2021 à Los Angeles, aux États-Unis, est un musicien et compositeur arménien. Virtuose du duduk, instrument traditionnel arménien à vent et à anche double, il contribue à sa diffusion internationale grâce à ses enregistrements, ses concerts et ses collaborations avec des artistes tels que Peter Gabriel, Brian Eno et Hans Zimmer.
Une enfance en Arménie et l’apprentissage du duduk
Issu d’une famille originaire de Mouch, dans l’actuelle Turquie, Djivan Gasparyan grandit dans le village de Solak, situé dans la région de Kotayk, en Arménie. Il découvre le duduk à l’âge de six ans et apprend à en jouer sans suivre de formation musicale académique. En 1941, sa mère meurt et son père part combattre pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jeune garçon passe une partie de son enfance dans un orphelinat.
Le duduk occupe une place importante dans la musique populaire arménienne. Fabriqué traditionnellement dans du bois d’abricotier, cet instrument possède une perce cylindrique et une large anche double qui lui confèrent une sonorité grave et douce. Dans la pratique traditionnelle, le soliste est fréquemment accompagné d’un second joueur, appelé damkash, qui produit une note tenue servant de bourdon. Djivan Gasparyan développe sa technique à partir de ce répertoire, notamment des mélodies et des chants transmis oralement.
En 1947, il se produit à Moscou lors d’un concert à l’issue duquel Joseph Staline lui remet une montre de marque Pobeda. Dès l’année suivante, il devient soliste de l’Ensemble populaire arménien de chants et de danses ainsi que de l’Orchestre philharmonique d’Erevan. Il participe ensuite à de nombreuses manifestations musicales organisées en Union soviétique.
Son interprétation lui vaut plusieurs récompenses internationales, dont des médailles obtenues lors de concours en 1959, 1962, 1973 et 1980. En 1973, il reçoit le titre d’Artiste du peuple de la République socialiste soviétique d’Arménie, distinction officielle récompensant sa contribution à la vie musicale.
Brian Eno et la découverte internationale de sa musique
Pendant plusieurs décennies, Djivan Gasparyan se produit essentiellement en Union soviétique, où il enregistre des mélodies traditionnelles pour la maison de disques Melodiya. En 1983, celle-ci publie l’album I Will Not Be Sad in This World, consacré à des airs populaires arméniens, parmi lesquels figure Dle Yaman, lamentation traditionnelle liée à la mémoire du peuple arménien.
Cet enregistrement attire l’attention du musicien et producteur britannique Brian Eno, qui découvre la musique de Djivan Gasparyan lors d’un séjour à Moscou à la fin des années 1980. Il organise la réédition de l’album sur son label Opal Records en 1989, permettant sa distribution auprès du public occidental. Les huit pièces instrumentales sont interprétées au duduk, avec Vachagan Avakian assurant l’accompagnement en bourdon.
L’album est remarqué par la presse musicale internationale. Il contribue également à l’intérêt que portent plusieurs compositeurs contemporains aux sonorités traditionnelles arméniennes. Djivan Gasparyan commence à se produire régulièrement en Europe occidentale et aux États-Unis. En septembre 1993, il participe au Los Angeles Festival et se produit au Hollywood Bowl, aux côtés d’un chœur arménien, dans une programmation comprenant également le Los Angeles Philharmonic.
La rencontre avec le guitariste et producteur canadien Michael Brook débouche sur une collaboration discographique durable. Brook produit Moon Shines at Night (1993), album dans lequel le duduk demeure au premier plan et où Djivan Gasparyan utilise également sa voix. Les deux musiciens enregistrent ensuite Black Rock (1998), publié par Real World Records, le label fondé par Peter Gabriel. Leurs compositions associent les mélodies arméniennes aux textures électroniques et aux sonorités prolongées de la guitare de Brook.
Les rencontres avec Peter Gabriel et la musique de film
Le compositeur britannique Peter Gabriel s’intéresse au duduk au cours de ses recherches pour la musique de La Dernière Tentation du Christ (1988), film de Martin Scorsese. Cette découverte accompagne l’intérêt qu’il porte aux traditions musicales extra-européennes et aux instruments utilisés dans les cultures du Moyen-Orient. Djivan Gasparyan entretient ensuite des relations artistiques avec Gabriel et se produit à ses côtés à plusieurs occasions.
En juin 2005, les deux musiciens participent au concert 46664 Arctic, organisé à Tromsø, en Norvège, dans le cadre des manifestations musicales soutenant la lutte contre le sida à l’initiative de Nelson Mandela. Le guitariste Brian May figure également parmi les artistes présents.
Les sonorités du duduk de Djivan Gasparyan trouvent parallèlement leur place dans plusieurs productions cinématographiques internationales. Il contribue notamment à la bande originale de The Crow (1994), film fantastique réalisé par Alex Proyas. Sa collaboration avec Hans Zimmer pour Gladiator (2000), réalisé par Ridley Scott, lui apporte une nouvelle visibilité. Il interprète le duduk sur le morceau To Zucchabar, qui accompagne l’univers musical du film.
Il participe également à des bandes originales associées aux compositeurs Michael Brook et James Newton Howard. Son jeu est notamment présent dans la musique de Blood Diamond (2006), réalisé par Edward Zwick. L’utilisation du duduk dans ces productions fait découvrir à un large public les particularités acoustiques de cet instrument arménien.
Les échanges avec les traditions musicales iraniennes
Les rencontres de Djivan Gasparyan avec des musiciens d’autres traditions lui permettent de développer un répertoire associant le duduk à des instruments et à des formes musicales extérieurs à l’Arménie. Il collabore notamment avec le musicien turc Erkan Oğur, spécialiste des instruments à cordes, avec lequel il enregistre l’album Fuad, publié en 2001.
En 2003, il se produit à Téhéran avec le compositeur et instrumentiste iranien Hossein Alizadeh, l’une des figures de la musique classique persane. Le concert, donné au palais de Niavaran, réunit des musiciens arméniens et iraniens, accompagnés d’un ensemble vocal. Alizadeh joue notamment du shurangiz, instrument à cordes pincées apparenté au setar.
Cette rencontre donne naissance à l’album Endless Vision, paru en Iran en 2005 sur le label Hermes Records, puis distribué aux États-Unis en 2006 par World Village. Les musiciens y interprètent notamment Sari Galin, chant traditionnel connu sous différentes versions dans plusieurs régions du Caucase et du Moyen-Orient.
En 2007, Endless Vision vaut aux deux artistes une nomination aux Grammy Awards, dans la catégorie du meilleur album de musiques traditionnelles du monde (Best Traditional World Music Album). Leur collaboration se poursuit sur scène, notamment au Barbican Centre de Londres en septembre 2012, où ils présentent des compositions inspirées des répertoires arménien et persan.
La transmission du duduk et les distinctions internationales
Professeur au Conservatoire d’État Komitas d’Erevan, Djivan Gasparyan forme plusieurs générations d’instrumentistes. Son enseignement porte notamment sur les techniques de souffle et l’ornementation mélodique, essentielles à l’interprétation du répertoire traditionnel arménien. Il participe également à l’élaboration de nouvelles formations instrumentales, en particulier un quatuor de duduks pour lequel il travaille sur des arrangements utilisant des instruments de registres différents.
Parmi ses élèves figure son petit-fils Djivan Gasparyan Jr., né en 1982 à Erevan, qui se spécialise à son tour dans le duduk. Installés en Californie, ils participent en 2008 au programme d’apprentissage de l’Alliance for California Traditional Arts, destiné à favoriser la transmission des pratiques musicales traditionnelles. Le jeune musicien accompagne également son grand-père lors de concerts internationaux.
L’activité artistique de Djivan Gasparyan reçoit plusieurs distinctions. En 2002, il obtient le WOMEX Award, remis lors du salon international des musiques du monde organisé cette année-là à Essen, en Allemagne. Il est également nommé citoyen d’honneur d’Erevan.
En 2005, l’UNESCO proclame le duduk et sa musique chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance est suivie, en 2008, par leur inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le travail de diffusion et de transmission mené par Djivan Gasparyan contribue à cette reconnaissance internationale.
Après sa mort, ses obsèques sont célébrées le 24 juillet 2021 à la salle de concert Aram-Khatchatourian d’Erevan, en présence de représentants des autorités arméniennes et de nombreux musiciens. Il est inhumé au Panthéon Komitas, où reposent plusieurs grandes personnalités de la culture arménienne.
Filmographie
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Blood DiamondInterdit aux moins de 12 ansAlors qu’il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d’origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a trouvé et caché, un diamant rose extrêmement rare. Accompagnés de Maddy Bowen, une journaliste idéaliste, les deux hommes s’embarquent pour un dangereux voyage en territoire rebelle pour récupérer le fameux caillou. Un voyage qui pourrait bien sauver la famille de Salomon et donner à Archer la seconde chance qu’il n’espérait plus.
2006 2h23 Musique
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SyrianaTout publicL’héritier du trône d’un émirat arabe, le Prince Nasir, réformiste et progressiste, décide d’accorder les droits de forage de gaz naturel à une compagnie chinoise, au détriment du géant texan Connex Oil. Connex rachète alors la petite compagnie Killen, une fusion qui attire l’attention du Ministère de la Justice à Washington. Benett Holiday, ambitieux avocat du cabinet Sloan Whiting, veille au bon déroulement de cette opération douteuse. Bob Barnes, vétéran de la CIA qui se préparait à « pantoufler », se voit proposer une dernière mission : éliminer le prince Nasir. Bryan Woodman, expert en ressources énergétiques, se rend à un gala organisé par le Prince Nasir. Son jeune fils meurt accidentellement lors de cette soirée. Ces événements auront une incidence directe sur la vie d’un jeune ouvrier pakistanais de la Connex.
2005 2h07 Musique
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Sinbad : La légende des sept mersTout publicAccusé à tort d’avoir volé le Livre de la Paix, l’audacieux et légendaire Sinbad est chargé de retrouver et de restituer le précieux ouvrage, faute de quoi son meilleur ami, Proteus, mourra. L’aventurier refuse cette chance et opte pour une croisière et un plan bronzette aux îles Fidji. Pas si vite ! Car la belle fiancée de Proteus, Marina, s’est glissée à bord du bateau de Sinbad pour veiller à ce qu’il remplisse sa mission, et le premier bad boy de l’histoire va se trouver confronté à un incroyable déluge de dangers.Eris, déesse du chaos, s’acharne en effet contre lui, envoyant à sa rencontre un essaim de monstres et déclenchant à tout moment d’épouvantables tempêtes. Et tout cela n’est encore rien à côté des défis que lance à notre héros la frêle mais redoutable Marina…
2003 1h21 Musique
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GladiatorTout publicLe général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l’empereur Marc Aurèle, qu’il a conduit de victoire en victoire avec une bravoure et un dévouement exemplaires. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l’amour que lui voue l’empereur, le fils de Marc Aurèle, Commode, s’arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l’arrestation du général et son exécution. Maximus échappe à ses assassins mais ne peut empêcher le massacre de sa famille. Capturé par un marchand d’esclaves, il devient gladiateur et prépare sa vengeance.
2000 2h35 Musique
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OneginTout publicLa Russie des Tsars, Saint-Pétersbourg. Au premier regard, la belle et romantique Tatyana Larina tombe éperdument amoureuse d’Eugène Onegin, un aristocrate mélancolique et solitaire. S’il la repousse, il se bat aussi en duel contre l’ami qui voit en lui un dangereux rival. Des années plus tard, Tatyana et Eugène se retrouvent, elle est désormais mariée à un homme qu’elle n’aime pas, lui à son tour consumé par les feux de la passion. Mais, en dépit de l’amour qui l’anime toujours, Tatyana refuse de lui céder, fidèle au vœu de fidélité du mariage…
1999 1h44 Musicien
- 2006
- Blood Diamond Musique
- 2005
- Syriana Musique
- 2003
- Sinbad : La légende des sept mers Musique
- 2000
- Gladiator Musique
- 1999
- Onegin Musicien