David Gabison
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 25 août 1939 à Paris (France)
- Décédé le
- 20 juin 2020
- Âge
- 80 ans
- Autre nom
-
- David Jacques Gabison
- Filmographie
- 7 films
David Gabison, de son nom complet David Jacques Gabison, est un acteur français, né le 25 août 1939 à Paris et mort le 22 juin 2020 à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, à l’âge de 80 ans. Au début de sa carrière, il est également crédité sous le nom d’Alain David.
Du collectif de Bernard Sobel au métier de comédien
Avant de devenir acteur professionnel, David Gabison entreprend des études de théologie protestante à Strasbourg, qu’il n’achève pas. Revenu à Gennevilliers, il occupe un emploi de bureau et rejoint le collectif de théâtre amateur fondé par Bernard Sobel, structure qui précède le Théâtre de Gennevilliers. Il y joue régulièrement au début des années 1970.
Cette compagnie lui donne notamment l’occasion de participer à Têtes rondes et Têtes pointues de Bertolt Brecht et à Dom Juan de Molière en 1973. David Gabison joue ensuite dans Marie d’Isaac Babel en 1975. Il quitte son emploi administratif pour exercer comme comédien professionnel et abandonne progressivement le pseudonyme Alain David au profit de son nom.
Le Théâtre de Gennevilliers reste présent dans son parcours. David Gabison y retrouve Bernard Sobel pour Don Juan et Faust de Christian Dietrich Grabbe en 1983, puis participe à Nathan le Sage de Gotthold Ephraim Lessing en 1987. En 1990, il joue encore dans une mise en scène de La Bonne Âme du Se-Tchouan de Brecht.
Des metteurs en scène majeurs du théâtre public
Le travail de David Gabison sur scène l’amène également auprès d’autres metteurs en scène français. En 1980, Antoine Vitez le dirige dans Le Revizor de Nicolas Gogol au Théâtre d’Ivry. Deux ans plus tard, il participe à La Vie de Galilée de Brecht dans une mise en scène de Marcel Maréchal à Marseille.
La même année, David Gabison joue dans Purgatoire à Ingolstadt de Marieluise Fleißer, monté par Hans Peter Cloos à Aubervilliers. Son activité théâtrale se poursuit pendant les décennies suivantes et comprend encore en 1998 La Puissance des ténèbres, d’après Léon Tolstoï.
Des seconds rôles au cinéma français
Le cinéma commence à employer régulièrement David Gabison durant les années 1970. Ses premiers crédits sont parfois attribués à Alain David ou Alain David Gabison. En 1976, il apparaît ainsi dans Le Locataire de Roman Polanski comme témoin d’un accident, sous l’un de ces premiers noms de crédit.
Son activité l’amène ensuite auprès de réalisateurs aux univers très différents. David Gabison interprète notamment un ouvrier dans Je t’aime moi non plus de Serge Gainsbourg et participe à Moonraker, où il joue un membre de l’équipe chargée du lancement d’une navette.
En 1995, Claude Chabrol lui confie un personnage également prénommé David dans La Cérémonie. David Gabison y apparaît auprès de Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert et Jacqueline Bisset. Le film est adapté du roman A Judgement in Stone de Ruth Rendell.
Des personnages d’autorité et de service
Plusieurs rôles de David Gabison reposent sur des personnages définis par leur fonction. Dans Les Visiteurs, réalisé par Jean-Marie Poiré en 1993, il interprète un maître d’hôtel. Il reprend cette fonction dans Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2, sorti cinq ans plus tard.
Au début des années 2000, il joue à deux reprises un ministre. David Gabison apparaît comme ministre français dans Le Baiser mortel du dragon, film d’action avec Jet Li sorti en 2001. Dans Taxi 3, réalisé par Gérard Krawczyk et sorti en 2003, il interprète de nouveau un ministre.
Ces personnages appartiennent à une carrière largement composée de rôles secondaires. AlloCiné recense également David Gabison dans Vatel, où il interprète Guillaume, ainsi que dans un épisode de la série Avocats & Associés.
Une activité partagée entre scène et écran
La télévision accompagne le travail théâtral et cinématographique de David Gabison pendant plusieurs décennies. Dans le téléfilm La Marseillaise, réalisé par Michel Berny et diffusé en 1982, il interprète Tomatis sous le crédit Alain David Gabison.
Cette activité à l’écran ne remplace jamais complètement la scène, qui constitue le point de départ de sa carrière professionnelle. David Gabison reste lié au théâtre depuis son entrée dans le collectif de Bernard Sobel à Gennevilliers, puis travaille avec différentes compagnies et metteurs en scène tout en multipliant les seconds rôles au cinéma et à la télévision. Il meurt à Gennevilliers le 22 juin 2020.