Danièle Delorme
Casting Production
- Nationalité
- France
- Naissance
- 9 octobre 1926 à Levallois-Perret (France)
- Mort
- 18 octobre 2015
- Âge
- 89 ans
- Autre nom
- Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard
- Filmographie
- 4 films
Biographie
Danièle Delorme, née Gabrielle Danièle Marguerite Andrée Girard le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret (Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine), et morte le 17 octobre 2015 à Paris, est une actrice et productrice de cinéma française. Révélée au grand public par Gigi (1949), de Jacqueline Audry, elle joue sous la direction de plusieurs cinéastes français, dont Marc Allégret et Julien Duvivier. À partir des années 1960, elle développe une activité de productrice avec son époux, l’acteur et réalisateur Yves Robert.
Des études musicales aux premiers tournages
Fille du peintre et affichiste André Girard, Danièle Delorme étudie le piano et envisage une carrière de concertiste. La Seconde Guerre mondiale interrompt sa formation. Pendant l’Occupation, sa mère est déportée et son père rejoint le Royaume-Uni. Réfugiée à Cannes, la jeune fille suit des cours d’art dramatique auprès de Jean Wall et entre dans la compagnie théâtrale de Claude Dauphin.
Le réalisateur Marc Allégret la remarque et lui confie ses premiers rôles au cinéma. Elle tourne La Belle Aventure (1942), puis Les Petites du quai aux fleurs (1944). Après la Libération, elle poursuit sa formation théâtrale auprès de René Simon et de Tania Balachova, tout en multipliant les engagements sur scène et devant la caméra.
La rencontre avec l’univers de Colette
En 1949, Jacqueline Audry confie à Danièle Delorme le rôle principal de Gigi, adapté d’une nouvelle de Colette. Le film lui apporte une large reconnaissance et marque le début de sa collaboration avec la réalisatrice. Elles se retrouvent pour deux autres adaptations de l’écrivaine, Minne, l’ingénue libertine (1950) et Mitsou (1956).
Le succès de Gigi lui ouvre l’accès aux premiers rôles du cinéma français. Elle travaille avec Henri-Georges Clouzot, Jean-Paul Le Chanois et André Cayatte. En 1956, Julien Duvivier la dirige dans Voici le temps des assassins, où elle interprète Catherine, une jeune femme manipulatrice face au restaurateur joué par Jean Gabin. Ce personnage tranche avec les héroïnes vulnérables qu’elle avait souvent incarnées. Deux ans plus tard, elle joue Fantine dans l’adaptation des Misérables réalisée par Jean-Paul Le Chanois.
Une activité théâtrale soutenue
Parallèlement à sa carrière cinématographique, Danièle Delorme se produit régulièrement sur les scènes parisiennes. Elle aborde des textes contemporains et des œuvres du répertoire, sous la direction de plusieurs metteurs en scène, dont Raymond Rouleau.
En 1961, elle incarne Violaine dans L’Annonce faite à Marie, de Paul Claudel. Trois ans plus tard, elle tient le rôle-titre de Sainte Jeanne, de George Bernard Shaw, au théâtre Montparnasse. Elle interprète ensuite Les Justes, d’Albert Camus, en 1966. Elle participe à la production de certains spectacles dans lesquels elle joue.
Sa carrière théâtrale se poursuit malgré la réduction progressive de ses engagements d’actrice. En 1994, elle revient sur scène dans Fête Foreign, de Jean-Marie Besset, au théâtre de la Gaîté-Montparnasse.
La création de La Guéville
En 1956, après son divorce d’avec l’acteur Daniel Gélin, Danièle Delorme épouse Yves Robert. Au début des années 1960, le couple fonde la société de production La Guéville, dont le premier grand succès est La Guerre des boutons (1962), réalisé par Robert.
Danièle Delorme prend une part active à la gestion de cette société, qui produit les films de son mari et accompagne les projets d’autres cinéastes. Elle soutient les premiers longs métrages réalisés par Pierre Richard et participe au financement d’œuvres de Jean-Luc Godard, Bertrand Tavernier et Jacques Doillon. La société produit La Femme qui pleure (1979), de ce dernier, et plusieurs films d’Alain Cavalier.
Tout en poursuivant cette activité, elle retrouve Yves Robert devant la caméra. Elle interprète Marthe, l’épouse du personnage joué par Jean Rochefort, dans Un éléphant ça trompe énormément (1976), puis reprend ce rôle dans Nous irons tous au paradis (1977).
La production indépendante et les responsabilités institutionnelles
Au début des années 1980, Danièle Delorme développe une collection de vidéocassettes intitulée « Témoins », consacrée à des personnalités du monde artistique et intellectuel. L’entreprise rencontre des difficultés financières et ne parvient pas à trouver son public.
En 1980, elle est nommée présidente de la commission de l’avance sur recettes, dispositif public de soutien à la production cinématographique française. Elle exerce cette fonction pendant deux ans. Après l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, elle est pressentie pour prendre la direction d’une chaîne de télévision, mais décline cette proposition.
Sa dernière apparition au cinéma a lieu dans La Vie sans secret de Walter Nions (2001), réalisé par son petit-fils Hugo Gélin.
Vie familiale et activités artistiques
De son premier mariage avec Daniel Gélin naît en 1946 un fils, Xavier Gélin, qui devient acteur, réalisateur et producteur. Celui-ci meurt en 1999. Danièle Delorme reste mariée à Yves Robert jusqu’au décès du cinéaste en 2002.
Attachée à l’œuvre de son père André Girard, elle fonde à Paris la galerie An-Girard, rue Campagne-Première, afin de présenter et de préserver ses créations. Elle poursuit cette activité en parallèle de ses engagements dans le cinéma.
Filmographie
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