Constantine Romanoff
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Né le
- 21 août 1881
- Décédé le
- 8 février 1969
- Âge
- 87 ans
- Autre nom
-
- Friedrich William Heinrich August Meyer
- Filmographie
- 3 films
Constantine Romanoff, né Friedrich William Heinrich August Meyer le 21 août 1881 en Allemagne et mort le 8 février 1969 à Los Angeles, en Californie, est un acteur et lutteur professionnel d’origine allemande. Installé aux États-Unis, il mène parallèlement une carrière de lutteur et une activité cinématographique qui commence à l’époque du muet et se poursuit après l’arrivée du parlant. IMDb lui attribue plus d’une centaine de crédits comme acteur.
La lutte professionnelle avant et pendant le cinéma
Avant d’être acteur, Constantine Romanoff se fait connaître comme lutteur professionnel. Il continue à combattre entre ses engagements cinématographiques, activité qui accompagne une partie de sa carrière devant la caméra. Il utilise également le nom de Jack Meyer, tandis que son nom de naissance est Friedrich William Heinrich August Meyer.
Mesurant environ 1, 88 mètre, Constantine Romanoff est fréquemment engagé pour des personnages dont la présence physique constitue un élément directement exploité à l’écran. Durant le cinéma muet, il incarne ainsi à plusieurs reprises des adversaires, des hommes de main ou des personnages associés au combat. Cette spécialisation correspond directement à son expérience de lutteur professionnel.
Harold Lloyd et les emplois physiques du cinéma muet
En 1927, Constantine Romanoff interprète Sandoni dans Le Petit Frère (The Kid Brother), comédie avec Harold Lloyd. Sandoni appartient à la troupe foraine qui arrive dans la petite communauté où vit Harold Hickory, personnage principal interprété par Lloyd. Romanoff est crédité sous la forme C. Romanoff.
La même année, Alexander Korda lui confie Énée dans The Private Life of Helen of Troy. Le film muet, adapté du roman de John Erskine, réunit María Corda dans le rôle d’Hélène, Lewis Stone dans celui de Ménélas et Ricardo Cortez dans celui de Pâris. Constantine Romanoff y incarne donc une figure nommée de la mythologie troyenne, dans un registre différent de ses emplois fondés sur le combat.
Son parcours dans le muet comprend aussi plusieurs participations non créditées. Cette pratique reste fréquente dans la carrière de Constantine Romanoff, dont de nombreux personnages sont identifiés par une profession, une fonction ou une caractéristique physique plutôt que par un nom propre. IMDb recense notamment des crédits non attribués au générique jusque dans les années 1940.
Le passage au cinéma parlant
L’arrivée du parlant ne met pas fin à l’activité de Constantine Romanoff. Il conserve des emplois de composition dans les comédies, les films policiers et les productions d’aventures. En 1932, il interprète Swede dans Devil on Deck, réalisé par Wallace Fox, auprès de Reed Howes et Molly O’Day.
Son expérience de lutteur continue ponctuellement à être utilisée par les productions. Dans le serial Flash Gordon de 1936, Constantine Romanoff fait partie des « hommes-singes » confrontés à Flash Gordon, incarné par Buster Crabbe. Ce personnage exploite directement les capacités physiques qui avaient accompagné ses premiers emplois cinématographiques.
Il apparaît également dans des comédies où ses interventions peuvent rester très brèves. Sa carrière traverse ainsi la transformation technique du cinéma américain sans interruption comparable à celle connue par certains acteurs du muet, avec des crédits encore nombreux durant les années 1930.
Big Frank sous la direction de John Ford
En 1940, John Ford confie à Constantine Romanoff le rôle de Big Frank dans Les Hommes de la mer (The Long Voyage Home). Adapté par Dudley Nichols de plusieurs pièces en un acte d’Eugene O’Neill, le film suit l’équipage d’un cargo et réunit notamment John Wayne, Thomas Mitchell et Barry Fitzgerald. Romanoff appartient à l’équipage au centre du récit.
Big Frank constitue l’un des rôles nommés les plus clairement identifiés de la période parlante de Constantine Romanoff. Le film bénéficie de la photographie de Gregg Toland et représente la première production de l’Argosy Corporation créée autour de John Ford.
Les années suivantes le voient continuer à accepter de petits rôles, souvent sans mention au générique. En 1946, Constantine Romanoff apparaît ainsi comme client d’un bar dans La vie est belle de Frank Capra. Son activité à l’écran se prolonge encore après la Seconde Guerre mondiale, après plus de deux décennies passées dans le cinéma américain.