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Film Index

Chūji Kinoshita

Sons

Nationalité
 Japon
Naissance
9 avril 1916
Mort
30 avril 2018
Âge
102 ans
Autre nom
木下忠司
Filmographie
4 films

Biographie

Chūji Kinoshita est un compositeur de musique de film japonais, né le 9 avril 1916 à Hamamatsu, dans la préfecture de Shizuoka, au Japon, et mort le 30 avril 2018 à Tokyo.

Formation et débuts de Chūji Kinoshita

Il appartient à une famille étroitement liée au cinéma japonais. Il est le frère cadet du réalisateur Keisuke Kinoshita, l’une des grandes figures du cinéma japonais d’après-guerre. Cette proximité familiale marque durablement son parcours professionnel, sans toutefois réduire l’ampleur de son œuvre à une simple collaboration fraternelle.

Après des études musicales à Tokyo, Chūji Kinoshita rejoint le monde du cinéma à partir de 1946, lorsqu’il compose sa première bande originale pour un film de son frère. Cette entrée dans l’industrie cinématographique coïncide avec la reconstruction du cinéma japonais de l’après-guerre, moment auquel son travail musical va être étroitement associé.

Une collaboration majeure avec Keisuke Kinoshita

La carrière de Chūji Kinoshita est particulièrement liée à l’œuvre de Keisuke Kinoshita, pour lequel il compose la musique de très nombreux films. Parmi les titres les plus marquants figurent Woman (1948), Apostasy (1948), The Garden of Women (1954), She Was Like a Wild Chrysanthemum (1955) et Times of Joy and Sorrow (1957).

Cette collaboration contribue à l’identité émotionnelle et narrative du cinéma de son frère. Chez Chūji Kinoshita, la musique accompagne souvent des récits intimistes, des drames familiaux et des fresques sociales, avec une écriture mélodique qui participe pleinement à la tonalité lyrique de ces œuvres. Son nom reste ainsi indissociable de plusieurs films majeurs du cinéma japonais classique.

Une œuvre étendue au-delà du cinéma

Au-delà des films réalisés par Keisuke Kinoshita, Chūji Kinoshita compose également pour d’autres cinéastes, notamment Kaneto Shindō, avec Story of a Beloved Wife (1951). Son activité s’étend aussi à la télévision japonaise, où il signe la musique de nombreuses séries et dramatiques, en particulier dans le cadre du Kinoshita Keisuke Theater.

Les sources spécialisées lui attribuent plusieurs centaines de compositions pour le cinéma et la télévision. Cette abondance fait de Chūji Kinoshita l’un des grands artisans de la musique à l’image au Japon au XXe siècle. Son œuvre accompagne plusieurs décennies de production audiovisuelle japonaise, du cinéma classique de studio aux grandes séries télévisées populaires.

Place dans l’histoire du cinéma japonais

La trajectoire de Chūji Kinoshita occupe une place importante dans l’histoire de la musique de film japonaise. Sa collaboration régulière avec l’un des réalisateurs majeurs du pays a contribué à façonner l’identité sonore de nombreuses œuvres aujourd’hui considérées comme classiques.

Décédé à l’âge de 102 ans, Chūji Kinoshita laisse une œuvre particulièrement vaste, marquée par la fidélité à un univers cinématographique et par une remarquable longévité. Peu de compositeurs auront accompagné avec une telle constance, et avec autant de discrète élégance, la mémoire émotionnelle du cinéma japonais d’après-guerre.

Filmographie

  • Un amour éternel
    Tout public

    Un amour immortel et une haine immortelle : au début des années 1930, alors que son fiancé combat en Chine, Sadako est violée et mise enceinte par Heibei, le fils d'un grand propriétaire terrien. Elle se voit ainsi contrainte d'épouser son agresseur. Bien des années plus tard, le couple a trois enfants qui, à leur tour, découvrent les premiers émois amoureux, tandis que les parents s'acharnent à se rendre la vie aussi difficile que possible.

    1961 1h43 Compositeur (musique originale)

  • La Condition de l’homme III
    Tout public

    Partie 3 : La Prière du soldat, Tandis que l’armée japonaise est en déroute, Kaji parvient à survivre aux assauts de l’armée soviétique et tente, avec un groupe de rescapés, de regagner le Sud de la Mandchourie dans l’espoir de retrouver Michiko. En cours de route, il est arrêté par les soldats soviétiques et fait prisonnier dans un camp militaire. Alors qu’il risque d’être envoyé en Sibérie, Kaji parvient à s’évader et, seul, s’enfonce dans les étendues neigeuses de Mandchourie.

    1961 3h10 Compositeur (musique originale)

  • La Condition de l’homme II
    Tout public

    Partie 2 : Le Chemin de l’éternité, Nord de la Mandchourie. Kaji est incorporé à l’armée impériale du Kwantung. Simple soldat, il découvre que les jeunes recrues connaissent des traitements aussi inhumains que les prisonniers chinois de Lo Hu liang.. Il s’élève de nouveau contre cette barbarie. Le suicide d’un de ses camarades lui permet de porter plus haut et plus fort la voix des soldats. Pour se débarrasser de lui, ses supérieurs l’envoient au front. L’armée japonaise subit alors défaite sur défaite, et la débâcle s’annonce inéluctable.

    1959 2h58 Compositeur (musique originale)

  • La Condition de l’homme I
    Tout public

    Partie 1 : Il n’y a pas de plus grand amour, 1943. Kaji (Tatsuya Nakadai) travaille pour une compagnie qui exploite des gisements de minerai. Il est envoyé à Lo Hu liang, dans le sud de la Mandchourie (état du Mandchoukouo), pour s’occuper des ouvriers chinois travaillant dans les mines de fer, qui sont bientôt rejoints par des hordes de prisonniers. Horrifié par les conditions inhumaines de travail, il tente de se battre pour améliorer leur sort mais rencontre l’hostilité de ses collègues et de sa hiérarchie. Alors qu’il s’oppose à l’exécution d’un prisonnier, Kaji est arrêté par la police, séparé de sa femme Michiko, torturé et mobilisé dans l’armée japonaise.

    1959 3h24 Compositeur (musique originale)