Brigitte Bardot
Casting
- Nationalité
- France
- Naissance
- 28 septembre 1934 à Paris (France)
- Mort
- 28 décembre 2025
- Âge
- 91 ans
- Récompense
- 1 nomination et 0 victoire
- Filmographie
- 3 films
Biographie
Brigitte Bardot, née le 28 septembre 1934 à Paris et morte le 28 décembre 2025 à Saint-Tropez, est une actrice, chanteuse et militante française pour la protection animale. Devenue une vedette internationale avec Et Dieu… créa la femme en 1956, elle compte parmi les personnalités françaises les plus célèbres de la seconde moitié du XXe siècle. Elle abandonne définitivement le cinéma en 1973 et consacre ensuite une part croissante de son activité à la défense des animaux, jusqu’à la création de la Fondation Brigitte Bardot en 1986.
La danse, la mode et les premiers films
Issue d’une famille de la bourgeoisie parisienne, Brigitte Bardot étudie dès l’enfance la danse classique. Elle suit notamment l’enseignement de Boris Knyazev et est admise au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Adolescente, elle commence parallèlement à poser comme mannequin. Ses photographies paraissent dans Jardin des modes, puis elle fait la couverture du magazine Elle. Cette activité attire l’attention du réalisateur Marc Allégret et de son assistant Roger Vadim.
Elle épouse Roger Vadim en décembre 1952, après avoir atteint sa majorité. La même année, Brigitte Bardot apparaît pour la première fois au cinéma dans Le Trou normand de Jean Boyer, avec Bourvil. En 1953, André Barsacq lui confie le rôle d’Isabelle dans L’Invitation au château de Jean Anouilh au théâtre de l’Atelier. Cette expérience restera sa seule apparition professionnelle au théâtre.
Durant cette première période, le cinéma lui confie essentiellement des rôles de jeunes femmes séduisantes. Son image publique est déjà étroitement liée à la mode : coiffures, pantalons courts et ballerines participent à un style plus informel que celui des vedettes françaises de la génération précédente. En 1956, elle demande à Rose Repetto de lui fabriquer une ballerine rouge adaptée à la marche ; le modèle « Cendrillon », porté dans Et Dieu… créa la femme, contribue ensuite à diffuser ce type de chaussure hors du monde de la danse.
Et Dieu… créa la femme et la naissance de « B.B. »
Roger Vadim offre à Brigitte Bardot le rôle de Juliette Hardy dans Et Dieu… créa la femme, sorti en France le 28 novembre 1956. Tourné notamment à Saint-Tropez, le film met en scène une jeune femme dont la liberté sexuelle et le refus des conventions bousculent les représentations féminines du cinéma français de l’époque. Jean-Louis Trintignant, Curd Jürgens et Christian Marquand lui donnent la réplique.
L’accueil français est d’abord relativement modéré, avant que le succès rencontré à l’étranger ne transforme la carrière de Brigitte Bardot. Le film fait scandale aux États-Unis tout en y attirant un large public. À 22 ans, l’actrice devient une vedette internationale et son prénom se réduit bientôt, dans la presse comme auprès du public, aux initiales « B.B. ». La Cinémathèque française considère le film comme celui qui la propulse au rang de star et associe son personnage à une représentation nouvelle de la femme libre.
Cette célébrité modifie également l’image de Saint-Tropez. Le village, où Brigitte Bardot acquiert en 1958 la propriété de La Madrague, devient l’un des lieux emblématiques de la Côte d’Azur et de la culture des célébrités des années 1950 et 1960. La présence constante des photographes autour de l’actrice participe simultanément à la naissance d’une nouvelle forme de médiatisation des vedettes.
Une actrice recherchée par les grands cinéastes
Sa célébrité ne l’empêche pas d’obtenir des rôles qui élargissent son registre. Dans En cas de malheur de Claude Autant-Lara, adaptation du roman de Georges Simenon sortie en 1958, Brigitte Bardot joue face à Jean Gabin. Le film confronte directement l’image de la jeune star à celle d’un acteur déjà consacré du cinéma français.
Louis Malle lui confie ensuite le rôle principal de Vie privée, largement inspiré du phénomène médiatique qui l’entoure. En 1963, Jean-Luc Godard la dirige dans Le Mépris, d’après Alberto Moravia, aux côtés de Michel Piccoli. Son personnage de Camille Javal et la mise en scène de Godard inscrivent durablement Brigitte Bardot dans l’histoire du cinéma d’auteur européen, au-delà du phénomène de célébrité construit autour d’elle.
Le cinéma s’accompagne d’une activité musicale importante. Brigitte Bardot enregistre de nombreuses chansons durant les années 1960 et travaille notamment avec Serge Gainsbourg. Leur collaboration donne naissance à plusieurs enregistrements, tandis que ses émissions télévisées musicales contribuent à installer une image différente de celle de ses personnages de cinéma.
Quitter le cinéma à 38 ans
En 1973, à l’âge de 38 ans, Brigitte Bardot décide d’arrêter définitivement le cinéma. Sa carrière d’actrice s’achève après environ deux décennies et une quarantaine de longs métrages. Cette décision intervient alors qu’elle demeure une personnalité internationalement connue et régulièrement photographiée.
Son rapport à cette notoriété avait été difficile durant une grande partie de sa carrière. La pression permanente de la presse, des photographes et du public accompagne ses années de vedette. Après son retrait, Brigitte Bardot réduit fortement ses apparitions liées au cinéma et concentre progressivement son activité publique sur une autre cause.
Elle reste néanmoins une référence culturelle durable. Son apparence contribue à populariser une mode plus décontractée dans les années 1950 et 1960, tandis que sa représentation dans Et Dieu… créa la femme devient l’une des images associées à l’évolution des comportements féminins après-guerre. La Cinémathèque française conserve notamment les ballerines Repetto créées pour le film comme élément de cette histoire de la mode et du cinéma.
La protection animale comme seconde vie publique
L’engagement de Brigitte Bardot en faveur des animaux précède son retrait du cinéma. Dès 1962, elle intervient publiquement contre les méthodes d’abattage des animaux de boucherie. En 1977, son déplacement sur la banquise canadienne pour dénoncer la chasse aux jeunes phoques produit des images largement diffusées dans le monde et donne une forte visibilité internationale à son combat.
En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, consacrée à la protection des animaux domestiques et sauvages. Reconnue d’utilité publique le 21 février 1992, l’organisation développe des refuges et intervient en France comme à l’étranger. La Madrague est alors donnée à la Fondation afin de contribuer à sa reconnaissance d’utilité publique.
Les prises de position publiques de Brigitte Bardot débordent cependant à plusieurs reprises la cause animale. À partir des années 1990, certains de ses propos visant notamment l’immigration et les musulmans donnent lieu à plusieurs condamnations par la justice française pour provocation à la haine raciale. Ses déclarations et ses proximités avec l’extrême droite suscitent durablement la controverse, parallèlement à l’activité de sa fondation.
Les dernières années à Saint-Tropez
Durant les dernières décennies de sa vie, Brigitte Bardot vit principalement à Saint-Tropez, entourée d’animaux et éloignée du cinéma. Elle continue néanmoins à intervenir publiquement par des lettres ouvertes, des entretiens et les campagnes de sa fondation. En 2025, le documentaire Bardot, réalisé par Alain Berliner et Elora Thevenet, est présenté au Festival de Cannes avant sa sortie en décembre. L’actrice y revient sur son parcours et sur son engagement animalier.
Brigitte Bardot meurt le 28 décembre 2025 à Saint-Tropez, à l’âge de 91 ans. Sa fondation poursuit après sa disparition les activités engagées sous sa présidence. En 2026, elle emploie environ 300 personnes, s’appuie sur plusieurs centaines d’enquêteurs et de délégués bénévoles et administre plusieurs refuges en France.
Filmographie
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Viva Maria!Tout publicComme les deux beautés portent le même prénom, elles sont désormais baptisées Maria I et Maria II. Lors de sa première apparition, Maria II se retrouve en grande difficulté. Dans son désespoir, elle a une idée spontanée qui déchaîne l'enthousiasme des hommes présents dans la salle : le strip-tease vient de naître ! Galvanisée par ce succès, Maria II commence alors à goûter aux joies de l'amour. Toutefois, c'est Maria I qui a le plus de chances de séduire le beau révolutionnaire Florès, que les deux femmes rencontrent dans des circonstances dramatiques. Lorsqu'il meurt prématurément, il lui fait promettre de prendre sa place pour mener la population rurale opprimée dans la lutte contre le scélérat Don Rodriguez et les troupes du dictateur de San Miguel. Bien que Maria II estime que ce rôle lui conviendrait davantage, elle ne boude pas longtemps et se remet à faire parler la poudre comme au bon vieux temps. Acclamées par une troupe de partisans toujours plus nombreuse, les deux amazones enchaînent les victoires.
1965 2h00 Maria I
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La VéritéTout publicLa séduisante Dominique Marceau comparaît devant le tribunal : elle est accusée d'avoir assassiné son amant, Gilbert, un étudiant en musique. Il apparaît rapidement que le procureur, un homme conservateur, cherche avant tout à faire condamner la jeune femme en raison de sa vie jugée « immorale ». Les témoignages brossent le portrait d'une femme avide de vivre, qui a fui la province pour Paris où elle a surtout multiplié les conquêtes masculines. L'avocat de la défense, Guérin, parviendra-t-il à renverser la situation ?
1960 2h10 Dominique Marceau
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Le Testament d'OrphéeTout publicFrappé par une balle, le poète Jean Cocteau se retrouve projeté dans le temps. Tandis qu'il tente désespérément de regagner son époque, il a l'étrange surprise de rencontrer ses propres créations : Cégeste, le poète jeune, la Princesse et Heurtebise. Ces deux derniers s'érigent en juges face à leur créateur, contraignant Cocteau à plaider sa cause, en vain. Le voilà condamné à vivre, pour crime d'innocence. Muni d'un talisman, le poète explore la « zone intermédiaire » où vivent les symboles et les divinités diverses qui hantent son œuvre. Il arrive ensuite au palais de Pallas-Athéna, la déesse de la raison, qui habite dans un univers en ruines…
1960 1h21 Elle-même (non crédité)
Récompenses
1
nomination
0
victoire
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1
1967