Babak Karimi
- Casting
- Montage
Détails
| Autre nom | بابک کریمی |
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Nationalité |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
Babak Karimi est un acteur, monteur et réalisateur iranien, né le 22 mars 1960 à Téhéran.
Fils du cinéaste et critique de cinéma Naser Karimi, Babak Karimi grandit dans un environnement marqué par le septième art. Il étudie d’abord la philosophie à l’université de Téhéran avant de se tourner vers le cinéma. Son parcours professionnel débute dans les années 1980, où il travaille comme assistant réalisateur et monteur sur plusieurs productions iraniennes. Son approche technique et son sens du rythme lui valent rapidement une reconnaissance dans l’industrie locale, notamment pour son travail sur des films d’auteur.
Carrière d’acteur et collaborations marquantes
Babak Karimi se fait connaître du grand public en tant qu’acteur grâce à sa collaboration avec le réalisateur Abbas Kiarostami. Il apparaît pour la première fois à l’écran dans Le Vent nous emportera (1999), où son interprétation discrète mais percutante attire l’attention. Son rôle le plus célèbre reste celui de Certified Copy (2010), réalisé par Kiarostami, où il incarne un personnage énigmatique aux côtés de Juliette Binoche. Ce film, tourné en Italie, lui ouvre les portes du cinéma international et confirme son talent pour des rôles subtils, souvent teintés de mélancolie ou d’ironie.
Parallèlement, il travaille avec d’autres cinéastes iraniens de renom, comme Asghar Farhadi, qui le dirige dans Une séparation (2011). Son interprétation du juge dans ce film, primé aux Oscars, renforce sa réputation d’acteur polyvalent, capable de naviguer entre le drame social et la comédie. Ses performances sont régulièrement saluées pour leur naturel et leur profondeur, évitant les effets théâtraux au profit d’une expressivité sobre.
Travail de montage et réalisations personnelles
En plus de sa carrière d’acteur, Babak Karimi s’illustre comme monteur, un métier qu’il exerce avec rigueur depuis les années 1990. Il collabore à plusieurs reprises avec Abbas Kiarostami, notamment sur Ten (2002) et Five Dedicated to Ozu (2003), où son travail contribue à la structure narrative minimaliste et poétique des films. Son approche du montage, à la fois précise et intuitive, en fait un partenaire recherché par les réalisateurs en quête d’une narration fluide et épurée.
En tant que réalisateur, Babak Karimi signe quelques courts-métrages et documentaires, bien que cette facette de sa carrière reste moins médiatisée. Ses œuvres explorent souvent des thèmes liés à la mémoire, à l’exil et aux tensions entre tradition et modernité. The Last Step (2012), l’un de ses projets les plus aboutis, mêle fiction et réalité pour évoquer les souvenirs d’un homme confronté à son passé. Bien que moins prolifique que dans ses autres rôles, son travail derrière la caméra témoigne d’une sensibilité artistique cohérente avec son parcours d’acteur et de monteur.
Reconnaissance et style
La carrière de Babak Karimi se distingue par sa discrétion et son refus des projecteurs. Contrairement à de nombreux acteurs iraniens, il évite les rôles commerciaux et privilégie des projets exigeants, souvent en marge des circuits traditionnels. Son jeu, marqué par une économie de moyens, repose sur des détails, un regard, une pause, un geste, qui en disent long sur l’état intérieur de ses personnages. Cette approche, influencée par le cinéma d’auteur européen et asiatique, lui vaut l’estime des critiques et des cinéphiles.
Ses apparitions à l’international restent rares, mais chaque rôle est soigneusement choisi. En 2016, il joue dans The Salesman d’Asghar Farhadi, une nouvelle collaboration qui confirme son statut de figure incontournable du cinéma iranien contemporain. Bien qu’il ne soit pas aussi médiatisé que certains de ses pairs, son influence sur le cinéma de son pays est indéniable, tant par son travail devant la caméra que par son apport technique en coulisses.
Filmographie
6 sur 6 films